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Crise a la MUGEFCI - Le conseil d`administration bientôt devant la justice

Des jours tumultueux s'annoncent au niveau de la mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d'Ivoire avec l'action que veut intenter l'ex-DG intérimaire.

Après le décès de Begnana Bogui, ex-président du conseil d'administration (Pca) de la mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d'Ivoire (MUGEF-CI), cette structure traverse une zone de turbulence. En effet, suite à l'installation d'Adiko Niamkey dans le fauteuil vacant de Pca, le DG Touré Yao Albert a été débarqué. Pour pourvoir à son poste, les membres du conseil d'administration vont opter pour une promotion en interne. Ainsi, le choix va se porter sur Tapé Goze Achille, anciennement conseiller technique du DG sortant, comme l'atteste le PV de réunion du mardi 06 février 2007.Il sera donc nommé DG par intérim le 08 février, le temps que le cabinet DRH conseil produise les résultats du test de recrutement commandé par le Pca Adiko Niamkey. L'intérim qui était prévu pour s'achever le 28 février, sera prorogé jusqu'au 29 mars parce que le résultat du test de recrutement n'était pas disponible. C'est le 16 mars que celui-ci a été porté à la connaissance du conseil d'administration. Et il désigne 3 candidats susceptibles d'assurer les fonctions de DG. Parmi eux, le plus méritant est Tapé Goze car il sort major de ce test. Naturellement, il s'attend à être confirmé lorsque, contre toute attente, et sans aucune explication, le conseil nomme un autre DG intérimaire en la personne de l'administrateur Traoré Dohia. " C'est une injustice que je ne peux accepter, au moment où on célèbre l'excellence ", a déclaré Tapé Goze mercredi dernier au II Plateaux, lors d'une rencontre avec la presse. Des faits montrent, selon lui, qu'il est victime d'une conspiration. D'un, on le limoge sans lui avoir donné la moindre occasion de présenter son bilan qu'il juge satisfaisant car ayant recouvré en un mois et demi près de 2 milliards et en ayant galvanisé les agents et réinstauré un climat de confiance. De deux, a-t-il dit, ses détracteurs dont Traoré Dohia, font courir des informations dégradantes pour sa personne, à travers des tracs dont des copies ont été distribuées dans les agoras et parlements. " Ceux qui me combattent aujourd'hui et me dénigrent font croire que j'ai obtenu de faux diplômes. Pourtant travailler à la MUGEFCI. C'est aussi grâce à ces diplômes et mes expériences professionnelles que hier, ces mêmes personnes ont vanté mes mérites auprès du Pca pour qu'on me désigne en interne comme DG intérimaire ", a dénoncé le conférencier pour qui les anges d'hier se sont transformés en démons aujourd'hui. A la question de savoir les raisons qui pourraient motiver un tel revirement, Tapé Goze Achille qui dit ne pas comprendre Traoré Dohia qu'il considère comme un père, s'est essayé à une explication. " Manager de par ma formation et mon expérience, je n'allais certainement pas faire l'affaire des personnes qui sont arrivées à la mutuelle pour assouvir leurs intérêts égoïstes. Il fallait donc m'écarter ", a simplement indiqué l'orateur qui n'entend pas se laisser facilement bafoué. C'est pourquoi, il a décidé de saisir l'inspection d'Etat et la justice pour être rétabli dans ses droits, quand bien même il invite le conseil d'administration qu'il accuse de remettre en cause la crédibilité de DRH conseil, à se ressaisir. Vu l'activisme de certains syndicats qui ont décidé de tout mettre en ?uvre pour la tenue de l'AG de la MUGEFCI prévue pour le 17 avril ajouté à l'action de Tapé Goze, on peut dire que les jours de cette structure s'annoncent de plus en plus tumultueux.

Josiane Badet

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