Déclaration du SYNAPROFCI
Nous voudrions, au nom de toutes les composantes du Syndicat national autonome des acteurs et professionnels de la filière café et cacao de Côte d'Ivoire, SYNAPROFCI, dans Ies circonstances douloureuses que nous traversons, par la mise sous mandat de dépôt des dirigeants des structures de gestion de la filière café-cacao, marquer le ressentiment qui est le nôtre.
Depuis le 18 juin 2008, les leaders de la filière et certains de leurs collaborateurs sont mis aux arrêts, suite à leur inculpation consécutive à l'enquête diligentée, sur requête du chef de l'Etat, par le Procureur de la République.
Cette situation qui a plongé tous les producteurs de café et cacao dans l'émoi, n'est pas une fatalité. Elle aurait pu être évitée si dans nos rapports de gestion, la compréhension, l'acceptation, la solidarité et le partage avaient guidé, un tant soit peu, nos actes. Nos actes, dans la gestion quotidienne de la filière, défiaient le bons sens et même l'autorité qui avaient établi les prérogatives dont nous nous prévalions. Si bien que des contestations se sont levées parmi les producteurs dont certains semblaient denier la légitimité à bien de dirigeants à charge de la filière. De contestation en contestation, les problèmes, qui auraient pu trouver leurs solutions dans la concertation, ont été déportés devant les tribunaux.
Comment ne pas comprendre que le chef de l'Etat, emprunte la voie judiciaire naguère choisie par les producteurs eux-mêmes. Nous saluons la saisine du procureur de la République par le chef de l'Etat. Son initiative obéit aux principes de la bonne gouvernance et à l'esprit de la transparence quant à son appréciation de cette question.
Nous saluons, également, la dignité des dirigeants inculpés, qui dans le respect de l'autorité judiciaire, n'ont pas osé la défier. Ils se sont suivis, comme pour marquer un arrêt, à la MACA. Avec leur mise aux arrêts, la filière est ainsi décapitée. Les producteurs naguère divisés par des clans et qui se livraient une guerre de clocher, sont comme pris de remords pour les uns, et de colère pouvant susciter des manifestations de rue, pour les autres.
A tous, nous disons de garder la sérénité et le calme. Car nous sommes tous soumis à l'autorité de la loi, voire de la justice, encore mieux à l'autorité de l'Etat, incarnée par son chef : le Président de la République. Qu'aucune manifestation de violence ne soit observée. Nous en appelons à la sagacité du Conseil national de la filière café-cacao, en la personne de son président, le doyen Bléoué Aka, afin que des démarches de sagesse et de repentance soient menée vers le Président de la République qui a l'opportunité de toutes mesures de grâce.
Qui aime bien qui châtie bien. Le chef de l'Etat n'a aucun mérite à voir ses compatriotes, compagnons de guerre, descendre aux enfers, fut-il de leur fait. Mais, indigné par les remous incessants dans la filière café-cacao, qui ont pris de l'ampleur avec l'affaire de l'usine de Fulton aux USA, le Président Laurent Gbagbo, n'avait d'autre voie que de vouloir voir clair dans cette histoire. Il est vrai que ceux qui sont inculpés et en détention ont marqué d'une pierre l'effort de guerre dans la crise que nous avons connue, ce qui ne les dédouane nullement pas, mais nous ressentons comme la sentence du roi qui s'applique, à juste titre, à ses collaborateurs impernitents, le sort qui les frappe en ce moment.
Sans disconvenir des dispositions qui s'imposeront à eux, au terme de la procédure qui vient de s'ouvrir, nous voudrions solliciter la clémence du Président de la République pour leur accorder une liberté provisoire.
Car, une telle mesure ne peut nullement entraver la recherche de la vérité poursuivie par le magistrat enquêteur. Surtout que les personnes détenues provisoirement présentent des garanties nécessaires et suffisantes de représentation.
Fait à Abidjan, le 23 juin 2008
Pour le SYNAPROFCI
Le premier Vice-président
Séa Tahé Vincent
Depuis le 18 juin 2008, les leaders de la filière et certains de leurs collaborateurs sont mis aux arrêts, suite à leur inculpation consécutive à l'enquête diligentée, sur requête du chef de l'Etat, par le Procureur de la République.
Cette situation qui a plongé tous les producteurs de café et cacao dans l'émoi, n'est pas une fatalité. Elle aurait pu être évitée si dans nos rapports de gestion, la compréhension, l'acceptation, la solidarité et le partage avaient guidé, un tant soit peu, nos actes. Nos actes, dans la gestion quotidienne de la filière, défiaient le bons sens et même l'autorité qui avaient établi les prérogatives dont nous nous prévalions. Si bien que des contestations se sont levées parmi les producteurs dont certains semblaient denier la légitimité à bien de dirigeants à charge de la filière. De contestation en contestation, les problèmes, qui auraient pu trouver leurs solutions dans la concertation, ont été déportés devant les tribunaux.
Comment ne pas comprendre que le chef de l'Etat, emprunte la voie judiciaire naguère choisie par les producteurs eux-mêmes. Nous saluons la saisine du procureur de la République par le chef de l'Etat. Son initiative obéit aux principes de la bonne gouvernance et à l'esprit de la transparence quant à son appréciation de cette question.
Nous saluons, également, la dignité des dirigeants inculpés, qui dans le respect de l'autorité judiciaire, n'ont pas osé la défier. Ils se sont suivis, comme pour marquer un arrêt, à la MACA. Avec leur mise aux arrêts, la filière est ainsi décapitée. Les producteurs naguère divisés par des clans et qui se livraient une guerre de clocher, sont comme pris de remords pour les uns, et de colère pouvant susciter des manifestations de rue, pour les autres.
A tous, nous disons de garder la sérénité et le calme. Car nous sommes tous soumis à l'autorité de la loi, voire de la justice, encore mieux à l'autorité de l'Etat, incarnée par son chef : le Président de la République. Qu'aucune manifestation de violence ne soit observée. Nous en appelons à la sagacité du Conseil national de la filière café-cacao, en la personne de son président, le doyen Bléoué Aka, afin que des démarches de sagesse et de repentance soient menée vers le Président de la République qui a l'opportunité de toutes mesures de grâce.
Qui aime bien qui châtie bien. Le chef de l'Etat n'a aucun mérite à voir ses compatriotes, compagnons de guerre, descendre aux enfers, fut-il de leur fait. Mais, indigné par les remous incessants dans la filière café-cacao, qui ont pris de l'ampleur avec l'affaire de l'usine de Fulton aux USA, le Président Laurent Gbagbo, n'avait d'autre voie que de vouloir voir clair dans cette histoire. Il est vrai que ceux qui sont inculpés et en détention ont marqué d'une pierre l'effort de guerre dans la crise que nous avons connue, ce qui ne les dédouane nullement pas, mais nous ressentons comme la sentence du roi qui s'applique, à juste titre, à ses collaborateurs impernitents, le sort qui les frappe en ce moment.
Sans disconvenir des dispositions qui s'imposeront à eux, au terme de la procédure qui vient de s'ouvrir, nous voudrions solliciter la clémence du Président de la République pour leur accorder une liberté provisoire.
Car, une telle mesure ne peut nullement entraver la recherche de la vérité poursuivie par le magistrat enquêteur. Surtout que les personnes détenues provisoirement présentent des garanties nécessaires et suffisantes de représentation.
Fait à Abidjan, le 23 juin 2008
Pour le SYNAPROFCI
Le premier Vice-président
Séa Tahé Vincent