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Le Front
· 3 min de lecture

Adjamé - Occupation anarchique des trottoirs - Transporteurs et commerçants au banc des accusés

A la différence de certaines communes du district d'Abidjan, les trottoirs de la commune d'Adjamé sont envahis de toutes parts par des commerçants et des transporteurs de mini-cars appelés communément gbaka et des taxis communaux wôrô-wôrô.


Cette occupation anarchique s'expliquerait en partie par le refus de certains commerçants d'occuper les magasins construits à leur intention.
Concernant les transporteurs, il faut noter un manque criant de gares routières.

Il y a deux principales activités économiques qui caractérisent la commune d'Adjamé : le commerce et le transport. Du boulevard Nangui Abrogoua au rond-point des 220 logements en passant par Adjamé Mirador, commerçants et transporteurs occupent quelquefois des espaces qui ne leur sont pas réservés.
Plusieurs raisons expliquent cette occupation anarchique.

Manque criant de gares routières

A propos du secteur des transports, il faut relever le manque de gares adéquates. Gbaka et taxis communaux ou wôrô wôrô ne savent où stationner.
Les gbaka qui avaient l'habitude de stationner à l'ancienne gare routière, n'y trouvent presque plus d'espace. Non seulement un bon nombre de compagnies de transport s'y trouvent mais en plus, des commerçants sont en train d'y construire des magasins. Pour faire face à cette situation, les chauffeurs de gbaka ont trouvé d'autres sites : la grande mosquée au niveau du boulevard Nangui Abrogoua, à Adjamé mirador, à Adjamé Renault. Des fois, ils envahissent des stations ou ils se placent sous des échangeurs, notamment celui d'Adjamé-Liberté.
Si les transporteurs occupent de manière anarchique les trottoirs ou d'autres espaces, cela est dû au manque de gares routières. La situation n'est guère reluisante pour les chauffeurs de wôrô-wôrô, qui sont confrontés au même problème.
Du matin au soir, ils s'arrêtent aux alentours de l'Eglise universelle à la recherche de clients. Leur présence est d'autant plus gênante que non seulement ils perturbent le déplacement des autres usagers, mais en plus ils klaxonnent à tue-tête. Les soirs à partir de 18 heures, c'est le calvaire des usagers. Les gbaka et les wôrô-wôrô se retrouvent ensemble face au siège d'une pharmacie située à côté de l'Eglise universelle.
Dans un tintamarre ?'organisé'', les chauffeurs, les apprentis et autres petits démarcheurs organisent le transport. Inévitablement cela entraîne des embouteillages sans tête ni queue.

Des commerçants refusent d'occuper les magasins

Adjamé est une commune de commerce par excellence. C'est pour cela que plusieurs magasins y ont vu le jour. Ceci en vue de permettre aux commerçants ou ceux qui veulent s'y lancer d'avoir des magasins appropriés.
Mais on constate que nombreux sont des commerçants qui, prétextant la cherté du coût des magasins, s'installent sur les trottoirs pour exercer.
Aux 220 logements, la quasi-totalité des trottoirs sont occupés par des commerçants. Parmi eux, on peut noter les vendeurs de tissus, d'articles divers tels que les verres, les cuillères, les fourchettes, les boîtes de conserves, Depuis un certain temps, à ceux-ci se sont ajoutés les vendeurs de CD. Tous ces commerçants gênent le mouvement des passants qui sont obligés d'attendre plusieurs secondes le temps qu'un commerçant qui obstrue le passage, finisse de discuter avec un client.
Par ailleurs, il faut indiquer qu'à cause du nombre important de commerçants, les magasins sont devenus insuffisants. En revanche, il faut remarquer qu'il y a encore des places dans certains marchés. Notamment le forum des marchés où le 2ème étage compte encore des magasins inoccupés. Mais les commerçants préfèrent évoluer dans l'illégalité plutôt que de se confirmer aux normes. Or, ce choix n'est pas sans conséquence car un accident est vite arrivé. Accident qui peut causer des dépenses allant au-delà de ce qui aurait pu servir à la locution d'un magasin.



Aristide Junior

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Article publié par Le Front et référencé par 225.ci.