CEI : Oulaï Siéné n'est plus
La Commission électorale indépendante (CEI) est en deuil. Avec le décès, depuis samedi dernier, en Inde, de l'un de ses vice-présidents, Oulaï Siéné des suites d'un cancer du foi. La nouvelle, annoncée hier, par un confrère, a été confirmée par des sources proches de l'institution ainsi que ses parents. Ancien ministre de la Justice dans le premier gouvernement du Président Laurent Gbagbo en 2000, M. Siéné était magistrat et grand militant du Front populaire ivoirien. C'est d'ailleurs par la volonté du Chef de l'Etat qu'il s'est retrouvé à la CEI. Souffrant depuis le mois de février dernier, il a dû être évacué en Inde à la demande du Président de la République le 31 juillet, indique le confrère. A la CEI, c'est une triste nouvelle qui met l'institution sous le choc, estime Mme Traoré Fatoumata, vice-présidente, représentant les Forces nouvelles. Car, a-t-elle ajouté, on perd quelqu'un de grand et simple. C'est la consternation, indique M. Bayoro Dagrou, membre de l'institution et issu du FPI. Estimant que l'homme apportait un éclairage aux débats parce que magistrat et ancien ministre de la Justice. Il nous laisse dans le désarroi, a-t-il ajouté. Pour l'heure, aucune date n'est indiquée pour ses obsèques. Nos tentatives pour entrer en contact avec le président de la CEI, Beugré Mambé Robert, sont restées infructueuses parce que constamment en réunion, a fait remarquer l'un de ses collaborateurs joint par téléphone.
P. N. Zobo
P. N. Zobo