Pari gagné !
30 juillet 2007. Bouaké, la capitale de la Vallée du Bandama, ex-fief de l'ex-rébellion, a vibré au rythme de la Paix. Avec elle, toute la Côte d'Ivoire. Qui a, rarement, vécu des moments d'intenses émotions et sensations depuis bien des décennies. Les Forces nouvelles, avec à leur tête, le secrétaire général Soro Guillaume, tenaient à la flamme de la paix.
Pour démontrer à toute l'opinion nationale et internationale leur volonté irrésistible d'aller à la paix. Car, comme le rappelait, fort à propos, le Premier ministre, ?' il y a un temps pour tout ; il y a le temps de la lune et il y a le temps du soleil ; il y a le temps de la nuit et le temps du jour ; un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix ; un temps pour se battre et un temps pour se réconcilier''. Pour cela, rien n'a été négligé dans l'organisation. Sur le plan sécuritaire, il fallait rassurer, d'abord, les personnalités étrangères invitées. Au premier rang desquelles, on notait la présence de six chefs d'Etat africains. Ensuite, mettre en confiance le président Gbagbo qui n'avait pas foulé le sol de Bouaké depuis six ans. La sécurisation de la ville était importante d'autant plus qu'un mois plus tôt, le Premier ministre chef du gouvernement échappait à un attentat à l'aéroport de Bouaké. La psychose de l'insécurité évacuée par des messages d'appel à la sérénité du comité d'organisation, les Ivoiriens ont afflué de tous les quatre coins du pays. Pour vivre cet événement historique. Personne ne voulait se faire raconter le bûcher de la paix. Tous voulaient voir comment ?' ceux qui ont pris les armes '' allaient accueillir et embrasser ?' celui contre qui les armes ont été prises''. Ce qui donnait une dose supplémentaire de suspense et d'émotion à la cérémonie. A vingt-quatre heures de l'événement, les Forces nouvelles avaient dissipé les inquiétudes des uns et des autres. En ouvrant, grandement, les portes de Bouaké à tous. Sans exclusion. Et malgré l'affluence, aucun débordement n'a été enregistré. Tout le monde a adhéré aux messages de réconciliation, d'unité, de réunification et de paix retrouvée des Forces nouvelles.
L'engagement des Forces nouvelles à aller, résolument, à la paix a eu un écho favorable chez leurs frères d'armes des FDS-CI. Qui, dans la discipline, ont rallié Bouaké à la rencontre de leurs ?' ennemis'' d'hier. 1600 soldats, tous grades confondus de l'armée régulière, ont été déployés à Bouaké pour prêter main forte aux FDS-FN afin de contenir la marée humaine qui a déferlé sur Bouaké, désormais, capitale de la paix. La collaboration, main dans la main, a été si loyale, sans suspicion, que certains hôtes ont eu du mal à croire que ces deux armées aient semé, il y a cinq ans, tristesse et désolation dans bien de familles ivoiriennes. Que dire des populations civiles ? Rien d'autres sinon qu'elles avaient envie de se retrouver. Le nord voulait aller à la rencontre du sud et vice-versa. La cérémonie de la flamme de la paix leur a donné l'occasion de se retrouver. Dans la joie et la gaieté comme par le passé. Après cinq années de séparation. Aussi, de Djébonoua, porte d'entrée de Bouaké (à 20 km), c'est dans l'euphorie que des milliers de femmes, hommes et jeunes en provenance du sud, ont été accueillis par leurs frères et s?urs du nord . Locaux et visiteurs, dans un même élan, réclamaient la paix à Gbagbo et à Soro. Les deux têtes de l'Exécutif ont si bien compris le message qu'ils ont mis le feu aux armes qui ont contribué à séparer les Ivoiriens dont la mobilisation exceptionnelle pour ce rendez-vous est la preuve que quand l'amour et la fraternité transcendent la haine et les ranc?urs, on ne peut qu'aller à la paix dans une Côte d'Ivoire réunifiée pour le bonheur de tous. Pourvu que ça dure par la volonté des uns et des autres !
Entretenir la flamme
?' M. le Président de la république, vous avez la lourde responsabilité de transformer cette paix en une paix durable, en une paix sereine pour le peuple de Côte d'Ivoire et pour les générations futures''. Cette invite du Premier ministre au Chef de l'Etat doit interpeller, outre son destinataire, chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien. C'est Laurent Gbagbo et Guillaume Soro qui ont allumé la flamme de la paix. Mais plus que ces deux personnalités, c'est l'ensemble des Ivoiriens qui doit l'entretenir. De l'engagement des uns et de la détermination des autres, dépendra la paix que tous souhaitent. C'est, également vrai que les populations attendent des ex-belligérants des actions concrètes qui traduisent leur volonté commune de ne regarder, désormais, que dans la même direction. Mais chacun de nous a sa partition à jouer pour le retour définitif de la paix. Et chacun devrait la jouer. En tuant en lui la haine pour l'autre. En se débarrassant des ranc?urs et rancunes pour cultiver l'amour et le pardon. Certes, chaque camp (présidentiel et ex-rebelle) a des extrémistes mais tous doivent se convaincre que le temps de la guerre est révolu. Car, seule, la paix garantit le développement et la prospérité. Les armes qui ont crépité durant cinq ans, ont, en plus de la désolation dans les familles, retardé le développement du pays. Par conséquent, les prières faites, lundi dernier, dans l'enceinte du stade de Bouaké, devraient toucher les c?urs des Ivoiriens. Pour ne plus jamais regarder le voisin ou le collègue de service dans le prisme de la haine. D'ailleurs, il n'y a que les lâches qui se réjouissent dans la haine. Il appartient à chacun de poser des actes qui ne viennent plus entraver le processus. Car, si celui-ci tousse c'est la paix qui s'enrhumera. La joie, les émotions ressenties lors du bûcher doivent constituer le socle de la paix. Des gouvernants au citoyen lambda, tous doivent ?uvrer pour la consolidation de la paix. Les militaires ont tracé les sillons de la paix, les civils doivent s'y engouffrer en leur emboîtant le pas. Résolument. Pour briser à jamais le mur de la méfiance et de l'impasse.
H. Sépé
Pour démontrer à toute l'opinion nationale et internationale leur volonté irrésistible d'aller à la paix. Car, comme le rappelait, fort à propos, le Premier ministre, ?' il y a un temps pour tout ; il y a le temps de la lune et il y a le temps du soleil ; il y a le temps de la nuit et le temps du jour ; un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix ; un temps pour se battre et un temps pour se réconcilier''. Pour cela, rien n'a été négligé dans l'organisation. Sur le plan sécuritaire, il fallait rassurer, d'abord, les personnalités étrangères invitées. Au premier rang desquelles, on notait la présence de six chefs d'Etat africains. Ensuite, mettre en confiance le président Gbagbo qui n'avait pas foulé le sol de Bouaké depuis six ans. La sécurisation de la ville était importante d'autant plus qu'un mois plus tôt, le Premier ministre chef du gouvernement échappait à un attentat à l'aéroport de Bouaké. La psychose de l'insécurité évacuée par des messages d'appel à la sérénité du comité d'organisation, les Ivoiriens ont afflué de tous les quatre coins du pays. Pour vivre cet événement historique. Personne ne voulait se faire raconter le bûcher de la paix. Tous voulaient voir comment ?' ceux qui ont pris les armes '' allaient accueillir et embrasser ?' celui contre qui les armes ont été prises''. Ce qui donnait une dose supplémentaire de suspense et d'émotion à la cérémonie. A vingt-quatre heures de l'événement, les Forces nouvelles avaient dissipé les inquiétudes des uns et des autres. En ouvrant, grandement, les portes de Bouaké à tous. Sans exclusion. Et malgré l'affluence, aucun débordement n'a été enregistré. Tout le monde a adhéré aux messages de réconciliation, d'unité, de réunification et de paix retrouvée des Forces nouvelles.
L'engagement des Forces nouvelles à aller, résolument, à la paix a eu un écho favorable chez leurs frères d'armes des FDS-CI. Qui, dans la discipline, ont rallié Bouaké à la rencontre de leurs ?' ennemis'' d'hier. 1600 soldats, tous grades confondus de l'armée régulière, ont été déployés à Bouaké pour prêter main forte aux FDS-FN afin de contenir la marée humaine qui a déferlé sur Bouaké, désormais, capitale de la paix. La collaboration, main dans la main, a été si loyale, sans suspicion, que certains hôtes ont eu du mal à croire que ces deux armées aient semé, il y a cinq ans, tristesse et désolation dans bien de familles ivoiriennes. Que dire des populations civiles ? Rien d'autres sinon qu'elles avaient envie de se retrouver. Le nord voulait aller à la rencontre du sud et vice-versa. La cérémonie de la flamme de la paix leur a donné l'occasion de se retrouver. Dans la joie et la gaieté comme par le passé. Après cinq années de séparation. Aussi, de Djébonoua, porte d'entrée de Bouaké (à 20 km), c'est dans l'euphorie que des milliers de femmes, hommes et jeunes en provenance du sud, ont été accueillis par leurs frères et s?urs du nord . Locaux et visiteurs, dans un même élan, réclamaient la paix à Gbagbo et à Soro. Les deux têtes de l'Exécutif ont si bien compris le message qu'ils ont mis le feu aux armes qui ont contribué à séparer les Ivoiriens dont la mobilisation exceptionnelle pour ce rendez-vous est la preuve que quand l'amour et la fraternité transcendent la haine et les ranc?urs, on ne peut qu'aller à la paix dans une Côte d'Ivoire réunifiée pour le bonheur de tous. Pourvu que ça dure par la volonté des uns et des autres !
Entretenir la flamme
?' M. le Président de la république, vous avez la lourde responsabilité de transformer cette paix en une paix durable, en une paix sereine pour le peuple de Côte d'Ivoire et pour les générations futures''. Cette invite du Premier ministre au Chef de l'Etat doit interpeller, outre son destinataire, chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien. C'est Laurent Gbagbo et Guillaume Soro qui ont allumé la flamme de la paix. Mais plus que ces deux personnalités, c'est l'ensemble des Ivoiriens qui doit l'entretenir. De l'engagement des uns et de la détermination des autres, dépendra la paix que tous souhaitent. C'est, également vrai que les populations attendent des ex-belligérants des actions concrètes qui traduisent leur volonté commune de ne regarder, désormais, que dans la même direction. Mais chacun de nous a sa partition à jouer pour le retour définitif de la paix. Et chacun devrait la jouer. En tuant en lui la haine pour l'autre. En se débarrassant des ranc?urs et rancunes pour cultiver l'amour et le pardon. Certes, chaque camp (présidentiel et ex-rebelle) a des extrémistes mais tous doivent se convaincre que le temps de la guerre est révolu. Car, seule, la paix garantit le développement et la prospérité. Les armes qui ont crépité durant cinq ans, ont, en plus de la désolation dans les familles, retardé le développement du pays. Par conséquent, les prières faites, lundi dernier, dans l'enceinte du stade de Bouaké, devraient toucher les c?urs des Ivoiriens. Pour ne plus jamais regarder le voisin ou le collègue de service dans le prisme de la haine. D'ailleurs, il n'y a que les lâches qui se réjouissent dans la haine. Il appartient à chacun de poser des actes qui ne viennent plus entraver le processus. Car, si celui-ci tousse c'est la paix qui s'enrhumera. La joie, les émotions ressenties lors du bûcher doivent constituer le socle de la paix. Des gouvernants au citoyen lambda, tous doivent ?uvrer pour la consolidation de la paix. Les militaires ont tracé les sillons de la paix, les civils doivent s'y engouffrer en leur emboîtant le pas. Résolument. Pour briser à jamais le mur de la méfiance et de l'impasse.
H. Sépé