Aller au contenu

Bilan de la Flamme de la paix à Bouaké le 30 juillet dernier : Les jeunes des partis et de la société civile s`empoignent

La place de la jeunesse dans le processus de paix après la flamme de la paix de Bouaké" c'est pour débattre de ce thème que les leaders de structures de la société civile et des partis politiques se sont retrouvés le dimanche dernier à l'émission "Question des temps nouveaux" de Radio Côte d'Ivoire. L'animateur Jean Claude Bayala a réuni sur son plateau, Kouadio Konan Bertin (KKB) président de la JPDCI, Karamoko Yayoro, président du RJR, Konaté Navigué, président de la JFPI, Eugène Kouadio Djué, président de l'UPTLCI et Konaté Zié, président de la jeunesse des Forces nouvelles. Pour Eugène Djué, la cérémonie du bûcher de la paix de Bouaké le 30 juillet dernier marque "la conclusion du processus", enclenché à Ouagadougou. Quant à KKB, relevant que son parti le PDCI-RDA tire son essence de la paix et du dialogue, il a regretté les assassinats de ceux qui ont été éliminés au cours de cette crise. "Si Boga Doudou, Robert Guéi avaient été vivants, ils seraient sans nul doute heureux de conduire des gens à Bouaké", a-t-il indiqué tout en saluant l'événement de Bouaké auquel, a-t-il précisé, "des jeunes du PDCI ont massivement participé". Le président de la JFPI Konaté Navigué a relevé que la flamme de la paix est "le dernier acte majeur dans le processus de paix". Karamoko Yayoro, président du RJR, a, lui, fait savoir que "c'est un jour symbolique qui doit marquer le début d'un retour à une vie socio-politique normale". Konaté Zié de la jeunesse des Forces nouvelles a, lui également, insisté sur la symbolique de l'événement. A propos de l'organisation pratique du bûcher, Eugène Djué a mis en exergue la collégialité, en notant que "deux comités paritaires" ont été mis en place pour renouer avec la fraternité. Il a par ailleurs minimisé les dégâts matériels que certains jeunes partis d'Abidjan ont pu commettre. Du coté des Forces nouvelles, Konaté Zié a souligné que les choses se sont bien passées. "Le 1er ministre qui sortait d'un attentat a bénéficié du soutien de la population. Il était à la tête de la mobilisation", a-t-il dit. "Que la flamme de la paix soit la dernière leçon. Ceux qui refusent d'aller à la paix doivent comprendre qu'ils sont minoritaires", a poursuivi Konaté Zié. Konaté Navigué a, lui, ajouté: "Tous ceux qui se mettent à l'écart sont minoritaires". KKB, le prenant au mot, a dit que "Bouaké est une étape décisive. Mais la paix véritable doit venir par des élections justes et transparentes". Le président du RJR Karamoko Yayoro a regretté qu'on ait écarté certains Ivoiriens dans l'organisation pratique de la cérémonie de Bouaké. "Les ennemis de la paix, ce sont ceux qui excluent des Ivoiriens lorsqu'on va à la paix. Le temps des protagonistes est fini. Nous sommes au temps de ceux qui construisent la paix. Ceux qui ont peur de la paix, ce sont ceux qui se savent minoritaires et qui savent que dans une situation normale, ils sont néants et qu'ils ne peuvent pas exister" propos de Karamoko Yayoro. Konaté Navigué, poursuivant dans sa logique, s'est dit étonné de l'absence des présidents Bédié et Ouattara à Bouaké. Le président des jeunes du PDCI, KKB, en réaction, a dit ceci : "() On ne peut pas demander la présence de M. Bédié à Bouaké et lui porter son invitation à la veille de la cérémonie. Certainement qu'on ne voulait pas de Bédié dans son fief à Bouaké pour qu'on lui apporte une invitation la veille pour être les premiers à crier qu'il était absent. Mais est-ce qu'on s'est interrogé pour savoir pourquoi Koulibaly Mamadou n'était pas à Bouaké. Et pourquoi la 1ère dame n'était pas à Bouaké. Il faut qu'on arrête de verser du venin et de la haine contre un individu quotidiennement". Karamoko Yayoro a renchéri pour dire "le docteur Alassane Ouattara n'était pas là, mais le RDR était là". Eugène Djué a tenté de faire admettre que "personne n'a voulu exclure personne". Comme enseignement, Konaté Navigué a souhaité que "les Ivoiriens partent à la vraie réconciliation". Karamoko Yayoro a lui recommandé que l'on sorte "de l'Etat d'exception. Qu'il y ait un libre accès aux médias d'Etat pour tous". KKB demande que "les comportements de chaque jour accompagnent la dynamique de Bouaké. () Il faut faire en sorte que les acquis de Bouaké normalisent la Côte d'Ivoire. Que le pays redémarre, que Bouaké débarrasse les crimes du milieu de la politique". Konaté Navigué a, lui également, laissé entendre que la priorité de son parti demeure "la normalité () 4000 jeunes chômeurs, c'est trop", a-t-il dit.
Paul Koffi\

Dans cet article