Opération anti racket - Les points de satisfaction
Cela fait exactement un mois que le Chef d'Etat-Major, le Général Philippe Mangou a lancé l'offensive contre le racket sur nos routes. Les usagers de la route et les populations ont observé quelques changements notables qui se sont opérés dans la lutte contre ce fléau qui souille l'image de la famille de la grande muette et gangrène l'économie nationale. Un mois après, transporteurs, voyageurs et l'Etat se frottent les mains. Cette opération a montré que 70% des véhicules de transport à Abidjan et dans certaines villes de l'intérieur ne sont pas en règle. Les populations ont pu faire l'amer constat dès le premier jour de cette opération. Elles ont eu du mal à se déplacer faute de moyens de transport. Les gbaka, woro-woro et véhicules de transport sans papiers dans le district d'Abidjan ont garé pour éviter de tomber sous le coup des sanctions annoncées par le général Mangou. Dans certaines villes comme Dabou, Agboville et Daloa, plus de la moitié des taxis sont restés au garage pour plusieurs jours. Dans cette situation, les propriétaires des véhicules en règle se sont tirés d'affaires. Leurs recettes journalières ont même triplé dans certains cas. La demande étant très forte, les chauffeurs à jour en ont profité dès les premiers avant que les véhicules hors-la-loi régularisent leur situation. S'il y a un acteur qui est sorti gagnant dans cette affaire, c'est bien l'Etat à travers les régies financières que sont : le trésor public et les Impôts. Les recettes fiscales ont fortement doublé en l'espace d'une semaine. Selon certaines indiscrétions du trésor et des Impôts, cette opération a fait rentrer au bas mot cinq milliards de FCFA dans les caisses de l'Etat. Aujourd'hui, la quasi totalité des véhicules qui exercent dans le transport sont en règle. En terme de fluidité routière, les choses se sont considérablement améliorées sur nos routes. Les barrages ont drastiquement diminué tant à Abidjan que sur certains grands axes du pays. Malgré l'existence de quelques poches de résistance signalées par les transporteurs et les voyageurs dans certaines villes de l'intérieur notamment à Duékoué, l'opération anti racket lancée par les autorités militaires du sud a donné des résultats encourageants. Même s'il est aujourd'hui très tôt de crier victoire sur ce fléau, encourageons tous ceux qui oeuvrent pour éradiquer le racket en Côte d'Ivoire. Au titre des observations après le lancement des mesures de lutte contre le racket, c'est la recrudescence du phénomène des coupeurs de route sur certains grands axes où les barrages ont disparu totalement. Ce mercredi 2 juillet, le Général Mangou Philippe et tous les acteurs font le bilan de cette opération à l'Etat-Major des Armées.
Zéré de Mahi
Zéré de Mahi