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Football : Comment la SOA a fait tomber l'Asec

Pour la deuxième fois cette saison, l'équipe de la Société Omnisports de l'Armée (SOA) vient de battre l'ASEC. A l'aller, aux pieds de la Basilique à Yamoussoukro, les militaires l'avaient emporté (1-0), au terme d'un match âprement disputé. Dimanche, au moment où l'on s'y attendait le moins, Koné Perreira et ses poulains refont le coup aux Mimos (3-2). Une défaite lourde de conséquences ; qui oblige l'Asec à déposer les armes et à céder son titre à l'Africa, à une journée de la fin du championnat. Qui l'eût cru ? Quand on sait qu'une semaine auparavant, les deux équipes s'étaient rencontrées et à 10 mn de la fin, l'Asec menait au score (2-0). Mais pour un problème de visibilité (le stade Champroux n'était pas bien éclairé), l'arbitre Doué avait mis fin à la partie. Dans leur rapport, l'arbitre et le commissaire au match n'ont pas homologué le match. Face à cette situation, la commission compétente de la FIF a décidé de faire rejouer le match. La suite, on la connaît. La SOA a fait trembler la terre au stade Félix Houphouet-Boigny. A la fin de la partie, l'entraîneur des militaires est porté en triomphe par ses joueurs. "Il a l'art de faire tomber les grandes équipes. Cela dure depuis des années. Il faut lui rendre donc hommage", confiait un dirigeant de club. Perreira a su piéger son homologue de l'ASEC Patrick Liewig, dimanche. "Nous avons beaucoup travaillé sur les inconvénients des systèmes de jeu (détails, balles arrêtées). Cette saison, nous avons inscrit 8 buts sur des balles arrêtées. J'ai beaucoup étudié le jeu de mes adversaires, surtout les plus coriaces. C'est-à-dire l'ASEC, l'Africa, le Stade et bien d'autres. Dans cette opposition, nous avions pris l'Asec à la gorge. Après 9 mn de jeu, elle était menée (0-2). La Soa ne lui a pas donné le temps de s'organiser. Sa défense était désorganisée et l'équipe n'a pas su réagir au moment opportun. Tactiquement, mentalement et physiquement, la SOA était plus armée. L'ASEC était sous pression et nous avons su jouer sur cela pour l'abattre", explique Perreira.
L'ancien entraîneur du Sewé, du Sabé, du Stade, de l'Africa avait bien préparé son coup. Il a demandé à ses joueurs de garder la sérénité et de faire preuve de dignité face aux rumeurs de corruption et autres. "Je leur ai demandé de se faire respecter, de terminer le championnat la tête haute, en occupant un rang honorable pour le dédier aux dirigeants de la SOA qui ont souffert pour nous, qui se sont saignés financièrement. Ils ont respecté mes consignes et démontré qu'ils sont, effectivement, une équipe militaire digne de ce nom. Nous avons joué en bloc équipe (passes courtes, passes longues et en profondeur). Des garçons tels que Zokoury, Dali Franck (attaquants), Doumbia Moussa et Tayoro Peter (défenseurs centraux) ont parfaitement joué leur partition. Zokoury a su garder le ballon, remiser et le sortir sur les côtés",souligne-t-il et de promettre que la Soa jouera crânement ses chances jusqu'au bout. "Je joue ma carrière et je suis loin de me faire distraire". Après avoir assommé les Mimos, les Militaires attendent l'Africa, jeudi, au stade de Yamoussoukro. Au match aller, les deux formations s'étaient séparées dos à dos (0-0).
Il faut noter qu'au moment où Koné Perreira prenait la SOA, cette formation était lanterne rouge du championnat de Ligue 1. Aujourd'hui, ses poulains sont 6ème.

Jean-Baptiste Béhi

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