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Port d'Abidjan : Le Mali va construire d'importants entrepôts

La communauté portuaire d'Abidjan, conduite par Marcel Gossio, est en mission commerciale à Bamako. Dans les mois à venir, d'importants entrepôts vont être construits à Abidjan pour le compte des opérateurs économiques maliens, notamment la Compagnie malienne des textiles. Les études sont terminées. L'information a été révélée hier par le ministre des Transports et de l'Equipement du Mali, Ahamed Diane Sénéga et le directeur des Transports du Mali, Djibril Tall, lors de la rencontre entre la délégation ivoirienne et les deux personnalités dans la matinée, dans le cadre de la mission commerciale que conduit depuis dimanche le Directeur général du port et président de la communauté portuaire d'Abidjan, Marcel Gossio. La réalisation des entrepôts, selon le ministre, s'inscrit dans un important programme d'investissement visant à renforcer l'axe Bamako-Abidjan.
Avec de telles informations, la mission commerciale ne pouvait pas mieux commencer dans la capitale malienne. Une mission dont le but principal, ainsi que l'a signifié le chef de délégation, est de reprendre la place la maison du port autonome d'Abidjan au Mali. Comme au Burkina Faso, Marcel Gossio a tenu le même message. Il veut que les institutionnels et les opérateurs économiques retiennent une fois pour toutes que la guerre est finie en Côte d'Ivoire grâce à l'accord de Ouagadougou. Il n'y a donc plus de raison d'hésiter à reprendre la route d'Abidjan pour les opérations d'export-import. Mieux, un dispositif de sécurité et la fluidité routière a été mis en place pour faciliter le trafic. Il s'agit du nouveau système d'escorte spéciale piloté par l'Office ivoirien des chargeurs avec le soutien inestimable du Port qui a offert sept véhicules. Pour appuyer les assurances données par le directeur général du port, le premier responsable de l'OIC, Bakayoko Abdouldramane qui fait partie de la délégation, fait savoir que cette escorte spéciale permet non seulement de minimiser les faux frais de route, mais aussi de faire le voyage en 36 heures au maximum. Les autorités maliennes n'en demandent pas mieux. Elles qui, par la voix du ministre des Transports, rassurent que le port d'Abidjan n'a jamais quitté le c?ur des Maliens. Et qu'elles ne ménageront aucun effort pour qu'Abidjan reste le premier port malien. Le programme de réalisation des entrepôts est une preuve. Cependant, le ministre a précisé que la politique de diversification des dessertes portuaires entreprises par le gouvernement malien n'est nullement une conséquence de la crise ivoirienne. Il s'agit, dit-il, d'une stratégie naturelle pour un pays continental, comme le Mali, d'amoindrir les désagréments en cas de difficultés dans l'une des dessertes Mais, la priorité restera le port d'Abidjan, insiste-t-il. Le nouveau représentant, le Malien Adama Berhé, peut donc être tranquille en attendant son installation officielle vendredi prochain. Il convient de noter que le trafic entre le Mali et le port d'Abidjan était passé de 549,5 tonnes en 2000 à 904,6 tonnes en 2002. Pour chuter à 176 tonnes en 2003, suite au déclenchement de la crise. L'an dernier, le trafic est remonté à 504,7 tonnes.

Alakagni Hala
Envoyé spécial a Bamako

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