CAN 2008 / après 26 ans d`attente - Ghana, enfin la 5è étoile
C'est le compte à rebours pour le pays organisateur du grand banquet du football continental qui a l'obligation de satisfaire une attente longue de 26 ans.
Elles ne sont pour l'heure que 4 étoiles à briller au firmament du ciel continental. Quatre étoiles qui symbolisent les quatre triomphes de la glorieuse sélection au nom tout aussi symbolique de Blacks stars du Ghana. Mais voilà, le v?u secret des Ghanéens, c'est que les titres de gloire soient aussi nombreux que les étoiles auxquelles ils comparent leurs footballeurs, pour mieux coller à la réalité. Malheureusement, l'histoire du ballon rond africain étant loin d'être un fleuve tranquille, la domination escomptée par les compatriotes de Kwame N'Kruma est devenue au fil des années chimérique pour prendre la forme d'un leurre. C'est ainsi que le Ghana qui s'est longtemps prévalu du titre honorifique de recordman avec ses quatre titres continentaux (1963, 1965, 1978 et 1982) a été rejoint en 1998 par l'Egypte et en 2002 par le Cameroun avant de se voir finalement coiffé au poteau par le premier pays cité. Qui a enlevé son 5è titre à domicile il y a deux ans. Le hasard faisant bien les choses, les Ghanéens sont placés dans l'obligation, non seulement de satisfaire donc 26 ans d'attente vaine, mais aussi de relever le défi. Celui de s'imposer à domicile à l'instar de ce qu'ont fait les Pharaons chez eux. Dans la mémoire collective de la nouvelle génération ghanéenne et même de celle qui l'a précédée, la date du 19 mars 1982 ne ramène à rien qui puisse retenir l'attention. Elle n'était pas encore de ce monde quand Charles Kumi Gyamfi, à la tête d'une génération de doués tels que Georges Allassane, Albert Asase et autres, dont le benjamin était un certain Abedi Pélé, s'imposait pour la 4è fois en finale d'une Can, ce jour-là, face au pays organisateur, la Libye, après la séance des tirs au buts (7-6) à Tripoli. Alors que le score était de 1-1 au terme du temps réglementaire. Depuis, plus rien. En dehors de la finale de 1992 perdue face à son voisin et éternel rival, la Côte d'Ivoire, dans une finale où les Black stars étaient archi-favoris. Enfin, s'ils étaient nombreux à croire à l'avènement d'une 5è étoile qui ne cessait de les fuir, à l'occasion de la co-organisation de la Can 2000 avec le Nigeria, la déception fut grande au Ghana. Les Blacks Stars s'étant fait sortir au stade des quarts de finale et à Kumassi, temple par excellence du pouvoir traditionnel local, par l'Afrique du Sud sur le score de 1-0. C'est pourquoi, la présente édition qu'ils ont l'honneur d'abriter en exclusivité revêt une importance particulière au pays des ''Brésiliens d'Afrique'' comme on les surnomme affectueusement. Après s'être imposés à deux reprises à domicile en 1963 et 1978, les Ghanéens doivent confirmer la règle du jamais deux sans trois. Ce qui permettra de panser les ressentiments de la longue attente mais aussi de faire passer la campagne de 2000 pour un simple caprice de l'histoire. La génération des Michael Essien a-t-elle les armes pour ce faire ? C'est à la fois oui et non. Oui ! si on se réfère à la dernière campagne du mondial où les Ghanéens ont été les seuls africains à passer le premier tour. En infligeant notamment des défaites à des sélections du calibre de la République Tchèque dont on sait qu'elle reste la bête noire de beaucoup de sélections de renom du vieux continent et des Etats-Unis (2-1) avec laquelle le Ghana était en lutte directe pour la qualification lors du dernier match de poule. Ce sont en principe des garçons aguerris par le mondial qui devraient se présenter devant leur public. Non ! quand on prend en compte la relative jeunesse de l'effectif et aussi le fait que nombre des joueurs de la liste de Claude Leroy ne sont pas des titulaires indiscutables dans leurs équipes respectives. Sans oublier le fait que depuis juin 2006, les Ghanéens n'ont livré aucun match à enjeu. Les matchs amicaux ainsi que la raclée passée (4-0) au Nigeria lors d'un de ses matchs relèvent justement de l'anecdote car sans véritable prise avec les enjeux réels des matchs de qualification ou de phase finale.
Patrice BEKET
patrice_beket@yahoo. fr
Elles ne sont pour l'heure que 4 étoiles à briller au firmament du ciel continental. Quatre étoiles qui symbolisent les quatre triomphes de la glorieuse sélection au nom tout aussi symbolique de Blacks stars du Ghana. Mais voilà, le v?u secret des Ghanéens, c'est que les titres de gloire soient aussi nombreux que les étoiles auxquelles ils comparent leurs footballeurs, pour mieux coller à la réalité. Malheureusement, l'histoire du ballon rond africain étant loin d'être un fleuve tranquille, la domination escomptée par les compatriotes de Kwame N'Kruma est devenue au fil des années chimérique pour prendre la forme d'un leurre. C'est ainsi que le Ghana qui s'est longtemps prévalu du titre honorifique de recordman avec ses quatre titres continentaux (1963, 1965, 1978 et 1982) a été rejoint en 1998 par l'Egypte et en 2002 par le Cameroun avant de se voir finalement coiffé au poteau par le premier pays cité. Qui a enlevé son 5è titre à domicile il y a deux ans. Le hasard faisant bien les choses, les Ghanéens sont placés dans l'obligation, non seulement de satisfaire donc 26 ans d'attente vaine, mais aussi de relever le défi. Celui de s'imposer à domicile à l'instar de ce qu'ont fait les Pharaons chez eux. Dans la mémoire collective de la nouvelle génération ghanéenne et même de celle qui l'a précédée, la date du 19 mars 1982 ne ramène à rien qui puisse retenir l'attention. Elle n'était pas encore de ce monde quand Charles Kumi Gyamfi, à la tête d'une génération de doués tels que Georges Allassane, Albert Asase et autres, dont le benjamin était un certain Abedi Pélé, s'imposait pour la 4è fois en finale d'une Can, ce jour-là, face au pays organisateur, la Libye, après la séance des tirs au buts (7-6) à Tripoli. Alors que le score était de 1-1 au terme du temps réglementaire. Depuis, plus rien. En dehors de la finale de 1992 perdue face à son voisin et éternel rival, la Côte d'Ivoire, dans une finale où les Black stars étaient archi-favoris. Enfin, s'ils étaient nombreux à croire à l'avènement d'une 5è étoile qui ne cessait de les fuir, à l'occasion de la co-organisation de la Can 2000 avec le Nigeria, la déception fut grande au Ghana. Les Blacks Stars s'étant fait sortir au stade des quarts de finale et à Kumassi, temple par excellence du pouvoir traditionnel local, par l'Afrique du Sud sur le score de 1-0. C'est pourquoi, la présente édition qu'ils ont l'honneur d'abriter en exclusivité revêt une importance particulière au pays des ''Brésiliens d'Afrique'' comme on les surnomme affectueusement. Après s'être imposés à deux reprises à domicile en 1963 et 1978, les Ghanéens doivent confirmer la règle du jamais deux sans trois. Ce qui permettra de panser les ressentiments de la longue attente mais aussi de faire passer la campagne de 2000 pour un simple caprice de l'histoire. La génération des Michael Essien a-t-elle les armes pour ce faire ? C'est à la fois oui et non. Oui ! si on se réfère à la dernière campagne du mondial où les Ghanéens ont été les seuls africains à passer le premier tour. En infligeant notamment des défaites à des sélections du calibre de la République Tchèque dont on sait qu'elle reste la bête noire de beaucoup de sélections de renom du vieux continent et des Etats-Unis (2-1) avec laquelle le Ghana était en lutte directe pour la qualification lors du dernier match de poule. Ce sont en principe des garçons aguerris par le mondial qui devraient se présenter devant leur public. Non ! quand on prend en compte la relative jeunesse de l'effectif et aussi le fait que nombre des joueurs de la liste de Claude Leroy ne sont pas des titulaires indiscutables dans leurs équipes respectives. Sans oublier le fait que depuis juin 2006, les Ghanéens n'ont livré aucun match à enjeu. Les matchs amicaux ainsi que la raclée passée (4-0) au Nigeria lors d'un de ses matchs relèvent justement de l'anecdote car sans véritable prise avec les enjeux réels des matchs de qualification ou de phase finale.
Patrice BEKET
patrice_beket@yahoo. fr