Ferveur et nostalgie
Regardez comment ils sont beaux. Je parie que ce sont les militaires d'Abidjan?. La soixantaine passée, le vieux Diallo, qui, dit-on, vit depuis des décennies à Odiénné, ne tarit pas d'éloges pour un groupe de soldats qui participent au défilé de l'indépendance.
Quand des applaudissements s'élèvent de la foule, il s'appuie sur les épaules des plus jeunes pour tenter de voir le spectacle. Vraiment, aujourd'hui, Odienné est en fête. Depuis 1972, on n'a pas vu pareil défilé ici?, commente-t-il. En 1972, la capitale du Denguélé avait accueilli les cérémonies nationales commémorant l'anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire dans le cadre des fêtes tournantes initiées à l'époque par feu le président Félix Houphouët Boigny. Lorsque quelqu'un à côté affirme qu'il s'agit bien d'éléments des Forces Nouvelles, une vive discussion s'engage. Chacun étant convaincu d'être dans le vrai, tant les éléments des deux armées ont fière allure dans leurs bérets, treillis et chaussures bien cirées. Et, pourtant, il suffit de bien observer les mentions sur les brassards pour se rendre bien compte que le défilé a été ouvert par un élément des FN, en l'occurrence le capitaine de corvette Palé Diamé, commandant de zone adjoint. Marchant somptueusement au rythme de la musique de la Police nationale, il soulève des applaudissements et des cris dans la foule. Il est suivi dans l'ordre par le drapeau, porté par le sergent chef Brahima Bakayoko, une section mixte (FANCI, FN) aux ordres du sergent Ya Roger, commandant du secteur d'Odiénné, deux sections des FANCI, commandées par le lieutenant Joël Loba, et de trois sections des FN, venues de Ferké, Odiénné et Boundiali. A l'annonce de chaque groupe, les acclamations et les commentaires se font entendre à plusieurs endroits dans la foule. Des propos qui, en général, saluent la ferveur que les militaires des deux camps ont pu susciter à l'occasion de cette fête de l'indépendance.
F Y K
Quand des applaudissements s'élèvent de la foule, il s'appuie sur les épaules des plus jeunes pour tenter de voir le spectacle. Vraiment, aujourd'hui, Odienné est en fête. Depuis 1972, on n'a pas vu pareil défilé ici?, commente-t-il. En 1972, la capitale du Denguélé avait accueilli les cérémonies nationales commémorant l'anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire dans le cadre des fêtes tournantes initiées à l'époque par feu le président Félix Houphouët Boigny. Lorsque quelqu'un à côté affirme qu'il s'agit bien d'éléments des Forces Nouvelles, une vive discussion s'engage. Chacun étant convaincu d'être dans le vrai, tant les éléments des deux armées ont fière allure dans leurs bérets, treillis et chaussures bien cirées. Et, pourtant, il suffit de bien observer les mentions sur les brassards pour se rendre bien compte que le défilé a été ouvert par un élément des FN, en l'occurrence le capitaine de corvette Palé Diamé, commandant de zone adjoint. Marchant somptueusement au rythme de la musique de la Police nationale, il soulève des applaudissements et des cris dans la foule. Il est suivi dans l'ordre par le drapeau, porté par le sergent chef Brahima Bakayoko, une section mixte (FANCI, FN) aux ordres du sergent Ya Roger, commandant du secteur d'Odiénné, deux sections des FANCI, commandées par le lieutenant Joël Loba, et de trois sections des FN, venues de Ferké, Odiénné et Boundiali. A l'annonce de chaque groupe, les acclamations et les commentaires se font entendre à plusieurs endroits dans la foule. Des propos qui, en général, saluent la ferveur que les militaires des deux camps ont pu susciter à l'occasion de cette fête de l'indépendance.
F Y K