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Notre Voie
· 2 min de lecture

Remous à l`université d'Abidjan-Cocody - Traoré Flavien justifie la grève de son mouvement

Les enseignements ne sont pas dispensés à l'université d'Abidjan-Cocody depuis une semaine. M. Traoré Flavien dont le mouvement syndical est à la base de cet autre arrêt de travail s'en est expliqué hier devant la presse.
Face au mutisme du gouvernement, les enseignants du supérieur et les chercheurs sous l'égide de la Coordination ont décidé de reconduire d'une semaine l'arrêt de travail déclenché depuis le jeudi 10 avril dans les établissements de l'enseignement supérieur, centres de recherche et centres hospitaliers universitaires (CHU)?. Ainsi a justifié hier, M. Traoré Flavien, lors d'une conférence de presse à l'université de Cocody, la grève actuellement en cours dans ladite institution. Le porte-parole de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (CNEC) ,actuellement devant les tribunaux dans une affaire qui l'oppose à la présidence de l'université de Cocody, a passé au peigne fin les motifs ayant amené les militants de la CNEC en grève. Il s'agit, selon le professeur Traoré Flavien, du non paiement du reliquat dû aux enseignants du supérieur et aux chercheurs suite au début de l'application de la mise en place de la grille particulière? et de la non apllication du décret portant bi-appartenance des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes universitaires signé depuis le 16 mai 2007?. Le conférencier relève pareillement la non application? de deux autres décrets. C'est-à-dire le décret portant contractualisation dans l'enseignement supérieur et la recherche scientifique signé depuis le 21 juin 2006 et celui instituant les voyages d'études et les années sabbatiques signé également le 21 juin 2006. Traoré Flavien inscrit aussi au nombre de ses griefs, la non application du nouveau taux des heures de cours, primes d'encadrement, primes de participation aux jurys, primes d'instruction de mémoire et thèse, de frais de mission et des indemnités adoptés par les conseils des universités de Bouaké et Abobo-Adjamé depuis l'année universitaire 2006-2007?. Ce n'est pas tout. Le non paiement des heures complémentaires dans les universités et les grandes écoles? figure parmi les points à l'origine de la colère de la CNEC. A cela, il faut ajouter la plainte du professeur Tea Gokou contre le professeur Traoré Flavien, porte-parole de la CNEC? qui, selon le conférencier, pollue l'atmosphère?.
Traoré Flavien n'a pas mis de gants pour tirer à boulets rouges sur les tenants du pouvoir qui, selon lui, relèvent au second plan les affaires de l'enseignement supérieur et de la recherche. On ne peut pas développer un pays avec le port, les impôts et les augmentations des fonds de souveraineté?, a chargé le porte-parole de la CNEC qui dit être favorable à la discussion.
Du côté des autorités de l'université, on s'active à apporter une réplique conséquente à Traoré Flavien et ses militants accusés d'utiliser la manière forte contre les enseignants disposés à dispenser les cours aux étudiants. Ce que la CNEC ne reconnaît pas. La sécurité sera assurée pour les enseignants qui veulent travailler dans les jours à venir?, prévient-on du côté de la présidence de l'institution qui n'est pas loin de la logique de à la guerre comme à la guerre?. Car estimant que trop, c'est trop.


Félix Teha Dessrait dessrait@yahoo.fr

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.