Elections calamiteuses, la seule issue ?
La refondation a fait rêver. Nombre d'Ivoiriens qui s'attendaient à un changement qualitatif sous le règne du Front populaire ivoirien (Fpi) ont dû déchanter.
Alors qu'ils croyaient que Gbagbo et ses camarades viendraient faire mieux que le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) de l'ancien président Henri Konan Bédié, ils se sont tout simplement heurtés à la réalité que l'opposant historique et ses collaborateurs les avaient trompés ; et lourdement d'ailleurs. Armées, milices, Fesci, alliés politiques, tous ont succombé aux promesses non-tenues du Fpi. Aujourd'hui, ce sont des militaires, miliciens, syndicalistes tous déçus du régime au pouvoir qui crient leur mécontentement. Est-il besoin d'affirmer que ce sont des centaines de mille, voire des millions d'Ivoiriens qui, se sentant désabusés, risquent de sanctionner le Fpi en votant pour ses adversaires ? A la vérité, le pouvoir Fpi en est conscient. Et si l'on ne s'en préoccupe pas chez les refondateurs, c'est certainement parce qu'il y a d'autres voies et moyens pour combler ce vide. En effet, les laborantins du Fpi, chargés des questions électorales, seraient déjà au labo pour trouver des solutions à ces défections. Ainsi, les élections vite, vite, vite pourraient être plus calamiteuses que celles de 2000, si l'on n'y prend garde. C'est certainement la seule issue qui pourrait sauver le Fpi.
Ouattara Abdoul Karim
Alors qu'ils croyaient que Gbagbo et ses camarades viendraient faire mieux que le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) de l'ancien président Henri Konan Bédié, ils se sont tout simplement heurtés à la réalité que l'opposant historique et ses collaborateurs les avaient trompés ; et lourdement d'ailleurs. Armées, milices, Fesci, alliés politiques, tous ont succombé aux promesses non-tenues du Fpi. Aujourd'hui, ce sont des militaires, miliciens, syndicalistes tous déçus du régime au pouvoir qui crient leur mécontentement. Est-il besoin d'affirmer que ce sont des centaines de mille, voire des millions d'Ivoiriens qui, se sentant désabusés, risquent de sanctionner le Fpi en votant pour ses adversaires ? A la vérité, le pouvoir Fpi en est conscient. Et si l'on ne s'en préoccupe pas chez les refondateurs, c'est certainement parce qu'il y a d'autres voies et moyens pour combler ce vide. En effet, les laborantins du Fpi, chargés des questions électorales, seraient déjà au labo pour trouver des solutions à ces défections. Ainsi, les élections vite, vite, vite pourraient être plus calamiteuses que celles de 2000, si l'on n'y prend garde. C'est certainement la seule issue qui pourrait sauver le Fpi.
Ouattara Abdoul Karim