Le plus populaire des leaders
C'est connu : le lièvre court vite. Et, il est ma foi toujours vain et ridicule, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, de ne pas lui reconnaître cette qualité innée.
Eh bien ! Il est de la popularité de Alassane Ouattara comme de la vélocité du lièvre ! Elle s'impose d'elle-même, sans que personne n'y puisse rien.
Autant vous ne pouvez pas dire du lièvre, au risque de passer pour un demeuré, qu'il court aussi vite que la tortue, autant vous ne pouvez pas prétendre que Ouattara est un anonyme dans le paysage politique de ce pays.
A moins que vous ne parveniez alors à expliquer ? rien que cela ! ? comment un homme politique sans envergure sociologique, sans assise populaire, aura pu polariser, près de deux décennies durant, autant de passions chez ses compatriotes ? Cristallisé chez eux cette infinie volonté de lui confier leur destin. Comment, aura été possible, ce jour du 1er août 1999 au palais des sport de Treichville, à l'occasion de son retour définitif au pays, cette mobilisation populaire, certainement la plus importante jamais atteinte dans l'histoire de notre pays. Comment aura été possible, en juillet 2002, cette razzia électorale, la seule fois que son parti aura consenti à prendre part à un scrutin. Comment auront été possibles ces déferlements humains, parfois hystériques, à chacune de ses sorties. A chacun de ses discours et de ses prêches en faveur d'une Côte une et indivisible.
A moins que, en outre, et par-dessus tout, vous ne soyez en mesure d'expliquer comment un être supposé quelconque aura réussi à susciter tant d'appréhension chez ceux qui se sont trouvés sur son chemin en tant qu'adversaires politiques. Au point où l'abattre, par tous les moyens ? notamment physiques ?, a constitué, à un moment donné ? si ça ne l'est encore aujourd'hui pour certains ? le principal objectif de leur combat politique ? Mais, c'est Hector Berlioz qui disait ? comme s'il s'adressait à Ouattara ? : collectionnez les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal . Or, les pierres, il en a tellement reçu, cet monsieur, qu'on a bien le sentiment qu'est venu le moment de transformer leur amoncellement en piédestal de la victoire !
A vrai dire, la source du drame du Président du RDR ? si tant est qu'on peut encore qualifier comme tel le destin, pour ainsi dire victorieux, de cet homme hors du commun ? provient bien du seul fait qu'il n'est pas autre chose que le président du RDR ! Donc le chef de file d'un parti politique de masse. Qui se trouve faire l'unanimité sur son extraordinaire assise populaire et en qui une immense frange de la population se reconnaît et s'identifie. Une frange de la population qui, parce qu'elle aura souffert un tragique martyr pour Ouattara, est totalement hermétique à toute autre sirène.
Koré Emmanuel
Eh bien ! Il est de la popularité de Alassane Ouattara comme de la vélocité du lièvre ! Elle s'impose d'elle-même, sans que personne n'y puisse rien.
Autant vous ne pouvez pas dire du lièvre, au risque de passer pour un demeuré, qu'il court aussi vite que la tortue, autant vous ne pouvez pas prétendre que Ouattara est un anonyme dans le paysage politique de ce pays.
A moins que vous ne parveniez alors à expliquer ? rien que cela ! ? comment un homme politique sans envergure sociologique, sans assise populaire, aura pu polariser, près de deux décennies durant, autant de passions chez ses compatriotes ? Cristallisé chez eux cette infinie volonté de lui confier leur destin. Comment, aura été possible, ce jour du 1er août 1999 au palais des sport de Treichville, à l'occasion de son retour définitif au pays, cette mobilisation populaire, certainement la plus importante jamais atteinte dans l'histoire de notre pays. Comment aura été possible, en juillet 2002, cette razzia électorale, la seule fois que son parti aura consenti à prendre part à un scrutin. Comment auront été possibles ces déferlements humains, parfois hystériques, à chacune de ses sorties. A chacun de ses discours et de ses prêches en faveur d'une Côte une et indivisible.
A moins que, en outre, et par-dessus tout, vous ne soyez en mesure d'expliquer comment un être supposé quelconque aura réussi à susciter tant d'appréhension chez ceux qui se sont trouvés sur son chemin en tant qu'adversaires politiques. Au point où l'abattre, par tous les moyens ? notamment physiques ?, a constitué, à un moment donné ? si ça ne l'est encore aujourd'hui pour certains ? le principal objectif de leur combat politique ? Mais, c'est Hector Berlioz qui disait ? comme s'il s'adressait à Ouattara ? : collectionnez les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal . Or, les pierres, il en a tellement reçu, cet monsieur, qu'on a bien le sentiment qu'est venu le moment de transformer leur amoncellement en piédestal de la victoire !
A vrai dire, la source du drame du Président du RDR ? si tant est qu'on peut encore qualifier comme tel le destin, pour ainsi dire victorieux, de cet homme hors du commun ? provient bien du seul fait qu'il n'est pas autre chose que le président du RDR ! Donc le chef de file d'un parti politique de masse. Qui se trouve faire l'unanimité sur son extraordinaire assise populaire et en qui une immense frange de la population se reconnaît et s'identifie. Une frange de la population qui, parce qu'elle aura souffert un tragique martyr pour Ouattara, est totalement hermétique à toute autre sirène.
Koré Emmanuel