Opération 12 000 logements - Pourquoi le démarrage des travaux coince
Des man?uvres souterraines visant à mettre à mal le projet cher au chef de l'Etat sont en cours.
Maintes fois reportés, les travaux d'aménagement et de décapage d'Ebimpé n'ont toujours pas connu un début d'exécution. Et pourtant, l'espoir a rejailli dans les c?urs des souscripteurs, après la décision du préfet d'Abidjan, Sam Etiassé, le 27 octobre. Ce jour-là, l'on se souvient que le préfet d'Abidjan avait rétabli le promoteur Touré Ahmed Bouah, dans ses droits. Les documents de Touré Ahmed Bouah sont fiables, a conclu le préfet, après deux mois d'études du dossier Ebimpé. Par conséquent, Sam Etiassé a invité le promoteur à aller commencer ses travaux. Vingt-quatre (24) heures plus tard, c'est le numéro un ivoirien, Laurent Gbagbo, qui félicite Touré Ahmed Bouah. Et lui ordonne d'aller commencer ses travaux. Illico. Maintenant que tu es rétabli dans tes droits, va commencer les travaux, avait lancé le chef de l'Etat au promoteur.
Tout était donc réuni pour que le projet prenne son envol. C'était sans compter avec le député d'Anyama. Qui, malgré les cautions du chef de l'Etat, a décidé de s'ériger en obstacle au projet. Récalcitrant à la vision du chef de l'Etat, le député Joseph Mobio décide de renégocier les contrats passés entre Touré Ahmed Bouah et les propriétaires terriens. Sans prendre la peine de consulter ceux-ci.
Voilà donc l'honorable chez le promoteur. Pour dit-il, proposer de nouvelles terres aux fins de la réalisation du projet. Couronné d'un échec, l'honorable met le cap chez le général Kassaraté, Commandant supérieur de la gendarmerie nationale. Il faut noter que le général est chargé d'exécuter une décision du procureur visant à utiliser la force publique pour sécuriser les travaux d'aménagement du site d'Ebimpé. L'honorable réussit à obtenir du général un temps mort pendant lequel il réunit les villageois d'Ebimpé, le 1er septembre. Et leur demande d'opposer une résistance au démarrage des travaux. Et pourtant, le préfet avait interpellé la chefferie à travers la correspondance N° 850/PA/SG/D1 du 31 octobre 2008 pour remettre les pendules à l'heure. Je confirme par la présente la décision que j'ai prise à la rencontre du lundi 27octobre 2008 où j'ai demandé aux promoteurs dudit projet de prendre possession de leurs parcelles, écrit le préfet. Qui n'écarte pas la possibilité pour les villageois d'Ebimpé de saisir les tribunaux au cas où cette décision ne requiert pas leur assentiment.
Au lieu des tribunaux, c'est la mauvaise foi qui est mise à contribution pour faire capoter ce projet si cher au chef de l'Etat. Aujourd'hui, les détracteurs du projet s'appuient sur un courrier du Directeur du projet et Directeur général de Sophia, Touré Ahmed Bouah au Directeur général d'Azuréenne de promotion, Louis Djédjé, en date du 14 octobre 2008. Courrier dans lequel M. Touré écrit ceci. J'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir m'autoriser par écrit à engager au nom d'Azuréenne de promotion les travaux de terrassement comprenant l'abattage et le décapage des arbres (décapage avec bull), l'évacuation de la saleté et le nivellement sur le site d'Ebimpé qui devrait être aménagé par le Génie militaire. Mais eu égard au défaut de moyens d'actions immédiats du Génie militaire, et surtout à l'urgence qui s'impose à nous de commencer les travaux, j'ai entrepris les démarches auprès de la société Hiram global, spécialisée dans le terrassement des grandes surfaces. J'attends donc votre accord écrit pour les engager sur le terrain pour les travaux conformément au protocole notarié qui nous lie.
C'est donc ce courrier qui est brandi ça et là pour faire croire que Touré Ahmed Bouah est un usurpateur. Et qu'il ne détient aucun terrain à Ebimpé. Contrairement à l'audit du Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD) qui a conclu que les terrains, tout comme les fonds existent bel et bien. Une véritable cabale orchestrée contre le Directeur du projet et qui vise à le délocaliser (comme suggéré plus haut par le député Joseph Mobio). Voire l'écarter de ce projet. Là-dessus, l'honorable, selon nos sources, laisse entendre qu'il n'agit que pour consolider la cohésion sociale. Mais,
Il est à noter qu'un protocole d'accord entre les sociétés Sophia et Azuréenne de promotion lie Touré Ahmed Bouah à Louis Djédjé. Signé le 25 avril 2007, sous la supervision de Me Nathalie Zouzoua, Notaire. Contrat qui permet à Azuréenne de promotion de commercialiser les 70% des terres dont le lotissement a été confié à Touré Ahmed Bouah par les propriétaires d'Ebimpé en 1998. Parce que, à son temps, Sophia n'existait pas en tant que structure légalement constituée.
Mais aujourd'hui, le Directeur du projet se réserve le droit d'ester en justice ceux qui ?uvrent à salir son image. Cependant, Touré Ahmed Bouah n'entend pas baisser les bras face à de telles man?uvres. Puisqu'il invite son partenaire à la mutualisation des efforts pour la bonne fin d'exécution du projet.
Comment en est-on arrivé là ?
Nos investigations révèlent que tout est parti d'un lotissement réalisé par Touré Ahmed Bouah dans les villages d'Ebimpé et d'Anyama Adjamé, à la demande des villageois. Cet accord de volonté a fait l'objet d'un protocole d'accord en la forme notariée reçu en la forme authentique par Maître NANOU Christine, notaire à Abidjan.
Le lotissement portant sur une superficie totale de 772 hectares, les villageois céderont 30% des parcelles ? soit 232 hectares - à Touré Ahmed Bouah, au titre de sa rémunération. Les 70% restants, estimés à 540 hectares et représentant la part des propriétaires, ont été confiées à Azuréenne de Promotion, de Djédjé Louis Durand par Touré Ahmed Bouah. Ce transfert de titre de propriété a été communiqué au ministre de la Construction et de l'Urbanisme par M. Touré, le 17 mai 2005. Ces espaces, il faut le préciser sont répartis sur quatre sites distincts pour lesquels trois missions essentielles ont été confiées à M. Djédjé. Parmi lesquelles, la purge des droits
coutumiers.
Cet autre accord entre M. Touré Ahmed Bouah et Djédjé Louis Durand a été
également matérialisé par un protocole visé par un notaire. Ce document a été reçu dans sa forme authentique, le 25 avril, par Maître Natalie Zouzoua,
notaire à Abidjan.
De façon précise, l'article 7 de ce protocole stipule que M. Djédjé Louis Durand est la seule personne habilitée à
à recevoir les paiements effectués pour le compte des 540 Ha par les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS). Et ce, sur
un compte domicilié à la BFA au nom d'Azuréenne de Promotion. L'ensemble des chèques libellés au nom d'Azuréenne de Promotion, font obligation à M. Djédjé Louis Durand de faire face à l'ensemble des charges inhérentes à la bonne fin d'exécution duprojet.
Fort de toutes ces assurances, Touré Ahmed Bouah prend donc les commandes de la gestion administrative et technique du projet. Deux ans après, le constat est triste. Djédjé Louis Durand ne fait face à aucun de ses engagements concernant la vente des 70% des parcelles à lui confiées. De quoi faire tiquer Touré Ahmed Bouah qui décide de créer Sophia et entame ainsi la vente des parcelles portant son nom. A savoir, les 30% des surfaces loties les autres lotissements non confiés à Azuréenne de Promotion.
Pour un meilleur suivi de l'opération, le Chef d'état-major, le Général Philippe Mangou, décide de mettre en place un comité de suivi qui comprend les éléments de tous les corps des FDS. Avec à sa tête, le
commandant Guézoa, chef de cabinet du CEMA. Mission principale : Veiller au bon déroulement du projet.
Le comité prend le temps d'analyser le dossier, convoque plusieurs séances de
travail à l'issue desquelles il renouvelle sa confiance en TOURE Ahmed Bouah. Et ce, après analyse minutieuse des documents notariés portant sur les différents protocoles d'accord passés, d'une part avec les propriétaires terriens et d'autre part avec, Louis Djédjé. Malgré tout cela, c'est le statu quo. Aucun mouvement Rien ne bouge. C'est ainsi que le comité de suivi décide de prendre ses responsabilités pour obliger M. DJEDJE à payer 20% du coût des droits de purge aux propriétaires terriens et les frais des travaux de décapage au génie militaire. Et ce, en prenant soin de maintenir le reste des précomptes sous
séquestre. Par mesure de prudence.
Cette fois-ci, un autre plan est mis en ?uvre pour contrarier les choses. Le chef du village d'Ebimpé, Alfred Kouachy, entre dans une bataille avec le promoteur. Objectif de ces agissements : éjecter Touré Ahmed Bouah et prendre en main l'opération.
Dans cette atmosphère surchauffée, les travaux ne connaitront aucun début d'exécution, malgré les efforts du génie militaire.
Face à cette situation, TOURE Ahmed Bouah sollicite l'expertise du Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD). M. Touré décide d'intégrer le BNETD dans l'affaire en lui confiant la réalisation d'un audit pour
garantir une bonne fin d'exécution du projet. Pas tous les partenaires au projet. Eclairé par l'audit, M. TOURE Ahmed Bouah décide de passer à une étape supérieure. Mais avant, une tournée est effectuée dans les casernes d'Abidjan et de l'intérieur du pays. Le Directeur du projet attaque la chefferie d'Ebimpé et tous ses acolytes en justice. Il gagne son procès et parvient à obtenir une réquisition de la force publique pour veiller à l'exécution des travaux d'aménagement et de décapage des sites d'Ebimpé. Une fois de plus, pas de travaux.
C'est ainsi que le Préfet d'Abidjan, Sam Etiassé, se saisit du dossier. Deux
mois durant, le gouverneur et la quasi-totalité de ses collaborateurs éplucheront le dossier. Le préfet d'Abidjan fait appel donc à toutes les parties sur la table de négociation. Y compris les élus d'Anyama, dont l'Honorable Mobio Joseph.
La volonté du préfet de raisonner la chefferie sera soldée par un échec cuisant. Face à cette situation troublante ? vu que l'image du chef de l'Etat est associée au projet -, le gouverneur finira par rendre un verdict sans équivoque. M.
TOURE Ahmed Bouah est rétabli dans ses droits. La force publique pouvait maintenant exécuter la réquisition du Procureur pour faire démarrer les travaux ? puisque c'est de façon exceptionnelle que le préfet d'Abidjan a décidé de mettre en veilleuse la réquisition de la force publique.
Au regard de ces différents verdicts (depuis le comité de suivi, la Justice, le
Préfet d'Abidjan), TOURE Ahmed Bouah dans un esprit de conciliation, adressera une correspondance à Djédjé Louis Durand pour lui signifier sa volonté d'utiliser un autre opérateur eu égard à l'indisponibilité momentanée du génie militaire pour faire démarrer les travaux sur les sites de 540 hectares affectés aux FDS.
Djédjé n'y trouve aucun inconvénient. Mais, la suite des événements montre que cet accord n'était qu'un accord de façade.
Il décide de s'allier au député Mobio à qui il remet ce courrier. En prenant la peine de lui expliquer que c'est la preuve que Touré Ahmed Bouah ne dispose d'aucun terrain à Ebimpé. Toujours, dans le dessein de l'écarter du projet pour demeurer le seul et unique maître incontesté du jeu.
De source bien introduite, le préfet d'Abidjan avait été approché pour la même chose. Mais, au vu de sa probité, Sam Etiassé a balayé cette offre du revers de la main. Aujourd'hui, c'est l'honorable qui est utilisé pour fragiliser TOURE Ahmed Bouah.
Aujourd'hui, c'est donc cette correspondance qui circule entre les autorités et qui, jusqu'à ce jour, empêche le début des travaux.
Voici le nouveau plan de sabotage
Depuis quelques jours, un tract circule dans la ville. Bien que ne portant aucune signature, ce document, après lecture, suscite de nombreuses interrogations. En effet, ce tract révèle assez clairement que Azuréenne de Promotion n'est pas en odeur de sainteté avec le Comité de suivi de l'opération 12 000 logements, dirigé par le commandant Guezoa. Dans la mesure où, l'on peut lire dans ce document, au titre des propositions, ce qui suit : Dans la logique des propositions favorables au déblocage attendu, il est souhaitable qu'il soit mis sur pied, un nouveau comité de suivi, qui veille à la bonne exécution de l'opération, et d'abord à son premier niveau qui est purement foncier, et qui fait l'objet des prélèvements aux FDS Le préalable de la mission de ce comité reviendra à faire l'audit des régies afin d'identifier les auteurs des abus, dans l'utilisation des chèques des souscriptions en dehors du cadre du financement de l'opération Azuréenne (ndlr : par opération Azuréenne, il faut comprendre l'opération 12 000 logements). De façon concrète, ce document propose que le comité de suivi soit piloté du ministère de la Défense, avec pour membres la Présidence de la République, le ministère d l'Intérieur (Police économique), le ministère des Finances, et un représentant de chaque corps FDS souscripteur.
Outre le comité de suivi, ce document met également en exergue la possibilité de transfert de comptes séquestres dans une autre banque de la place. Enfin, si les rumeurs relatives aux difficultés de trésorerie de la BFA révéleraient une situation réelle, il faudrait que soit envisagée, la possibilité de transfert de comptes séquestres, dans une autre banque de la place, qui pourrait racheter le portefeuille du crédit escompte accordé à l'Azuréenne, et remboursable sur le bénéfice de l'opération.
Dans le dernier paragraphe des propositions, le document met véritablement le pied dans le plat. Il évoque clairement la volonté de délocaliser le site réservé à l'opération. Ce, pour éviter les risques des conséquences de la frustration des FDS. Un terrain déjà trouvé, d'une étendue de 96 ha.
Le constat est que nulle part, Touré Ahmed Bouah n'est attaqué dans le fond. Mais, si tant est que cette vision devait se matérialiser, que deviendront les 20% du coût des purges des droits coutumiers reversés aux propriétaires terriens ? Pourra-t-on obliger ces propriétaires terriens à reverser ce montant (1,1 milliard FCFA) comme cela est envisagé par certains ? Combien de temps devront encore attendre les souscripteurs pour entrer en possession de leurs terrains quand on sait que l'opération actuelle a été entamée depuis 1998 ? Enfin, que deviendront toutes ces lettres d'attribution remises par le chef de l'Etat aux FDS ? Autant d'interrogations à élucider et qui montrent assez bien les vraies motivations de ces ennemis de la République.
Par
RMK Yobouet
Maintes fois reportés, les travaux d'aménagement et de décapage d'Ebimpé n'ont toujours pas connu un début d'exécution. Et pourtant, l'espoir a rejailli dans les c?urs des souscripteurs, après la décision du préfet d'Abidjan, Sam Etiassé, le 27 octobre. Ce jour-là, l'on se souvient que le préfet d'Abidjan avait rétabli le promoteur Touré Ahmed Bouah, dans ses droits. Les documents de Touré Ahmed Bouah sont fiables, a conclu le préfet, après deux mois d'études du dossier Ebimpé. Par conséquent, Sam Etiassé a invité le promoteur à aller commencer ses travaux. Vingt-quatre (24) heures plus tard, c'est le numéro un ivoirien, Laurent Gbagbo, qui félicite Touré Ahmed Bouah. Et lui ordonne d'aller commencer ses travaux. Illico. Maintenant que tu es rétabli dans tes droits, va commencer les travaux, avait lancé le chef de l'Etat au promoteur.
Tout était donc réuni pour que le projet prenne son envol. C'était sans compter avec le député d'Anyama. Qui, malgré les cautions du chef de l'Etat, a décidé de s'ériger en obstacle au projet. Récalcitrant à la vision du chef de l'Etat, le député Joseph Mobio décide de renégocier les contrats passés entre Touré Ahmed Bouah et les propriétaires terriens. Sans prendre la peine de consulter ceux-ci.
Voilà donc l'honorable chez le promoteur. Pour dit-il, proposer de nouvelles terres aux fins de la réalisation du projet. Couronné d'un échec, l'honorable met le cap chez le général Kassaraté, Commandant supérieur de la gendarmerie nationale. Il faut noter que le général est chargé d'exécuter une décision du procureur visant à utiliser la force publique pour sécuriser les travaux d'aménagement du site d'Ebimpé. L'honorable réussit à obtenir du général un temps mort pendant lequel il réunit les villageois d'Ebimpé, le 1er septembre. Et leur demande d'opposer une résistance au démarrage des travaux. Et pourtant, le préfet avait interpellé la chefferie à travers la correspondance N° 850/PA/SG/D1 du 31 octobre 2008 pour remettre les pendules à l'heure. Je confirme par la présente la décision que j'ai prise à la rencontre du lundi 27octobre 2008 où j'ai demandé aux promoteurs dudit projet de prendre possession de leurs parcelles, écrit le préfet. Qui n'écarte pas la possibilité pour les villageois d'Ebimpé de saisir les tribunaux au cas où cette décision ne requiert pas leur assentiment.
Au lieu des tribunaux, c'est la mauvaise foi qui est mise à contribution pour faire capoter ce projet si cher au chef de l'Etat. Aujourd'hui, les détracteurs du projet s'appuient sur un courrier du Directeur du projet et Directeur général de Sophia, Touré Ahmed Bouah au Directeur général d'Azuréenne de promotion, Louis Djédjé, en date du 14 octobre 2008. Courrier dans lequel M. Touré écrit ceci. J'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir m'autoriser par écrit à engager au nom d'Azuréenne de promotion les travaux de terrassement comprenant l'abattage et le décapage des arbres (décapage avec bull), l'évacuation de la saleté et le nivellement sur le site d'Ebimpé qui devrait être aménagé par le Génie militaire. Mais eu égard au défaut de moyens d'actions immédiats du Génie militaire, et surtout à l'urgence qui s'impose à nous de commencer les travaux, j'ai entrepris les démarches auprès de la société Hiram global, spécialisée dans le terrassement des grandes surfaces. J'attends donc votre accord écrit pour les engager sur le terrain pour les travaux conformément au protocole notarié qui nous lie.
C'est donc ce courrier qui est brandi ça et là pour faire croire que Touré Ahmed Bouah est un usurpateur. Et qu'il ne détient aucun terrain à Ebimpé. Contrairement à l'audit du Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD) qui a conclu que les terrains, tout comme les fonds existent bel et bien. Une véritable cabale orchestrée contre le Directeur du projet et qui vise à le délocaliser (comme suggéré plus haut par le député Joseph Mobio). Voire l'écarter de ce projet. Là-dessus, l'honorable, selon nos sources, laisse entendre qu'il n'agit que pour consolider la cohésion sociale. Mais,
Il est à noter qu'un protocole d'accord entre les sociétés Sophia et Azuréenne de promotion lie Touré Ahmed Bouah à Louis Djédjé. Signé le 25 avril 2007, sous la supervision de Me Nathalie Zouzoua, Notaire. Contrat qui permet à Azuréenne de promotion de commercialiser les 70% des terres dont le lotissement a été confié à Touré Ahmed Bouah par les propriétaires d'Ebimpé en 1998. Parce que, à son temps, Sophia n'existait pas en tant que structure légalement constituée.
Mais aujourd'hui, le Directeur du projet se réserve le droit d'ester en justice ceux qui ?uvrent à salir son image. Cependant, Touré Ahmed Bouah n'entend pas baisser les bras face à de telles man?uvres. Puisqu'il invite son partenaire à la mutualisation des efforts pour la bonne fin d'exécution du projet.
Comment en est-on arrivé là ?
Nos investigations révèlent que tout est parti d'un lotissement réalisé par Touré Ahmed Bouah dans les villages d'Ebimpé et d'Anyama Adjamé, à la demande des villageois. Cet accord de volonté a fait l'objet d'un protocole d'accord en la forme notariée reçu en la forme authentique par Maître NANOU Christine, notaire à Abidjan.
Le lotissement portant sur une superficie totale de 772 hectares, les villageois céderont 30% des parcelles ? soit 232 hectares - à Touré Ahmed Bouah, au titre de sa rémunération. Les 70% restants, estimés à 540 hectares et représentant la part des propriétaires, ont été confiées à Azuréenne de Promotion, de Djédjé Louis Durand par Touré Ahmed Bouah. Ce transfert de titre de propriété a été communiqué au ministre de la Construction et de l'Urbanisme par M. Touré, le 17 mai 2005. Ces espaces, il faut le préciser sont répartis sur quatre sites distincts pour lesquels trois missions essentielles ont été confiées à M. Djédjé. Parmi lesquelles, la purge des droits
coutumiers.
Cet autre accord entre M. Touré Ahmed Bouah et Djédjé Louis Durand a été
également matérialisé par un protocole visé par un notaire. Ce document a été reçu dans sa forme authentique, le 25 avril, par Maître Natalie Zouzoua,
notaire à Abidjan.
De façon précise, l'article 7 de ce protocole stipule que M. Djédjé Louis Durand est la seule personne habilitée à
à recevoir les paiements effectués pour le compte des 540 Ha par les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS). Et ce, sur
un compte domicilié à la BFA au nom d'Azuréenne de Promotion. L'ensemble des chèques libellés au nom d'Azuréenne de Promotion, font obligation à M. Djédjé Louis Durand de faire face à l'ensemble des charges inhérentes à la bonne fin d'exécution duprojet.
Fort de toutes ces assurances, Touré Ahmed Bouah prend donc les commandes de la gestion administrative et technique du projet. Deux ans après, le constat est triste. Djédjé Louis Durand ne fait face à aucun de ses engagements concernant la vente des 70% des parcelles à lui confiées. De quoi faire tiquer Touré Ahmed Bouah qui décide de créer Sophia et entame ainsi la vente des parcelles portant son nom. A savoir, les 30% des surfaces loties les autres lotissements non confiés à Azuréenne de Promotion.
Pour un meilleur suivi de l'opération, le Chef d'état-major, le Général Philippe Mangou, décide de mettre en place un comité de suivi qui comprend les éléments de tous les corps des FDS. Avec à sa tête, le
commandant Guézoa, chef de cabinet du CEMA. Mission principale : Veiller au bon déroulement du projet.
Le comité prend le temps d'analyser le dossier, convoque plusieurs séances de
travail à l'issue desquelles il renouvelle sa confiance en TOURE Ahmed Bouah. Et ce, après analyse minutieuse des documents notariés portant sur les différents protocoles d'accord passés, d'une part avec les propriétaires terriens et d'autre part avec, Louis Djédjé. Malgré tout cela, c'est le statu quo. Aucun mouvement Rien ne bouge. C'est ainsi que le comité de suivi décide de prendre ses responsabilités pour obliger M. DJEDJE à payer 20% du coût des droits de purge aux propriétaires terriens et les frais des travaux de décapage au génie militaire. Et ce, en prenant soin de maintenir le reste des précomptes sous
séquestre. Par mesure de prudence.
Cette fois-ci, un autre plan est mis en ?uvre pour contrarier les choses. Le chef du village d'Ebimpé, Alfred Kouachy, entre dans une bataille avec le promoteur. Objectif de ces agissements : éjecter Touré Ahmed Bouah et prendre en main l'opération.
Dans cette atmosphère surchauffée, les travaux ne connaitront aucun début d'exécution, malgré les efforts du génie militaire.
Face à cette situation, TOURE Ahmed Bouah sollicite l'expertise du Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD). M. Touré décide d'intégrer le BNETD dans l'affaire en lui confiant la réalisation d'un audit pour
garantir une bonne fin d'exécution du projet. Pas tous les partenaires au projet. Eclairé par l'audit, M. TOURE Ahmed Bouah décide de passer à une étape supérieure. Mais avant, une tournée est effectuée dans les casernes d'Abidjan et de l'intérieur du pays. Le Directeur du projet attaque la chefferie d'Ebimpé et tous ses acolytes en justice. Il gagne son procès et parvient à obtenir une réquisition de la force publique pour veiller à l'exécution des travaux d'aménagement et de décapage des sites d'Ebimpé. Une fois de plus, pas de travaux.
C'est ainsi que le Préfet d'Abidjan, Sam Etiassé, se saisit du dossier. Deux
mois durant, le gouverneur et la quasi-totalité de ses collaborateurs éplucheront le dossier. Le préfet d'Abidjan fait appel donc à toutes les parties sur la table de négociation. Y compris les élus d'Anyama, dont l'Honorable Mobio Joseph.
La volonté du préfet de raisonner la chefferie sera soldée par un échec cuisant. Face à cette situation troublante ? vu que l'image du chef de l'Etat est associée au projet -, le gouverneur finira par rendre un verdict sans équivoque. M.
TOURE Ahmed Bouah est rétabli dans ses droits. La force publique pouvait maintenant exécuter la réquisition du Procureur pour faire démarrer les travaux ? puisque c'est de façon exceptionnelle que le préfet d'Abidjan a décidé de mettre en veilleuse la réquisition de la force publique.
Au regard de ces différents verdicts (depuis le comité de suivi, la Justice, le
Préfet d'Abidjan), TOURE Ahmed Bouah dans un esprit de conciliation, adressera une correspondance à Djédjé Louis Durand pour lui signifier sa volonté d'utiliser un autre opérateur eu égard à l'indisponibilité momentanée du génie militaire pour faire démarrer les travaux sur les sites de 540 hectares affectés aux FDS.
Djédjé n'y trouve aucun inconvénient. Mais, la suite des événements montre que cet accord n'était qu'un accord de façade.
Il décide de s'allier au député Mobio à qui il remet ce courrier. En prenant la peine de lui expliquer que c'est la preuve que Touré Ahmed Bouah ne dispose d'aucun terrain à Ebimpé. Toujours, dans le dessein de l'écarter du projet pour demeurer le seul et unique maître incontesté du jeu.
De source bien introduite, le préfet d'Abidjan avait été approché pour la même chose. Mais, au vu de sa probité, Sam Etiassé a balayé cette offre du revers de la main. Aujourd'hui, c'est l'honorable qui est utilisé pour fragiliser TOURE Ahmed Bouah.
Aujourd'hui, c'est donc cette correspondance qui circule entre les autorités et qui, jusqu'à ce jour, empêche le début des travaux.
Voici le nouveau plan de sabotage
Depuis quelques jours, un tract circule dans la ville. Bien que ne portant aucune signature, ce document, après lecture, suscite de nombreuses interrogations. En effet, ce tract révèle assez clairement que Azuréenne de Promotion n'est pas en odeur de sainteté avec le Comité de suivi de l'opération 12 000 logements, dirigé par le commandant Guezoa. Dans la mesure où, l'on peut lire dans ce document, au titre des propositions, ce qui suit : Dans la logique des propositions favorables au déblocage attendu, il est souhaitable qu'il soit mis sur pied, un nouveau comité de suivi, qui veille à la bonne exécution de l'opération, et d'abord à son premier niveau qui est purement foncier, et qui fait l'objet des prélèvements aux FDS Le préalable de la mission de ce comité reviendra à faire l'audit des régies afin d'identifier les auteurs des abus, dans l'utilisation des chèques des souscriptions en dehors du cadre du financement de l'opération Azuréenne (ndlr : par opération Azuréenne, il faut comprendre l'opération 12 000 logements). De façon concrète, ce document propose que le comité de suivi soit piloté du ministère de la Défense, avec pour membres la Présidence de la République, le ministère d l'Intérieur (Police économique), le ministère des Finances, et un représentant de chaque corps FDS souscripteur.
Outre le comité de suivi, ce document met également en exergue la possibilité de transfert de comptes séquestres dans une autre banque de la place. Enfin, si les rumeurs relatives aux difficultés de trésorerie de la BFA révéleraient une situation réelle, il faudrait que soit envisagée, la possibilité de transfert de comptes séquestres, dans une autre banque de la place, qui pourrait racheter le portefeuille du crédit escompte accordé à l'Azuréenne, et remboursable sur le bénéfice de l'opération.
Dans le dernier paragraphe des propositions, le document met véritablement le pied dans le plat. Il évoque clairement la volonté de délocaliser le site réservé à l'opération. Ce, pour éviter les risques des conséquences de la frustration des FDS. Un terrain déjà trouvé, d'une étendue de 96 ha.
Le constat est que nulle part, Touré Ahmed Bouah n'est attaqué dans le fond. Mais, si tant est que cette vision devait se matérialiser, que deviendront les 20% du coût des purges des droits coutumiers reversés aux propriétaires terriens ? Pourra-t-on obliger ces propriétaires terriens à reverser ce montant (1,1 milliard FCFA) comme cela est envisagé par certains ? Combien de temps devront encore attendre les souscripteurs pour entrer en possession de leurs terrains quand on sait que l'opération actuelle a été entamée depuis 1998 ? Enfin, que deviendront toutes ces lettres d'attribution remises par le chef de l'Etat aux FDS ? Autant d'interrogations à élucider et qui montrent assez bien les vraies motivations de ces ennemis de la République.
Par
RMK Yobouet