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Droit de réponse

Monsieur le Directeur Général, Un communiqué paru dans votre
organe le 24 janvier 2008 et signé d'une prétendue faîtière judiciaire, fait
état de ce qui suit: - L'U.na.g.ci a appelé ses militants à suspendre leur participation aux audiences foraines. - Après concertation de la pseudo faîtière et l'U.na.g.ci, ces 2 structures ont rencontré les autorités en charge du statut des greffiers; que de cette rencontre il est ressorti que le projet de Statut des greffiers n'avait nullement été dilué. - Que le Président de la
République avait décidé de rencontrer les greffiers à telle date convenue. Estimant, d'une part, que cette structure pompeusement appelée faîtière judiciaire qui serait mandataire de
toutes les associations syndicales des greffiers, n'a aucune existence légale
et, d'autre part, que les écrits manifestement mensongers de cette structure
fictive porte gravement atteinte à son image et sa crédibilité, l'Union
nationale des greffiers de Côte d'Ivoire se sent dans l'obligation de venir par
la présente, et ce, conformément à la loi et au nom de la vérité, user de son
droit de réponse, en apportant les informations et précisions suivantes :
I°- DE L'INEXISTENCE D'UNE
FAITIERE JUDICIAIRIE La vie associative en Côte
d'Ivoire est régie par la loi n° 60-315 du 21-09-1960. Les dispositions de
cette loi font obligation à toute association de ne pouvoir agir valablement
qu'autant qu'elle a satisfait aux conditions suivantes:
- Tenir une assemblée générale
constitutive au cours de laquelle les futurs adhérents donnent leur
consentement pour appartenir à l'association. - Les actes de l'assemblée
générale constitutive doivent avoir été publiés au Répertoire des associations
tenu par le ministère de l'Intérieur. - L'existence de l'association
doit avoir été portée à la connaissance de la nation par insertion au Journal
Officiel. Or, à la connaissance de l'Union
nationale des greffiers de Cote d'Ivoire, en dehors de la réunion tenue à Taabo
les 23 et 24 février 2007, laquelle s'est soldée par un échec, aucun autre acte
de nature à fédérer les différentes associations syndicales des greffiers, n'a
été posé, sauf au soit-disant président de cette prétendue faîtière judiciaire
de rapporter la preuve probante de l'existence légale de sa structure au moment
du dépôt de son communiqué dans les différents organes de presse. En tout état de cause, même si cette prétendue faîtière pouvait, par extraordinaire, revendiquer une existence
légale, les écrits publiés sont à tous égards contestables. II° - DES ECRITS MANIFESTEMENT
MENSONGERS PUBLIES PAR LA PRETENDUE FAITIERE JUDICIAIRE En tentant maladroitement de
faire croire que le projet de statut des greffiers n'a jamais été dilué, la
prétendue faîtière judiciaire fait la preuve suffisante de sa mauvaise foi et
de manque de rigueur intellectuelle.
En effet, cette pseudo
association ne peut nier l'existence d'une multitude d'observations soutenues
par plusieurs membres du gouvernement et dont certaines avaient déjà prospéré.
Un tel constat résulte de :
. la suppression du pré-requis en
droit pourtant consensuellement admis dans le projet initial
. la remise en question de la
suppression de l'emploi des Assistants des greffes et parquets.
. La suppression de l'indemnité
de logement. . La suppression de l'indemnité
de risques. Concernant l'indemnité de logement et la suppression de l'emploi des Assistants des greffes et parquets, cette pseudo faîtière ne peut valablement contester que seule la lutte
enclenchée par l'Union nationale des greffiers de Côte d'Ivoire à l'issue de
son assemblée générale du 16 janvier 2008 a pu faire admettre au gouvernement
la nécessité de respecter le projet initial. Quant à la remise en question du
pré-requis en droit et de l'indemnité de risques, la prétendue faîtière
judiciaire ne saurait disconvenir que ces chapitres du projet consensuel
initial en ont été purement et simplement, à jamais, amputés. En outre, il est curieux de
constater qu'une organisation prétendant défendre les intérêts des greffiers
s'arroge le droit de lever un mot d'ordre qu'il n'a jamais lancé, ni même
soutenu, à travers des communiqués. A l'analyse, seuls des objectifs
malsains, empreints de la volonté de nuire à l'ensemble des greffiers peuvent
justifier une telle démarche. Enfin, faire allusion à la rencontre avec le Président de la République alors qu'elle n'y a pas pris part achève de convaincre sur les intentions malveillantes de cette prétendue faîtière. III°- DE LA RENCONTRE AVEC LE
CHEF DE L'ETAT
Il est inadmissible et même
incompréhensible qu'une supposée structure fédérative qui n'a point assisté à
une rencontre que les vrais défenseurs des intérêts des greffiers ont eue avec
le Chef de l'Etat, s'arroge le droit de faire croire qu'elle y aurait participé
et d'annoncer publiquement le prochain rendez-vous qu'aurait accordé le Chef de
l'Etat à l'ensemble des organisations des greffiers à telle date convenue.
De tels agissements ne peuvent
s'analyser autrement que comme des man?uvres de diversion et d'intoxication à
l'endroit de l'opinion, et des greffiers en particulier, de nature à faire
croire à ces derniers que cette prétendue faîtière serait aux avant-postes de
la lutte. Or, il n'en rien est à la vérité. Aussi, l'Union nationale des
greffiers de Côte d'Ivoire, syndicat emblématique, largement majoritaire et
d'avant-garde des greffiers s'oppose-t-elle à toute manipulation ayant pour
objectif de saborder toute sa lutte en vue de maintenir les greffiers dans
l'asservissement. Assurée d'une publication de son
droit de réponse dans les meilleurs délais, l'Union nationale des greffiers de
Côte d'Ivoire vous prie, Monsieur le Directeur Général, de croire en sa
déférente considération./.






Pour le Bureau exécutif national
Le président Me Dakouri Roger

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