Politique nationale - Vers les élections générales - Le Fpi prend une longueur d'avance
Le Fpi dont est issu le chef de l'Etat, semble déjà tirer les premiers dividendes de l'accord politique de Ouagadougou. Dopés par ce qu'ils considèrent comme un déséquilibre en leur faveur, les partisans de Laurent Gbagbo n'attendent plus que sonne le top -départ pour la campagne présidentielle. Sous la couverture de caravanes diverses pour faire la promotion de la paix, le camp présidentiel est, depuis des semaines, en contact avec l'électorat.
Officiellement, les messagers de la paix, proches du Fpi, sont en campagne pour promouvoir le nouvel esprit découlant du compromis politique de Ouaga. Après Blé Goudé qui a bouclé sa caravane, il y a peu. Suivie, presque aussitôt par Mme Bro Grébé, Elie Hallassou ou encore, prévue pour une date à venir la tournée d'Idriss Ouattara, c'est toute la ?'galaxie patriotique'' qui est en branle.
Pour de nombreux observateurs, toutes ces tournées menées presque simultanément sont destinées à faire d'une pierre deux coups. D'un côté, les hommes de terrain du Fpi ont pour mission officielle ?'d'éduquer'' les populations aux idéaux de paix et de réconciliation, tels que prônés par l'accord politique de Ouaga.
Les refondateurs de plain-pied dans la campagne
De l'autre, il s'agit d'une mission officieuse. Il devra notamment être question pour les émissaires du Fpi, déguisés en ambassadeurs de la paix, de remobiliser militants et partisans sur la nécessaire cohésion autour du candidat Laurent Gbagbo, candidat certain à sa succession, prend ainsi, depuis l'acte final des pourparlers de Ouaga, une longueur d'avance sur son opposition politique. Ses ?'messagers'' se feront fort de le présenter sous les habits d'un moine nouveau, chantre de la paix, et unique artisan de la restauration de la confiance. A juste titre, dès lors que les résultats positifs issus du dialogue direct, dont il n'est que l'un des souscripteurs est mis à son actif exclusif. Dans la marche apaisée vers la réconciliation et la réunification, la récupération politicienne de l'accord de Ouaga, que tente d'opérer les partisans de Laurent Gbagbo, peut déboucher sur un clash. En effet, le nouveau Premier ministre
L'opposition focalisée sur l'accord de Ouaga
a-t-il à peine pris fonction que l'entourage de Laurent Gbagbo crie déjà victoire. C'est un leurre. Car, toute velléité de récupération pourrait créer des frustrations. Mais Gbagbo semble se délecter de ce nouveau contexte. Moins que le Premier ministre avec qui il organise la vie au sommet de l'Etat, le chef de l'Etat a pris le peloton de tête face à son opposition. Bédié et Ado, jusqu'ici focalisés à décrypter l'accord politique de Ouaga. Plus d'un mois après sa signature. Là où un peu de lucidité les aurait enjoints vers la préparation des futures joutes électorales. Au sein de l'opposition houphouétiste, le réalisme politique fait cruellement défaut. Autrement, les quatre (4) leaders houphouétistes auraient considéré l'accord politique comme un acquis profitable à la paix et entrer dans la préparation des élections. Toutefois, rien ne sert de courir, il faut partir à point.
D.S.
Officiellement, les messagers de la paix, proches du Fpi, sont en campagne pour promouvoir le nouvel esprit découlant du compromis politique de Ouaga. Après Blé Goudé qui a bouclé sa caravane, il y a peu. Suivie, presque aussitôt par Mme Bro Grébé, Elie Hallassou ou encore, prévue pour une date à venir la tournée d'Idriss Ouattara, c'est toute la ?'galaxie patriotique'' qui est en branle.
Pour de nombreux observateurs, toutes ces tournées menées presque simultanément sont destinées à faire d'une pierre deux coups. D'un côté, les hommes de terrain du Fpi ont pour mission officielle ?'d'éduquer'' les populations aux idéaux de paix et de réconciliation, tels que prônés par l'accord politique de Ouaga.
Les refondateurs de plain-pied dans la campagne
De l'autre, il s'agit d'une mission officieuse. Il devra notamment être question pour les émissaires du Fpi, déguisés en ambassadeurs de la paix, de remobiliser militants et partisans sur la nécessaire cohésion autour du candidat Laurent Gbagbo, candidat certain à sa succession, prend ainsi, depuis l'acte final des pourparlers de Ouaga, une longueur d'avance sur son opposition politique. Ses ?'messagers'' se feront fort de le présenter sous les habits d'un moine nouveau, chantre de la paix, et unique artisan de la restauration de la confiance. A juste titre, dès lors que les résultats positifs issus du dialogue direct, dont il n'est que l'un des souscripteurs est mis à son actif exclusif. Dans la marche apaisée vers la réconciliation et la réunification, la récupération politicienne de l'accord de Ouaga, que tente d'opérer les partisans de Laurent Gbagbo, peut déboucher sur un clash. En effet, le nouveau Premier ministre
L'opposition focalisée sur l'accord de Ouaga
a-t-il à peine pris fonction que l'entourage de Laurent Gbagbo crie déjà victoire. C'est un leurre. Car, toute velléité de récupération pourrait créer des frustrations. Mais Gbagbo semble se délecter de ce nouveau contexte. Moins que le Premier ministre avec qui il organise la vie au sommet de l'Etat, le chef de l'Etat a pris le peloton de tête face à son opposition. Bédié et Ado, jusqu'ici focalisés à décrypter l'accord politique de Ouaga. Plus d'un mois après sa signature. Là où un peu de lucidité les aurait enjoints vers la préparation des futures joutes électorales. Au sein de l'opposition houphouétiste, le réalisme politique fait cruellement défaut. Autrement, les quatre (4) leaders houphouétistes auraient considéré l'accord politique comme un acquis profitable à la paix et entrer dans la préparation des élections. Toutefois, rien ne sert de courir, il faut partir à point.
D.S.