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Propos de...

M. Abdoul-Dramane, DG de l'OIC: Tous les opérateurs économiques sont rassurés

Je voudrais féliciter le Président de la Communauté portuaire (ndlr : M. Marcel Gossio) qui a conduit la délégation de la communauté portuaire et tous ceux qui exercent sur la plate-forme portuaire dans les trois pays de l'hinterland, le Burkina Faso, le Mali l'Europe et le Niger. Ainsi que la presse et les responsables de sociétés qui ont sillonné ces pays. Cela démontre qu'ils sont restés rattachés à la Côte d'Ivoire pour le retour véritable des opérateurs économiques qui, à cause de la crise se sont détournés un temps soit peu de notre port, pour des raisons économiques sécuritaires. Il a été question, à chacun de ces voyages, de rassurer les opérateurs économiques par rapport au problème de sécurité, au retour de la paix en Côte d'Ivoire et aussi à la disponibilité du port, parce que nous avons fait des efforts en ce qui concerne le trafic des transports. Monsieur Marcel Gossio a apporté des messages forts partout où nous sommes passés et les opérateurs économiques ont repris le chemin du port d'Abidjan. Dès notre retour du Burkina Faso, les opérateurs économiques tels que la Société d'Hydrocarbure du Burkina (qui a décidé de prendre toutes les commandes au PAA) sont retournés à Abidjan. Même le grand opérateur M. Kanazoé qui est dans le génie civil a décidé d'orienter toutes ses commandes au port d'Abidjan. Le constat aujourd'hui, c'est qu'il y a un engouement d'un retour effectif. Au pays des hommes intègres, les transporteurs de marchandises ont relevé le problème de souffrance aux corridors ivoiriens. Avant de nous rendre au Burkina Faso, pour l'installation du premier représentant du port d'Abidjan dans ce pays, nous avons rencontré, les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire. Des engagements ont été pris. Cela nous a d'ailleurs conforté dans l'idée de nous rendre au Mali pour l'installation du deuxième représentant. Malheureusement, le même scénario s'est répété là-bas. Malgré toutes ces dérives, ils ont fait toujours confiance aux paroles données par le Directeur Général du port et ces opérateurs ont gardé le port d'Abidjan comme leur port naturel. Les sociétés cotonnières comme la CNDT, par exemple n'ont jamais quitté le port d'Abidjan. La mission consistait à faire du porte à porte, c'est-à-dire des rencontres individuelles avec les opérateurs pour discuter avec eux comment résoudre leurs problèmes. Aujourd'hui, nous sommes au Niger pour lancer le même message. La différence ici, c'est que le Niger est loin de la Côte d'Ivoire. Et ils ont des ports plus proches. Malgré cela, ils nous ont donné leur accord pour prendre la route d'Abidjan via Ouagadougou. Le Niger envoyait du bétail en Côte d'Ivoire, mais la crise a fait que ce trafic a considérablement baissé. Nous sommes heureux parce que tous les opérateurs économiques, que ce soit au niveau des transports comme d'autres activités, sont d'accord pour la création d'une plate-forme logistique multimodale à Ouagadougou. C'est un schéma important qui n'avait jamais trouvé les moyens de sa réalisation. Notre transport doit arriver à une rapidité, le port doit être accessible très facilement quelque soit la distance entre lui et les clients.?

Colonel Kouamé Yapi Clément, administrateur des services financiers de la Douane: La Douane n'aura qu'à accompagner le port?

La Douane a toujours été un service de facilitateur. Le transit est le sujet qui concerne la Douane. Il a toujours occupé une place de choix dans les missions de la Douane. Et ce, pour le rôle humanitaire pour les pays sans littoral. La douane n'aura qu'à accompagner le PAA dans cette mission de port sec à Ouagadougou. En matière de transit, le seul problème, c'est celui de la caution que les opérateurs économiques ont du mal à supporter. Concernant la cherté de la douane dont vous faites cas, c'est une mauvaise analyse de la chose, parce que les droits des douanes sont suspendus. Pour cela, il faut voir l'intervention des manutentionnaires, des transitaires et autres. Depuis l'atelier de Grand-Bassam sur la compétitivité, il y a eu des études pour arrondir les angles.

M. Kaba Ibrahim, responsable commercial de l'hinterland et facturation à GEODIS: Les missions de Geodis ont porté leurs fruits?

J'ai fait la mission de Bobo Dioulaso (BF) et celle de Niamey (Niger). Il faut dire que dans l'ensemble, les missions de GEODIS ont porté leurs fruits. Le PAA a considérablement augmenté ses frets ces derniers temps avec le Burkina Faso et le Mali. Ce qui nous réjouit tous et montre que la guerre est loin derrière nous. Cette mission commerciale (Niger) est très stratégique. Nous savons que le Niger a pour port naturel, les ports qui sont plus proches : le Benin, le Ghana et le Togo. Il fallait venir avec de nouvelles idées pour rendre compétitif le port d'Abidjan ; ce que le DG Marcel Gossio a fait. Cela nous permettra d'avoir une part de marché non négligeable au Niger en tant qu'opérateur économique. Nous avons eu des parts de marché avec le Burkina Faso, le Mali; nous allons les renforcer avec le Niger grâce à ce projet de la mise en place de la plate-forme logistique à Ouagadougou. Nous n'allons pas nous arrêter aux différentes missions du port d'Abidjan, il nous revient, grâce à notre dynamisme et nos compétences de multiplier nos parts de marché dans l'hinterland et ailleurs dans le monde.?

M. Jean-Baptiste Nikiema, PDG de CIMA: Notre société se positionne peu à peu au Niger?

A la faveur de l'installation officielle du représentant du Port Autonome d'Abidjan au Niger (du 25 février au 1er mars), nous avons approché le PDG de la Compagnie Ivoirienne de Manutention, M. Jean-Baptiste Nikiema. Cet opérateur économique burkinabé dont la société est basé en Côte d'Ivoire et un peu partout en Afrique, est satisfait du bilan des installations faites par le port d'Abidjan depuis près de six mois à travers les pays de l'hinterland. Notre souhait, est que le projet de création de la plate-forme portuaire multimodale voit le jour le plutôt possible , a-t-il dit. De fait, l'homme s'est dit prêt à accompagner le projet de la mise en place d'une plate-forme logistique à Ouaga par le soutien que peut apporter sa structure pour le bonheur des opérateurs de l'hinterland qui travaillent en bonne intelligence avec la plate-forme portuaire d'Abidjan. Notre société commence à avoir des tonnages au Niger, d'ici trois mois nous allons dresser un bilan , a-t-il justifiéw

M. Savadogo Mahamadou, Représentant du PAA au Burkina : Le message est passé et le port revient en force?

Six mois après son installation officielle, comme le représentant du Port Autonome d'Abidjan (PAA) à Ouagadougou (Burkina Faso), M. Savadogo Mahamadou est satisfait de son bilan à mi-parcours. Cependant, il encourage le Gouvernement ivoirien à accompagner le Directeur Général du PAA, M. Marcel Gossio dans la mission qu'il s'est assignée: la reconquête de l'hinterland. Si le Burkina Faso se positionne depuis 2007 avec 46% de taux de progression grâce à certaines sociétés, telles Sonhaby, Sofitex, le souhait de M. Savadogo Mahamadou serait que le trafic routier reprenne le plus tôt possible. Parce que, soutiendra-t-il, le message est passé et le port revient en force?. A ce jour, la société Sofitex selon le représentant du PAA au Burkina Faso, envisage faire passer plus de 80 mille tonnes de coton par voie routière. La SONHABY renforce son trafic de fuel. Toute chose qui fait dire au représentant de M. Marcel Gossio que,?les perspectives sont prometteuses?. Déjà, des sociétés manutentionnaires comme la Sivom, la Simat, Msc etc., ont des représentants au Burkina Faso. C'est pourquoi, il a tenu à remercier le DG du PAA à qui il n'a cessé de réitérer le soutien des opérateurs burkinabé exerçant sur la plate-forme portuaire. Nous allons accompagner la politique menée par le DG du PAA afin que le port retrouve sa place. Mais il faut que le Gouvernement ivoirien fasse des efforts pour ne pas jeter à l'eau le bon travail entrepris par Gossio?, a prévenu M. Mahamadou Savadogo. Au regard de ce qui précède, le bilan à mi-parcours des échanges commerciaux entre le PAA et le Burkina Faso est positif. Reste aux politiques d'accompagner cette noble mission.

Sériba Koné

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