Tentative de coup d'État - Je n'ai plus envie de regarder dans le rétroviseur
Accusé, Adama Bictogo s'est expliqué, hier, de retour de son exil à Ouagadougou, au cours d'une conférence de presse.
Le secrétaire national chargé des relations avec les partis politiques au sein du Rassemblement des républicains (RDR) et conseiller de l'ex-Premier ministre Banny et d'Alassane Ouattara, Adama Bictogo est rentré jeudi de son exil ouagalais. Hier, il a donné une conférence de presse à l'hôtel Tiama pour dire sa part de vérité sur les accusations d'atteinte à la sûreté de l'Etat portées contre lui et de crime économique. Il en a profité pour se prononcer sur l'Accord de Ouagadougou signé le 4 mars. M. Adama Bictogo qui a décidé d'épouser l'air du temps dit s'inscrire dans l'Accord de Ouaga, donc dans le processus de paix, de pardon et de réconciliation en vue de la cohésion sociale s'est gardé d'entrer dans la polémique appelant les Ivoiriens à oublier le passé pour construire l'avenir. Il a surtout exprimé sa gratitude aux autorités qui ont permis de se retrouver en famille aujourd'hui, notamment les Présidents Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré, les Premiers ministres Guillaume Soro et Charles Konan Banny, le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara et les militants de son parti. Mon retour n'est pas seulement dû au fait que l'ordonnance (portant amnistie) a été prise le 16 avril. Il y avait déjà une adhésion sur proposition du Président Blaise Compaoré.
Il a expliqué les raisons pour lesquelles il n'a pas répondu aux deux convocations à lui adressées par la Direction de la surveillance du territoire (DST) et la Brigade de recherche il y a 7 mois. Je n'ai plus envie de regarder dans le rétroviseur. Je considère que ma présence à Ouaga, mon départ forcé mais qui est un choix, n'est pas lié à la convocation en elle-même ou les faits qui me sont reprochés. Mais on est tous d'accord pour dire que la période étant tendue, l'environnement n'était pas propice à un débat sans passion. C'est vrai que la convocation de la DST et celle de la Gendarmerie me sont parvenues. Donc j'ai choisi de m'exiler pour que plus tard nous puissions échanger et au besoin nous comprendre sur ce qui s'est réellement passé.
Pour les mêmes raisons, le conseiller de Banny et de Ouattara n'a pas non plus voulu répondre aux attaques du Président de l'Assemblée nationale qui l'accuse de s'enrichir dans cette guerre à travers le trafic. Surtout que le crime économique n'est pas pris en compte par la loi portant amnistie. Parler de crime économique, le mot est fort. () Je préfère ne pas donner de réponse mais de ne pas accepter que l'activité qui est menée dans le Nord soit considérée comme un crime économique. Quittons dans ça, restons dans la dynamique positive, dans la dynamique de la construction et que nous ne regardions pas dans le rétroviseur.
M. Adama Bictogo a expliqué, s'agissant des négociations de Ouagadougou qu'il n'était pas acteur mais observateur. Mieux, les délégations l'ont trouvé dans la capitale burkinabé. Toutefois, il dit s'être associé aux discussions parce que les personnes qui dirigeaient les deux délégations notamment Désiré Tagro et Louis Dakouy-Tabley et leurs membres sont des frères et amis ivoiriens et qu'il discutaient de l'avenir du pays. Il a démenti les propos selon lesquels il aurait retourné sa veste pour abandonner Charles Konan Banny au profit de Guillaume Soro. Il estime tout simplement, au vu des conclusions qu'il ignorait, qu'il fallait que les deux protagonistes de la crise se partagent le pouvoir pour mieux appliquer l'accord. Considérant que les Premiers ministres sont en mission à la suite des accords politiques, il pense qu'ils doivent être soutenus. D'où sa présence à la Primature. Il se dit prêt à accompagner Soro si son président, Alassane Ouattara l'y autorise. Il a mentionné d'ailleurs toutes les actions de médiation qu'il a menées depuis 2000 aussi bien entre Gbagbo et Ouattara, Ouattara et Bédié et Bédié et Soro. Le conférencier a appelé les Ivoiriens à la tolérance et au pardon pour ses propos si d'aventure il s'était trompé.
Paulin N. Zobo
Le secrétaire national chargé des relations avec les partis politiques au sein du Rassemblement des républicains (RDR) et conseiller de l'ex-Premier ministre Banny et d'Alassane Ouattara, Adama Bictogo est rentré jeudi de son exil ouagalais. Hier, il a donné une conférence de presse à l'hôtel Tiama pour dire sa part de vérité sur les accusations d'atteinte à la sûreté de l'Etat portées contre lui et de crime économique. Il en a profité pour se prononcer sur l'Accord de Ouagadougou signé le 4 mars. M. Adama Bictogo qui a décidé d'épouser l'air du temps dit s'inscrire dans l'Accord de Ouaga, donc dans le processus de paix, de pardon et de réconciliation en vue de la cohésion sociale s'est gardé d'entrer dans la polémique appelant les Ivoiriens à oublier le passé pour construire l'avenir. Il a surtout exprimé sa gratitude aux autorités qui ont permis de se retrouver en famille aujourd'hui, notamment les Présidents Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré, les Premiers ministres Guillaume Soro et Charles Konan Banny, le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara et les militants de son parti. Mon retour n'est pas seulement dû au fait que l'ordonnance (portant amnistie) a été prise le 16 avril. Il y avait déjà une adhésion sur proposition du Président Blaise Compaoré.
Il a expliqué les raisons pour lesquelles il n'a pas répondu aux deux convocations à lui adressées par la Direction de la surveillance du territoire (DST) et la Brigade de recherche il y a 7 mois. Je n'ai plus envie de regarder dans le rétroviseur. Je considère que ma présence à Ouaga, mon départ forcé mais qui est un choix, n'est pas lié à la convocation en elle-même ou les faits qui me sont reprochés. Mais on est tous d'accord pour dire que la période étant tendue, l'environnement n'était pas propice à un débat sans passion. C'est vrai que la convocation de la DST et celle de la Gendarmerie me sont parvenues. Donc j'ai choisi de m'exiler pour que plus tard nous puissions échanger et au besoin nous comprendre sur ce qui s'est réellement passé.
Pour les mêmes raisons, le conseiller de Banny et de Ouattara n'a pas non plus voulu répondre aux attaques du Président de l'Assemblée nationale qui l'accuse de s'enrichir dans cette guerre à travers le trafic. Surtout que le crime économique n'est pas pris en compte par la loi portant amnistie. Parler de crime économique, le mot est fort. () Je préfère ne pas donner de réponse mais de ne pas accepter que l'activité qui est menée dans le Nord soit considérée comme un crime économique. Quittons dans ça, restons dans la dynamique positive, dans la dynamique de la construction et que nous ne regardions pas dans le rétroviseur.
M. Adama Bictogo a expliqué, s'agissant des négociations de Ouagadougou qu'il n'était pas acteur mais observateur. Mieux, les délégations l'ont trouvé dans la capitale burkinabé. Toutefois, il dit s'être associé aux discussions parce que les personnes qui dirigeaient les deux délégations notamment Désiré Tagro et Louis Dakouy-Tabley et leurs membres sont des frères et amis ivoiriens et qu'il discutaient de l'avenir du pays. Il a démenti les propos selon lesquels il aurait retourné sa veste pour abandonner Charles Konan Banny au profit de Guillaume Soro. Il estime tout simplement, au vu des conclusions qu'il ignorait, qu'il fallait que les deux protagonistes de la crise se partagent le pouvoir pour mieux appliquer l'accord. Considérant que les Premiers ministres sont en mission à la suite des accords politiques, il pense qu'ils doivent être soutenus. D'où sa présence à la Primature. Il se dit prêt à accompagner Soro si son président, Alassane Ouattara l'y autorise. Il a mentionné d'ailleurs toutes les actions de médiation qu'il a menées depuis 2000 aussi bien entre Gbagbo et Ouattara, Ouattara et Bédié et Bédié et Soro. Le conférencier a appelé les Ivoiriens à la tolérance et au pardon pour ses propos si d'aventure il s'était trompé.
Paulin N. Zobo