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Le Patriote
· 2 min de lecture

L'un des deux cogérants porte plainte contre le CeCos

La féroce lutte que se livrent ses deux actionnaires précipite inexorablement Le Courrier d'Abidjan dans le gouffre. En tout cas, les derniers soubresauts de ce conflit ont pris une tournure dramatique : la parution du journal est suspendue depuis samedi jusqu'à nouvel ordre. A l'origine de cette situation pénible (surtout pour les journalistes), de graves échauffourées, le vendredi dernier. En effet, ce jour-là, M. Allan Aliali, cogérant du journal, se rend au "Courrier d'Abidjan" en compagnie d'un huissier de justice et deux gardes du corps pour constater que l'accès au lieu lui est interdit par des agents de sécurité aux ordres de l'autre cogérant et, par ailleurs, Directeur de publication du "Courrier d'Abidjan", Sylvestre Konin. Dans la foulée, débarque le détachement 01 08 du CeCOS (Centre de commandement des opérations de sécurité) qui prend aussitôt à partie M. Aliali. Ils se sont mis à me battre ainsi que les travailleurs dont certains journalistes , confie l'infortuné. M. Aliali accuse par ailleurs ouvertement le président de l'Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly de soutenir les dérives verbales de M. Konin. Quand l'affaire a eu lieu, M. Koulibaly a joint son homme de main Attéby Williams, qui s'est déplacé au "Courrier d'Abidjan" puis au commissariat du 18ème Arrondissement où il a avoué être envoyé par Mamadou Koulibaly , renchérit Allan Aliali. Pour lui, le chef du Parlement ne doit pas soutenir des vauriens qui ne paient pas leurs impôts, emploient les journalistes au noir . A l'en croire, Sylvestre Konin resterait devoir 36 millions de francs au titre d'arriérés d'impôts. De même, M. Aliali l'accuse implicitement de chantage : il exige qu'on lui verse 200 millions de Francs Cfa pour céder ses parts sinon il opte pour la liquidation judiciaire de l'entreprise . Toute chose qui irrite M. Aliali. Nous ne pouvons céder à cette requête. Ce serait tuer le journal, car il est déjà endetté , tempête t-il, avant de marteler : La restructuration, on la fera avec ou sans (Sylvestre) Konin . Un bras de fer qui augure de nouveaux rebondissements. On le voit, le feuilleton ne fait que commencer.
Y. Sangaré

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.