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Daba N`kakou Daniel ex-secrétaire départemental RDR de Songon - Avec le RDR, il n`y a pas d`avenir

M. Daba N'kakou Daniel secrétaire départemental RDR de Songon et candidat malheureux aux législatives et aux municipales, a viré au Front populaire ivoirien depuis le samedi 11 août 2007. Il a été présenté officiellement au ministre Lida Kouassi Moïse, au fédéral de Yopougon Songon M. Zaba Zady et à la notabilité de Songon. Dans le feu de l'action nous avons arraché les premières impressions à la nouvelle recrue du FPI ". Pourquoi avez-vous quitté le RDR ?
J'ai quitté le RDR à l'issue d'un malentendu et des frustrations qui n'ont pas été réparés à temps. Mais puisse que j'appartiens à un peuple et ce peuple qui se reconnaissait en moi étant parti au FPI, j'ai préféré donc le suivre. Quels sont ces malentendus dont vous parlez ?
C'est à l'issue d'une élection départementale où le listing était tronqué et il y a eu des malversations suivies de violences avec de nombreux blessés parmi nous. J'attendais à ce que le parti vienne panser les plaies, mais rien n'a été fait. C'est lorsque les dirigeants se sont aperçus que j'avais pris la décision de quitter le Rdr, qu'ils ont voulu rétablir l'ordre mais c'était trop tard parce que je ne peux plus faire marche arrière. Avez-vous adressé un courrier à la direction du RDR pour faire connaître vos déboires ?
Mes responsables ont été informés. Il y a même eu des discussions et des rencontres où ils ont tenté de me dissuader. Mon choix est déjà fait. J'affirme et je confirme mon adhésion au Front populaire ivoirien. Je rejoins tous les frères et camarades pour la réélection du président Laurent Gbagbo et pour la victoire du Fpi dans toutes les élections dans le département de Songon qui comprend 20 villages. Bien avant que je prenne cette décision, nous avons organisé un point de presse ici à Dagbé de sorte que la direction puisse nous rencontrer afin de lui faire part de nos difficultés. Mais je vous dis que personne ne nous a écoutés. Bien au contraire, ils se sont foutus de nous comme si nous étions de vulgaires personnes. Comme le Rdr n'a plus besoin de nous, nous sommes partis au Fpi où des oreilles plus attentives nous ont reçus. Moi, je suis un digne fils ébrié. C'est à dire un guerrier et quand j'avance, je ne recule plus. Votre départ du RDR ne s'apparente-t-il pas à un effet de mode comme on le voit un peu partout maintenant ?
Non, je ne crois pas. Comme on le dit chez nous, chaque mort à sa maladie. Tous ceux qui partent du Rdr ont un mobile précis. Moi je suis victime de frustrations qui n'ont pas été corrigées à temps.
Concrètement qu'attendez-vous du Fpi ?
J'attends du Fpi que ça soit un parti de justice qui peut gagner les élections dans la transparence et dans la justice. Je suis convaincu que le président Gbagbo remportera l'élection présidentielle sans coup férir. Je ne peux plus perdre mon temps dans un parti qu'est le Rdr où il n'y a plus d'assurance.
A combien avez-vous été acheté ?
Personne ne peut m'acheter. Je suis un humble fonctionnaire qui a fait vivre le Rdr avec mes fonds propres. Et je repars du Rdr avec ces mêmes moyens. Depuis 10 ans j'ai milité dans ce parti et j'ai même été son candidat aux élections législatives et municipales. A cause de ma performance, le Rdr a aujourd'hui trois conseillers qui siègent au conseil municipal de Songon. Et cela grâce à moi et mes efforts personnels. Malgré ce score, la direction du parti (Rdr) n'a pas du tout été reconnaissante. Je crois qu'avec le Fpi, j'ai des chances parce que le président Gbagbo a recueilli 76% de suffrages lors de la dernière élection présidentielle ici sans la participation des militants du Rdr. Pour la prochaine élection, nous lui promettons 99% des voix. Je demande aux frères qui sont encore de l'autre côté de réfléchir par deux fois et de me rejoindre au Fpi car, le Rdr est un parti qui pratique l'exclusion, qui repose sur le tribalisme et qui n'a pas d'avenir. Je voudrais remercier aussi le fédéral Fpi de Mankono Dosso Soualio qui m'a convaincu pour que je vienne au Fpi. En tant que collègues, nous étions opposés idéologiquement. Mais j'ai fini par comprendre qu'il était dans le vrai.

Propos recueillis
par Dosso Villard

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