Côte d`Ivoire: relance de l`identification en juin (Premier ministre)
ABIDJAN - L`accord de paix inter-ivoirien de Ouagadougou rentrera dans sa "phase d`application" au mois de juin avec la reprise du processus d`identification de la population en vue des élections, a annoncé vendredi soir le cabinet du Premier ministre Guillaume Soro.
"Le Premier Ministre Guillaume Soro a conduit une visite d`état vendredi au
Burkina Faso en vue de tenir informé le Président Blaise Compaoré", médiateur
de la crise ivoirienne et cosignataire de l`accord, "de l`évolution du
processus de paix en Côte d`Ivoire", a-t-il indiqué dans un communiqué.
M. Soro a annoncé à M. Compaoré que "l`accord politique de Ouagadougou
rentrera dans sa phase d`exécution dès le mois de juin, avec la reprise des
audiences foraines", première phase du processus d`identification de la
population en vue des élections, ajoute-t-il.
Il lui a également indiqué que "le processus de désarmement sera relancé
par un brasier symbolique d`armes à Bouaké (nord, zone rebelle) et à Duékoué
(ouest, zone loyaliste), a ajouté le communiqué, sans préciser de date.
Les cérémonies de Bouaké et Duékoué seront suivies "de la première réunion
du Cadre Permanent de Concertation" (CPC, l`une des instances de suivi de
l`accord) à Yamoussoukro (centre) sous l`égide de M. Compaoré.
L`accord de Ouagadougou prévoit notamment l`organisation d`ici dix mois des
élections, initialement prévues en octobre 2005 et sans cesse repoussées
depuis, ainsi que la réunification de l`armée et le désarmement des milices.
Son calendrier d`application a pris du retard ces dernières semaines,
notamment les audiences foraines qui devaient être relancées le 23 avril.
Prévus à la même date, le regroupement militaire, le désarmement des rebelles
et le redéploiement de l`administration n`ont toujours pas démarré.
La formation du gouvernement, le lancement de la suppression de la zone de
confiance séparant le nord du sud et l`inauguration du Centre de commandement
intégré (CCI) ont, en revanche, eu lieu comme prévu en avril.
Vendredi, M. Soro a également évoqué avec M. Compaoré "les modalités de sa
visite prochaine en Côte d`Ivoire", note le communiqué sans plus de précisions.
M. Compaoré a de son côté "réaffirmé son plein engagement à soutenir le
processus de paix inter-ivoirien".
Il a également jugé "essentielle" la mission de certification de l`ONU dans
le processus électoral à venir en Côte d`Ivoire, en précisant sur ce point
qu`"une mission technique d`évaluation est attendue à Abidjan le 18 juin" et
devrait "précéder le vote d`une nouvelle résolution permettant au Conseil de
Sécurité d`endosser l`accord de Ouagadougou".
L`accord de paix a été signé le 4 mars par le président Laurent Gbagbo et
Guillaume Soro, chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN), devenu depuis
Premier ministre. Il vise à réunifier un pays coupé en deux depuis septembre
2002 et la tentative de coup d`Etat des FN, qui se sont emparées de la moitié
nord du pays, contre M. Gbagbo, qui a gardé le contrôle du sud.
"Le Premier Ministre Guillaume Soro a conduit une visite d`état vendredi au
Burkina Faso en vue de tenir informé le Président Blaise Compaoré", médiateur
de la crise ivoirienne et cosignataire de l`accord, "de l`évolution du
processus de paix en Côte d`Ivoire", a-t-il indiqué dans un communiqué.
M. Soro a annoncé à M. Compaoré que "l`accord politique de Ouagadougou
rentrera dans sa phase d`exécution dès le mois de juin, avec la reprise des
audiences foraines", première phase du processus d`identification de la
population en vue des élections, ajoute-t-il.
Il lui a également indiqué que "le processus de désarmement sera relancé
par un brasier symbolique d`armes à Bouaké (nord, zone rebelle) et à Duékoué
(ouest, zone loyaliste), a ajouté le communiqué, sans préciser de date.
Les cérémonies de Bouaké et Duékoué seront suivies "de la première réunion
du Cadre Permanent de Concertation" (CPC, l`une des instances de suivi de
l`accord) à Yamoussoukro (centre) sous l`égide de M. Compaoré.
L`accord de Ouagadougou prévoit notamment l`organisation d`ici dix mois des
élections, initialement prévues en octobre 2005 et sans cesse repoussées
depuis, ainsi que la réunification de l`armée et le désarmement des milices.
Son calendrier d`application a pris du retard ces dernières semaines,
notamment les audiences foraines qui devaient être relancées le 23 avril.
Prévus à la même date, le regroupement militaire, le désarmement des rebelles
et le redéploiement de l`administration n`ont toujours pas démarré.
La formation du gouvernement, le lancement de la suppression de la zone de
confiance séparant le nord du sud et l`inauguration du Centre de commandement
intégré (CCI) ont, en revanche, eu lieu comme prévu en avril.
Vendredi, M. Soro a également évoqué avec M. Compaoré "les modalités de sa
visite prochaine en Côte d`Ivoire", note le communiqué sans plus de précisions.
M. Compaoré a de son côté "réaffirmé son plein engagement à soutenir le
processus de paix inter-ivoirien".
Il a également jugé "essentielle" la mission de certification de l`ONU dans
le processus électoral à venir en Côte d`Ivoire, en précisant sur ce point
qu`"une mission technique d`évaluation est attendue à Abidjan le 18 juin" et
devrait "précéder le vote d`une nouvelle résolution permettant au Conseil de
Sécurité d`endosser l`accord de Ouagadougou".
L`accord de paix a été signé le 4 mars par le président Laurent Gbagbo et
Guillaume Soro, chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN), devenu depuis
Premier ministre. Il vise à réunifier un pays coupé en deux depuis septembre
2002 et la tentative de coup d`Etat des FN, qui se sont emparées de la moitié
nord du pays, contre M. Gbagbo, qui a gardé le contrôle du sud.