Le président Gbagbo et Guillaume Soro mardi à Ouagadougou
OUAGADOUGOU - Le président ivoirien Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro vont effectuer mardi une visite d`une journée à Ouagadougou pour évoquer le processus de paix ivoirien avec le président burkinabè Blaise Compaoré, a indiqué lundi la présidence burkinabè.
"Le président Gbagbo et le Premier ministre Soro seront là demain. Ils viennent pour parler du processus de paix en cours", a déclaré à l`AFP le
conseiller en communication du président Compaoré, Saïdou Ouédraogo.
Selon une source proche du ministère burkinabè des Affaires étrangères, les
deux hommes doivent également signer des volets complémentaires à l`accord de
paix de Ouagadougou afin d`accélérer le processus de paix en Côte d`Ivoire,
qui a enregistré d`importants retards.
A Abidjan, le conseiller en communication du Premier ministre ivoirien,
Alain Lobognon, a précisé de son côté qu`il s`agissait de la signature de deux
accords.
Le premier porterait sur le choix de l`opérateur technique chargé de
l`impression des nouvelles cartes d`identité ivoiriennes et des cartes d`électeur au terme du processus d`identication. Ce processus vise à identifier les nombreux sans-papiers vivant en Côte d`Ivoire et, à terme, à
remettre à jour les listes électorales.
Le choix du groupe français Sagem comme opérateur technique "a été annoncé
le 9 novembre mais il devait être entériné par un accord complémentaire", a
précisé M. Lobognon.
Le second accord concernerait "le délai d`exécution du processus de paix",
a ajouté la même source.
Le nouveau calendrier, qui pourrait être adopté mardi, fixerait de nouveaux
délais pour la tenue d`élections législatives et présidentielles en 2008,
peut-être "à la fin du premier semestre si l`identification se passe bien",
selon des sources proches du dossier.
Le 22 novembre, la délégation présidentielle ivoirienne, conduite par le
ministre de l`Intérieur Désiré Tagro, avait brutalement quitté la table des
négociations à Ouagadougou en raison d`un désaccord sur le processus
d`identification.
Le camp présidentiel avait refusé d`accorder au Premier ministre la
supervision de ce processus, estimant qu`il s`agissait d`une compétence du
ministre de l`Intérieur, ont rapporté des sources proches des négociateurs
précisant qu`une "solution intermédiaire" avait été trouvée.
L`accord de Ouagadougou, signé le 4 mars par MM. Gbagbo et Soro, vise à
réunifier un pays coupé en deux depuis la tentative de coup d`Etat, en
septembre 2002, de la rébellion des Forces nouvelles (FN) qui s`est emparée de
la moitié nord du pays, tandis que le Sud reste sous contrôle des forces
loyalistes.
Le lendemain de son déplacement à Ouagadougou, le président Gbagbo doit
entamer une importante "visite d`Etat" de trois jours en zone rebelle, dans
l`extrême nord de la Côte d`Ivoire.
"Le président Gbagbo et le Premier ministre Soro seront là demain. Ils viennent pour parler du processus de paix en cours", a déclaré à l`AFP le
conseiller en communication du président Compaoré, Saïdou Ouédraogo.
Selon une source proche du ministère burkinabè des Affaires étrangères, les
deux hommes doivent également signer des volets complémentaires à l`accord de
paix de Ouagadougou afin d`accélérer le processus de paix en Côte d`Ivoire,
qui a enregistré d`importants retards.
A Abidjan, le conseiller en communication du Premier ministre ivoirien,
Alain Lobognon, a précisé de son côté qu`il s`agissait de la signature de deux
accords.
Le premier porterait sur le choix de l`opérateur technique chargé de
l`impression des nouvelles cartes d`identité ivoiriennes et des cartes d`électeur au terme du processus d`identication. Ce processus vise à identifier les nombreux sans-papiers vivant en Côte d`Ivoire et, à terme, à
remettre à jour les listes électorales.
Le choix du groupe français Sagem comme opérateur technique "a été annoncé
le 9 novembre mais il devait être entériné par un accord complémentaire", a
précisé M. Lobognon.
Le second accord concernerait "le délai d`exécution du processus de paix",
a ajouté la même source.
Le nouveau calendrier, qui pourrait être adopté mardi, fixerait de nouveaux
délais pour la tenue d`élections législatives et présidentielles en 2008,
peut-être "à la fin du premier semestre si l`identification se passe bien",
selon des sources proches du dossier.
Le 22 novembre, la délégation présidentielle ivoirienne, conduite par le
ministre de l`Intérieur Désiré Tagro, avait brutalement quitté la table des
négociations à Ouagadougou en raison d`un désaccord sur le processus
d`identification.
Le camp présidentiel avait refusé d`accorder au Premier ministre la
supervision de ce processus, estimant qu`il s`agissait d`une compétence du
ministre de l`Intérieur, ont rapporté des sources proches des négociateurs
précisant qu`une "solution intermédiaire" avait été trouvée.
L`accord de Ouagadougou, signé le 4 mars par MM. Gbagbo et Soro, vise à
réunifier un pays coupé en deux depuis la tentative de coup d`Etat, en
septembre 2002, de la rébellion des Forces nouvelles (FN) qui s`est emparée de
la moitié nord du pays, tandis que le Sud reste sous contrôle des forces
loyalistes.
Le lendemain de son déplacement à Ouagadougou, le président Gbagbo doit
entamer une importante "visite d`Etat" de trois jours en zone rebelle, dans
l`extrême nord de la Côte d`Ivoire.