Intégration locale : Guiglo, Tabou, San-Pédro, Danané - Les réfugiés divisés
Nous avons difficilement accès à l'Education et à la santé. Nous refusons l'intégration locale. Notre souci majeur, c'est notre réinstallation aux Etats-Unis . Ce sont quelques messages estampillés sur des pancartes tenues par des enfants libériens. Cheveux roux, ventres ballonnés, l'âge de ces enfants oscille entre six et dix ans. Assis en avant plan et leurs parents au fonds du foyers, les réfugiés libériens de Zaaglo (ancien camp de Nicla) situé à quelques kilomètres de Guiglo ont houspillé la délégation de l'UNHCR. Laquelle, composée de l'Ambassadrice du Libéria, les représentants du ministère de la justice, des affaires étrangères, de l'intégration africaine et de l'intérieur sont venus les sensibiliser sur l'intégration locale. L'atmosphère était très tendue et la salle archi-comble. Nombre de réfugiés ne veulent pas de cette intégration locale. Le porte-parole des réfugiés de Zaaglo, s'est voulu catégorique : La réinstallation ou rien. Nous ne voulons plus rester en Côte d'Ivoire. Il faut que le Haut Commissariat des Nations Unies par les réfugiés (UNHCR) nous réinstalle aux Etats-Unis . Le représentant de UNHCR, Saber Azam, a indiqué que concernant l'intégration locale, les réfugiés ont trois options : l'acquisition de la carte d'identité du réfugié ; la naturalisation qui fait d'eux des Ivoiriens et l'obtention de la carte consulaire. Par laquelle ils bénéficieront de la protection de leur pays d'origine (Libéria). M. Azam a expliqué aux réfugiés que la validité de la carte d'identité du réfugié est de cinq ans. Elle a valeur de carte de résident. Avec cette carte, vous aurez facilement accès à l'éducation et à la santé , a-t-il fait remarquer. Il a ajouté qu'il faut avoir fait cinq ans sur le sol ivoirien avant d'en bénéficier. Saber Azam a également signifié que tout ceux qui ont été enregistrés bénéficieront de la carte d'identité du réfugié. A Zaaglo par exemple, les réfugiés qui sont favorables à l'intégration locale sont matés et brutalisés par ceux qui rejettent cette politique. Selon le préfet de Guiglo, le Colonel Danon Djédjé, un réfugié a vu sa boutique piller du fait de son adhésion à l'intégration locale. Les réfugiés du camp de Zaaglo ont un comportement inacceptable. Ils ont brutalisé les agents de Caritas commis pour l'entretien de ce camp. C'est une provocation. Ils profèrent des menaces à l'encontre des autorités de Guiglo , a rélevé le colonel Danon Djédjé. Il a invité les réfugiés libériens à respecter les autorités ivoiriennes.
Du côté de Guiglo ville, les réfugiés sont également ??réfractaires'' à l'intégration locale. Le Porte ?parole de ces réfugiés, Freeman, dit ne pas accepter cette politique d'intégration. La Côte d'Ivoire n'a pas encore retrouvé la paix. Et les ex-combattants ne sont pas encore réintégrés. Pourquoi c'est nous que vous voulez chercher à intégrer , a-t-il lâché.
Toulepleu, Danané
Tous les réfugiés ne sont contre l'intégration locale. A Danané par exemple, malgré quelques opposants , nombre de réfugiés adhèrent à cette politique. Dame Louise Mamie, âgée de 30 ans et mère de trois enfants se dit favorable à l'intégration locale. Je n'ai personne au Libéria. Mes deux parents sont décédés. Je vis à Danané depuis dix sept ans. Je préfère rester ici. Je demande à l'UNHCR de mettre à notre disposition des micro-projets pour qu'on puisse se prendre entièrement en charge a-t-elle suggéré. A Toulepleu, beaucoup de réfugiés ont opté pour la naturalisation et d'autres pour l'acquisition de la carte d'identité du réfugié. La mission conjointe conduite par l'UNHCR, du gouvernement ivoirien et de l'Ambassadrice du Libéria, dans l'Ouest du pays (du 10 au 15 décembre dernier) avait pour but de sensibiliser les réfugiés libériens sur leur intégration locale. Il est bon de noter qu'à ce jour, 25000 réfugiés vivent en Côte d'Ivoire et 98% sont des libériens.
Anzoumana Cissé (Envoyé spécial)
Du côté de Guiglo ville, les réfugiés sont également ??réfractaires'' à l'intégration locale. Le Porte ?parole de ces réfugiés, Freeman, dit ne pas accepter cette politique d'intégration. La Côte d'Ivoire n'a pas encore retrouvé la paix. Et les ex-combattants ne sont pas encore réintégrés. Pourquoi c'est nous que vous voulez chercher à intégrer , a-t-il lâché.
Toulepleu, Danané
Tous les réfugiés ne sont contre l'intégration locale. A Danané par exemple, malgré quelques opposants , nombre de réfugiés adhèrent à cette politique. Dame Louise Mamie, âgée de 30 ans et mère de trois enfants se dit favorable à l'intégration locale. Je n'ai personne au Libéria. Mes deux parents sont décédés. Je vis à Danané depuis dix sept ans. Je préfère rester ici. Je demande à l'UNHCR de mettre à notre disposition des micro-projets pour qu'on puisse se prendre entièrement en charge a-t-elle suggéré. A Toulepleu, beaucoup de réfugiés ont opté pour la naturalisation et d'autres pour l'acquisition de la carte d'identité du réfugié. La mission conjointe conduite par l'UNHCR, du gouvernement ivoirien et de l'Ambassadrice du Libéria, dans l'Ouest du pays (du 10 au 15 décembre dernier) avait pour but de sensibiliser les réfugiés libériens sur leur intégration locale. Il est bon de noter qu'à ce jour, 25000 réfugiés vivent en Côte d'Ivoire et 98% sont des libériens.
Anzoumana Cissé (Envoyé spécial)