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Nuit & Jour
· 3 min de lecture

Processus d`identification - Comment le FPI sabote l`opération

Près de deux années après la signature de l'accord de Ouagadougou, le processus d'identification qui est censé propulser la Côte d'Ivoire sur le chemin de la paix, est toujours resté au point mort. La délivrance de simples attestations d'identité, pour des raisons qu'on ignore encore, est devenue depuis des lustres, un véritable parcours du combattant. Tout porte désormais à croire que, craignant les futures consultations électorales, le pouvoir FPI man?uvre pour retarder voire empêcher cette opération.

Ils sont légion, les Ivoiriens qui, quotidiennement, s'insurgent contre les conditions draconiennes de délivrance des attestations d'identité, telles que définis par le régime FPI. En effet, depuis quelques années, les tenants du pouvoir ont décidé de confier la vente des stickers à la CECP. Pourtant, tout le monde sait que cette structure est devenue une banque, c'est-à-dire, un établissement financier privé. Le comble, c'est que l'octroi des stickers par la CECP aux compatriotes est devenu un véritable parcours du combattant. L'on n'ignore nullement que pour se munir aujourd'hui d'un sticker, il faut faire le rang devant les bureaux de la CECP dès 4 h du matin. Or, en dépit de cela, ce " prestigieux " document n'est vendu que pendant deux (2) heures seulement, c'est-à-dire, de 4 h à 6 h. Selon plusieurs requérants qui nous ont joint, sous le sceau de l'anonymat, en deux heures, la CECP ne peut vendre au-delà de vingt (20) stickers. Conséquences : la quasi-totalité des requérants est obligée, chaque jour, de rentrer bredouille, sans le précieux sésame. Pourtant, il est impossible pour n'importe quel citoyen de se faire établir une attestation d'identité, sans le fameux sticker. Aujourd'hui, les Ivoiriens ne cessent de se demander pourquoi le pouvoir FPI a-t-il pris la décision de confier la vente des stickers à la CECP. En réalité, en le faisant, Laurent Gbagbo et ses affidés ont à c?ur d'empêcher certains compatriotes de se faire identifier. Autrement, ils auraient exigé que les stickers soient confectionnés en grand nombre pour être vendus dans plusieurs endroits du pays. Et cela aurait certainement permis d'éviter les sempiternelles tracasseries aux demandeurs des attestations d'identité. C'est donc une man?uvre du pouvoir socialiste d'empêcher les Ivoiriens d'avoir leurs pièces et se faire identifier dans la perspective des futures consultations électorales. Cette stratégie du

Le code de nationalité foulé aux pieds
FPI s'étend au niveau de la sûreté nationale où, selon nos sources, certains compatriotes seraient quotidiennement spoliés de leur nationalité en son article 27 stipule que : "est ivoirien, celui qui a l'un des deux parents ivoiriens, nombre de compatriotes qui se trouvent dans ce cas, sont constamment rabroués de la sûreté. Selon nos sources, une dame de père burkinabé et de mère ivoirienne aurait été récemment empêchée à la sûreté nationale de se faire établir un passeport. C'est que les mêmes difficultés que rencontrent les compatriotes dans l'établissement des attestations d'identité se prolongent aussi dans l'administration publique. Où des citoyens sont continuellement tracassés, au nom du concept abject d'ivoirité. A l'analyse, la Côte d'Ivoire est revenue à la case de départ. Dans la mesure où le problème d'identification naguère posé par les Forces Nouvelles comme étant une condition sine qua non pour le désarmement, semble aujourd'hui relégué au second plan. Par des pratiques dont eux seuls détiennent le secret, les Refondateurs sont en train de saboter gravement le processus d'identification. La rupture permanente des stickers montre clairement que Laurent Gbagbo et ses hagiographes ne sont pas encore prêts pour aller aux élections. Malgré les discours flagorneurs qu'ils ne cessent de servir aux Ivoiriens.
(par Michel Ziki)

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Article publié par Nuit & Jour et référencé par 225.ci.