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Faits marquants : Règles

Parlant devant des chefs traditionnels convoyés du bord de la Bia, l'ancien chef de l'Etat, fidèle à sa philosophie, a fait un discours sur le respect qu'il faut avoir des règles établies dans la société. Sans vraiment dire de qui ou de quoi il voulait parler, le mauvais perdant a dit que sans règles, une société n'en n'est pas une. C'est peut-être en cette jungle que le professeur en tout veut transformer le pays. Il a perdu les élections, le peuple, à une très grande majorité, lui a préféré son adversaire, le champion des républicains, le candidat de tous les enfants d'Houphouët et de ceux qui ont en partage avec eux, les valeurs de justice et de paix, et il ne veut pas reconnaître sa défaite. Pourtant, le monde entier a salué la victoire historique de l'houphouétiste, félicité le bon peuple de Côte d'Ivoire pour sa maturité et sa hauteur d'esprit. Mais, l'opposant historique, pour avoir goûté aux délices du pouvoir et découvert ce que l'on pouvait faire avec l'argent, refuse de retourner dans son milieu d'origine : l'opposition. Pourtant, des règles avaient été édictées avec son consentement et parfois à son initiative. Le concepteur du dialogue direct avait bien accepté que la communauté internationale certifie les élections dans le pays souverain qu'est la Côte d'Ivoire en dernier ressort. Au premier tour de la présidentielle, il avait bien profité de cette certification qui mettait un terme aux revendications de l'aîné des enfants d'Houphouët. Ce dernier, beau joueur, s'était plié à la sentence. Il avait respecté l'engagement pris de respecter la règle établie. A l'époque, le candidat du FPI n'avait rien eu à redire. Mais, quand vient son tour, il fait vite d'oublier les leçons qu'il enseigne aujourd'hui aux chefs convoyés des régions. Ces têtes couronnées qui ne sont pas des tonneaux vides, auront beaucoup à raconter à leurs sujets, une fois de retour dans leurs cours. De la bouche de celui qui refusent d'appliquer les règles qu'il a lui-même aider à élaborer, ils auront entendu que le mauvais perdant est véritablement à l'origine de la torpeur dans laquelle est plongée le carré ivoirien. Il conteste aujourd'hui, la certification qui lui avait permis, au premier tour, d'être retenu pour le second. Si seulement le socialiste à l'ivoirienne pouvait appliquer, ne serait-ce que le dixième des enseignements qu'il donne au monde entier, le bon peuple de Côte d'Ivoire ne vivrait pas ces heures difficiles. Mais, entre ce qu'il dispense et ce qu'il fait, il y a bien un océan. Et c'est en cela que l'homme est trouble
Raoul Mapiéchon


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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.