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Le Front
· 2 min de lecture

Treize ans après la création du parti - Le Rdr se déchire

Le parti du Dr Alassane Dramane Ouattara, porté sur les fonts baptismaux (en 1994), est actuellement en proie à des rumeurs de création de partis politiques et de courants. De la gestion de la présente crise, dépend la santé, voire la survie du Rassemblement des républicains. Car, avouons-le, depuis treize (13) ans, la formation politique chère à feu Djéni Kobena, (son fondateur) n'a jamais été autant secoué par une crise interne.

Hier, c'étaient Abou Cissé et Mamadou Ben Soumahoro, des déserteurs. Aujourd'hui, c'est Enise Kanaté. Les bruits de couloir font cas de Zémogo Fofana, de Adama Bictogo, de Jean Jacques Béchio et d'Ali Kéita, demain.
Malheureusement, ces interrogations sur l'éventuelle création de partis politiques et de courants, interviennent au moment où le Rdr n'est plus ce qu'il était jusqu'à seulement 2006 un parti des grandes foules qui bouillonnent dans les rues. Au moment où Ben Soumahoro et Abou Cissé tentaient de créer la zizanie (entre 1997 et 1998), la famille des républicains était forte, unie, soudée comme un seul homme, prête aller au charbon et défendre les idéaux du parti quel qu'en soit le prix. C'est justement la raison majeure pour laquelle le départ de Ben Soumahoro, alors très proche du Dr Alassane Dramane Ouattara et de la direction de ce parti, n'a pas été ressenti. Encore moins les gesticulations d'Abou Cissé. Mais, les données ont depuis changé. Et le Rdr, jadis fort, n'est plus l'ouragan qui balayait tout sur son passage. Ce sont des militants qui, pris par le découragement, attendent d'être revigorés peut-être par le ?'brave-tchè'' à Abobo, à Anyama, à Koumassi et pourquoi par à l'intérieur du pays. Souvent déçus du comportement de certains responsables du parti jugés trop amorphes, des militants n'hésitent plus à crier haut et fort l'oubli dont ils font l'objet, après des années de sacrifice. C'est à juste titre que le président du parti avait, courant mars 2007, critiqué cette situation. Alassane Dramane Ouattara avait alors appelé les cadres du Rdr à soutenir et à aider les militants.
Dans une telle situation, le parti qui traverse une crise de croissance sans précédent depuis son existence, fait assurément face à une épreuve de la division en son sein. Même si la vie d'un parti politique ne s'arrête pas à des individus, le départ de Béchio, conseiller politique d'Ado et de Ali Kéita (ex-porte-parole adjoint), s'il se confirme, sera symptomatique du malaise qui gangrène le Rdr. Il faut ajouter à cela, le cas Bictogo et la rumeur sur Zémogo Fofana qui donnent du fil à retordre au parti de Ouattara. Pourvu que le président du Rdr et ses collaborateurs gèrent cette situation de crise avec la plus grande dextérité qui soit, pour éviter une déflagration au sein de son parti. Il prouvera ainsi à l'opinion que son parti mérite le qualificatif de leader de l'opposition. La direction du parti ayant opté pour un repli tactique après les persécutions dont ont été victimes ses militants (charniers, répressions de toutes sortes) de la part du pouvoir Fpi, des militants se sentent affadis par cette ?'inaction''. De là pourraient venir leurs récriminations, eux qui aiment les ?'bains chauds''.




Ouattara Abdoul Karim

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Article publié par Le Front et référencé par 225.ci.