Augmentation du prix des boissons : La Solibra justifie son "réajustement"
Une hausse du prix des bières et vins, produits de la Société des limonades de Côte d'Ovoire (Solibra), intervenue, depuis le 1er décembre dernier, dans les milieux de grande consommation de détail, a suscité le courroux de certains gérants ou propriétaires. On a même constaté la fermeture nette de plusieurs lieux de consommation desdits produits. Des menaces ont également été proférées dans les medias contre la société. Bref, le réajustement du coût des boissons n'est pas du goût de tous. Face donc à cette atmosphère "morose", l'entreprise, a, au cours d'une rencontre avec les journalistes, expliqué cette majoration. Ainsi, tout en précisant que ce réajustement de prix ne concerne que les bières et les vins de cette boîte, Xavier Béraud, le directeur commercial et marketing (DMC) le subordonne à trois (3) raisons principales en l'occurrence l'augmentation des coûts énergétiques (électricité, eau, gasoil et essence), l'augmentation du cours mondial des céréales (le malt et le houblon, matières premières de base importées pour la fabrication des bières) et l'augmentation des taxes douanières (frais de magasinage, frais de stationnement, le fret). "Nous avons été obligé de répercuter tous ces coûts "additionnels" sur le prix de vente des produits afin de garantir et de pouvoir maintenir un certain niveau de rentabilité pour notre entreprise" dixit Béraud. Qui poursuit en déclarant que cette action a démarré en début de décembre pour une question de rentabilité, car "ce mois est celui au cours duquel, les produits de la société enregistrent de fortes sorties". De son avis, ce réajustement n'intervient qu'après maints essais pour prévenir tout effet désagréable sur le pouvoir d'achat des consommateurs. Par ailleurs, le DMC de Solibra fait savoir que la marge d'augmentation est de 50 Fcfa sur chaque casier de bière et de vin. "La somme de 50 Fcfa TTC (toutes taxes comprises : ndlr), représente, d'une manière globale le manque à gagner, le déficit subi suite aux facteurs ci-dessus énumérésLa bière et le vin n'étant pas classés comme produits de 1ere nécessité, aucune mesure d'accompagnement n'a été prise par les autorités pour maintenir un quelconque niveau de prix. De plus, la politique de libéralisation des prix nous permet de réajuster ces derniers dans le souci de pérenniser l'activité de notre entreprise", tient-il à préciser. La chaîne de distribution se compose de concessionnaires/distributeurs agréés, des sous-dépots, et des points de vente détails (maquis, boutiques, bars). Dr Vierra, propriétaire de maquis et Zomadré, propriétaire sous dépôt, ont estimé que cette hausse ne devrait pas faire couler autant de salive et d'encre. Une visite guidée de l'entreprise par le responsable de laboratoire, Alain Sasso, a également meublé cette rencontre.
P.T.
P.T.