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Menaces sur les élections

La divergence politique de vue a éclaté au grand jour. Après la rupture militaire entre pro et anti Ibrahim Coulibaly (IB). Les Forces nouvelles (FN) n'affichent plus la cohésion qui a fait leur particularité. Les analystes avertis y compris des hommes politiques de premier plan tels que Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara ont déjà fait savoir que l'élection présidentielle pouvait se tenir sans désarmement préalable des forces combattantes. La position des politiques veut épouser la réalité du terrain qui impose de ne plus faire du désarmement un préalable. Puisqu'en fin de compte, comme cette savante affaire de grades des FN, le désarmement devient une sorte de plaisante stratégie qu'utilisent les personnes qui souhaiteraient préserver leurs acquis de conflit. Quand les Forces nouvelles se divisent donc c'est Bouaké qui tremble et c'est la Côte d'Ivoire qui en pâtit. En fin de compte, c'est le processus de sortie de crise qui se trouve troublé. C'est dire que le profond malaise d'abord larvé et non reconnu qui a fini par exploser n'est certes pas une implosion mais constitue un sérieux élément bloquant. Le malaise est donc réel et autant alarmant. Les élections générales sont menacées. Puisque c'est connu, les divergences idéologiques comme militaires et politiques entre les FN se règlent très souvent dans le sang. Cela a été le cas pour l'affaire Kass ou récemment encore les tueries de la fin d'année à Bouaké.

Prince Béganssou

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Article publié par Le Repère et référencé par 225.ci.