Développement et financement des projets miniers et énergétiques - Les experts africains invitent à un sursaut d`orgueil des Africains
Dans le volet académique du forum sur les Mines et Energie qui se déroule à Yamoussoukro, plusieurs communications ont été faites le premier jour. Il s'agit entre autres, de celles prononcées par M. Joël Dervain, directeur général de la Société ivoirienne de Raffinage (SIR) par ailleurs, président de l'Association des Raffineurs africains (ARA) et celle de Silué Daoda, directeur général du Centre d'Etude et de Promotion des Investissements de Côte d'Ivoire (CEPICI). Dans sa communication, le patron de la SIR, qui a ouvert le bal des exposés, a parlé de " l'intégration des marchés d'hydrocarbures". En sa qualité de président de l'ARA, il a présenté cette association aux participants et ses différents groupes de travail. "Pour faire plus concret, j'ai parlé de l'harmonisation des spécifications des marchés sur notre continent. Avec comme objectif, l'intégration des marchés africains et partant, arriver à des spécifications comparables à celles qu'on rencontre en ce moment en Europe et aux USA. En plus, j'ai parlé du Diésel Sans Soufre. Ce, après avoir mis le Super Sans Plomb (SSP). C'est un autre défi, car la production du Diesel sans Soufre, requiert de gros investissements. Parce qu'il faut construire de nouvelles unités pour cela", a dit en substance M. Dervain. Quant à M. Silué Daoda, en sa double qualité de modérateur et exposant, il a abordé l'aspect investissement qui intéresse à plus d'un titre les opérateurs économiques. Notamment, les industriels miniers et pétroliers. " Nous avons été sollicités pour être modérateur pour trois termes. En matière d'investissements, le volet financement est extrêmement important. Comme l'a si bien dit le Président Gbagbo dans son discours. " Pour le patron du CEPICI, le financement reste le n?ud de la problématique du développement industriel minier et énergétique. Avant d'ajouter que les financements étant le fait des banques étrangères, à côté des structures africaines qui s'impliquent de plus en plus dans le financement des projets énergétiques, il a souhaité que les Africains arrivent à se prendre en charge. Tant au niveau des aspects financiers que techniques. " La recommandation principale, a-t-il conclu, étant que les Africains se prennent de plus en plus en charge. " a conclu le patron du CEPICI.
B.M. à Yamoussoukro
B.M. à Yamoussoukro