Restructuration du bureau du RDR - Alassane Ouattara recule
Les grandes décisions annoncées en fanfare n'ont pas eu lieu. Le président du RDR a plutôt confié de nouvelles attributions au secrétariat général de son parti.
Le rideau est tombé hier, vers 15 h, au palais des congrès de l'hôtel Ivoire, sur le 2e congrès ordinaire du Rassemblement des républicains (RDR) Des « travaux intenses » du 1er au 3 février derniers, en commissions ont décidé de donner un nouveau souffle au parti. Pour ce faire, des mesures de réaménagement ont été prises, sans que les plus attendues soient communiquées au grand public. Pour avoir donc les grands changements opérés au sein de la direction du parti, si le président dudit parti avait eu le courage d'en décider ainsi, il faut attendre le mois d'avril ou mai. Telle est la volonté d'Alassane Dramane Ouattara qui l'a lui-même dit dans une conférence de presse, au terme du congrès. Et pourtant, le vendredi à l'ouverture du congrès, le mentor avait publiquement affiché sa volonté de modifier profondément la direction du RDR. « On ne peut pas prétendre rénover la société si on n'est pas capable de se rénover soi-même ». Cette maxime personnelle devrait l'amener à « définir de nouvelles règles de fonctionnement, donner une nouvelle légitimité aux organes dirigeants du RDR. Bref, mettre en place une nouvelle gouvernance de (sa formation politique». Sans faire mystère de son désir « d'éviter le piège de l'immobilisme », Alassane confirmait le grand vent de rénovation qui devait emporter des têtes et non des moindres, parmi lesquelles la secrétaire générale, Henriette Dagri Diabaté. Beaucoup de choses avaient été dites, à son encontre, la disqualifiant de la liste des rééligibles. Mais Alassane Ouattara a dû reculer, se réservant de poser l'acte le plus attendu par nombre de ses proches. Ainsi, là où on attendait de connaître des acteurs de la « nouvelle gouvernance », ADO s'est limité à faire des flatteries à Dagri Diabaté. « Je vais rendre hommage plus particulièrement à notre tantie, Madame le professeur Henriette Dagri Diabaté pour son courage, son engagement constant et pour notre cause commune, pour sa fidélité et sa loyauté ». Après avoir loué aussi « le dévouement et les sacrifices » de Dagri Diabaté, c'est avec grande surprise qu'on entendra ADO insister, dans sa conférence de presse, sur le renouvellement de la direction. Dans la vision du « renforcement » de cette direction, le mentor a donné sa caution et obtenu l'intégration d'autres structures. Sont donc parties prenantes de la plus haute instance dirigeante, les structures ci-après citées : Le Rassemblement des enseignants républicains (RER), le commissariat politique, la délégation à l'étranger, l'inspection générale, la grande chancellerie, les secrétaires généraux adjoints, le secrétaire général délégué et le comité directeur. Si le secrétariat général est « maintenu », ses attributions sont bien diluées, enjoignant celle qui l'occupe à « collecter les informations et donner un avis sur la position à prendre, assurer le suivi des structures du parti et rendre compte au comité de direction pour les décisions à prendre ». Comme on peut le constater, le secrétariat général est chapeauté par une nouvelle instance, le comité directeur ou comité de direction qui se doit de ''rendre compte''.
Bidi Ignace
Le rideau est tombé hier, vers 15 h, au palais des congrès de l'hôtel Ivoire, sur le 2e congrès ordinaire du Rassemblement des républicains (RDR) Des « travaux intenses » du 1er au 3 février derniers, en commissions ont décidé de donner un nouveau souffle au parti. Pour ce faire, des mesures de réaménagement ont été prises, sans que les plus attendues soient communiquées au grand public. Pour avoir donc les grands changements opérés au sein de la direction du parti, si le président dudit parti avait eu le courage d'en décider ainsi, il faut attendre le mois d'avril ou mai. Telle est la volonté d'Alassane Dramane Ouattara qui l'a lui-même dit dans une conférence de presse, au terme du congrès. Et pourtant, le vendredi à l'ouverture du congrès, le mentor avait publiquement affiché sa volonté de modifier profondément la direction du RDR. « On ne peut pas prétendre rénover la société si on n'est pas capable de se rénover soi-même ». Cette maxime personnelle devrait l'amener à « définir de nouvelles règles de fonctionnement, donner une nouvelle légitimité aux organes dirigeants du RDR. Bref, mettre en place une nouvelle gouvernance de (sa formation politique». Sans faire mystère de son désir « d'éviter le piège de l'immobilisme », Alassane confirmait le grand vent de rénovation qui devait emporter des têtes et non des moindres, parmi lesquelles la secrétaire générale, Henriette Dagri Diabaté. Beaucoup de choses avaient été dites, à son encontre, la disqualifiant de la liste des rééligibles. Mais Alassane Ouattara a dû reculer, se réservant de poser l'acte le plus attendu par nombre de ses proches. Ainsi, là où on attendait de connaître des acteurs de la « nouvelle gouvernance », ADO s'est limité à faire des flatteries à Dagri Diabaté. « Je vais rendre hommage plus particulièrement à notre tantie, Madame le professeur Henriette Dagri Diabaté pour son courage, son engagement constant et pour notre cause commune, pour sa fidélité et sa loyauté ». Après avoir loué aussi « le dévouement et les sacrifices » de Dagri Diabaté, c'est avec grande surprise qu'on entendra ADO insister, dans sa conférence de presse, sur le renouvellement de la direction. Dans la vision du « renforcement » de cette direction, le mentor a donné sa caution et obtenu l'intégration d'autres structures. Sont donc parties prenantes de la plus haute instance dirigeante, les structures ci-après citées : Le Rassemblement des enseignants républicains (RER), le commissariat politique, la délégation à l'étranger, l'inspection générale, la grande chancellerie, les secrétaires généraux adjoints, le secrétaire général délégué et le comité directeur. Si le secrétariat général est « maintenu », ses attributions sont bien diluées, enjoignant celle qui l'occupe à « collecter les informations et donner un avis sur la position à prendre, assurer le suivi des structures du parti et rendre compte au comité de direction pour les décisions à prendre ». Comme on peut le constater, le secrétariat général est chapeauté par une nouvelle instance, le comité directeur ou comité de direction qui se doit de ''rendre compte''.
Bidi Ignace