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Toc-toc La Racine de la Réfondation !

Lorsque l'on parcourt sans l'ombre furtive d'un quelconque survol le manifeste des rénovateurs du FPI publié dans la presse nationale le mardi 15 janvier 2008 dans le quotidien "l'inter ", on ne peut s'empêcher honnêtement de faire cette formulation qui tient lieu de titre à ma contribution de ce jour ! Car pour ces rénovateurs, la direction actuelle de leur parti politique aurait échoué et se trouverait dangereusement très proche de l'autre extrémité. La fatale. D'ailleurs l'objectif qui a eu le privilège d'être classé numéro 1 est semble-t-il, très explicite là dessus : "remobiliser tous les anciens militants découragés, frustrés et laissés pour compte par le parti" au-delà du diagnostic qui est vivant et surtout inattaquable, vous nous dites presque de façon formelle (règlements intérieurs), que le parti, votre parti est inorganisé certainement depuis que "le pouvoir lui est tombé accidentellement sur le revers de la main " ! Votre mérite est d'autant plus grand que par ces temps de promesses électorales qui ne laissent aucune officine politique indifférente, vous avez choisi délibérément de vous mobiliser afin d'offrir à l'aide de vos idées et de vos actes, une espèce de nouveau souffle à votre parti bien aimé. Car, avec les mots qui auraient été frustrés de n'être pas associés à cette belle ?uvre de dénonciation de la situation qui visiblement déstabilise votre groupement à vocation politique, vous avez su avec une dextérité toute médicale, dégager sans empressement ces vieux bandages qui balisent par endroits sur le corps de votre grand malade, cette belle fresque d'odeurs corrompues par une soldatesque de microbes et de bactéries jamais observés même dans les laboratoires dotés des plus gros budgets de recherches. Félicitations !
Le second mérite que je mets également à votre actif n'est autre que celui de vous constituer maintenant (2008-année électorale ?) en "courant" (réflexion et de remobilisation) à l'intérieur du parti, avec pour pari légitime de rattraper cette extraordinaire embardée idéologique que votre parti (certains membres), comme pressé de faire une certaine jonction, aurait tout de suite exécutée au mépris du bon sens et de l'idéal socialiste !
Puisque vous dites clairement que la refondation dans son acception primitive a structurellement échoué qu'il faut dorénavant lui substituer une racine, vous conviendrez aussi avec moi que lorsque : l'on a une parfaite maîtrise de son art, on peut parfaitement commencer une ?uvre par la fin puis s'atteler plus loin aux tâches ordinaires qui vont lui conférer les caractéristiques d'une ?uvre d'art de génie ! Le tout comme vous nous le faites remarquer, n'est pas toujours de s'obstiner à vouloir, même quand cela ne justifie pas, de partir par le commencement ce qui suppose au moins de faire table rase du passé. En politique, la seule façon de vouloir réinventer ce qui existe, s'est de s'en inspirer en s'appropriant les motivations ! Parce que lorsque de bute en blanc nous nous retrouvons par l'effet d'un grand hasard dans un décor qui nous est totalement inconnu, comment, sans la moindre expérience de ces choses aux allures singulièrement étranges, savoir que telle direction nous offre les meilleures chances de réussites ? La conclusion que votre manifeste m'inspire à ce niveau du débat est donc la suivante : le projet de la refondation telle qu'envisagée sous le repaire idéologique du socialisme, à l'arrivée, n'est rien d'autre qu'une médaille à face unique ; sculptée dans un métal quelconque dont les lignes décrivent à merveille les critères d'une ingrate médiocrité !
Ma question est donc la suivante : de la refondation à la racine, qu'est-ce qui va fondamentalement dans le changement qui pourrait s'opérer, changer ? Pour commencer à répondre à ma question descendons de ces trois marches minées "d'erreurs " pour prendre racine :
1ère - comment parler de racine lorsque officiellement le parti, par ses plus dignes fils n'a pas daigné sacrifier au deuil de ladite refondation en la désavouant publiquement ? En un mot, de quelle racine parlez-vous puisqu'au commencement et à l'origine, il y avait la refondation et il y a encore de la refondation ! J'espère que vous n'allez pas nous faire le coup de planter une graine de la refondation en espérant secrètement vous accrocher à sa racine principale qui va traverser verticalement le sol pour une nouvelle aventure ?
2ème - il faut que nous sachions une fois pour toutes, que lorsqu'un candidat sort victorieux des joutes électorales et se saisi des rênes de l'Etat généralement après un double acte de lecture et de récitation d'un brin de serment ; son nouveau statut de chef d'Etat consiste à donner le meilleur de lui-même en conduisant selon un ordre et une certaine rectitude, son projet de société dans l'intérêt supérieur de tous les fils du pays. Il ne faut surtout pas laisser sous-entendre en pensée ou en acte que le fait d'appliquer à l'ensemble du peuple un programme de société qui n'est pas le leur et qui a été soigneusement concocté par l'intelligentsia de votre groupement, que vous en êtes de facto les uniques bénéficiaires exclusifs. Le fait que ceux-ci (les perdants) acceptent en bons démocrates le verdict des urnes sans montrer un quelconque agacement, est à notre avis la meilleure expression qui permet de dire qu'ils sont disposés à quelque niveau que se soit, à se mettre au service de leur nation. Car le parti politique qui gagne des élections présidentielles, n'a pas plus de mérite que ceux qui reconnaissent leur défaite, et qui sans animosité quelconque, congratulent en ch?ur, verbalement et publiquement, le triomphe régulier de l'heureux gagnant ! L'une des principales fiertés de la démocratie s'est de voir : la minorité comme un seul homme, accompagner intelligemment la majorité régulièrement parvenue aux affaires ! Le bon démocrate s'est celui qui partage sa victoire du moment avec ses frères restés de l'autre côté, avec pour ambition de réguler la société par une opposition civilisée ! C'est pourquoi à l'orée de cette aventure aux racines multiples, nous vous conseillons de ne pas tracter inutilement des lourdeurs du genre : " () une réelle lueur d'espoir de voir changer le sort d'un bon nombre d'entre eux" ou encore: " () force est de constater que les bourreaux d'hier devenus militants du FPI aujourd'hui, sont promus aux plus hautes instances du parti et de l'Etat, au détriment des pionniers convaincus et imprégnés des idéaux du parti ". Comme je vous comprends très chers rénovateurs, mais ici bas, c'est un bas défaut que d'être reconnu comme un adepte proclamé de la rancune ! Hier pour des raisons diverses, certains qui partageaient avec vous le même génome idéologique, ont pris le large en allant parfois susciter activement la création de nouvelles écuries politiques. A cela il n'y a pas de doute, ces départs massifs et organisés dans un certain désordre, répondent tous à seule et même logique : décrédibiliser et fragiliser d'avantage la maison dont ils viennent de claquer portes et fenêtres ! Il est donc curieux qu'ils soient "tous " revenus précipitamment comme pour prendre une part active aux obsèques de la bien aimée mère qu'ils avaient bruyamment désavouer hier seulement ! Au demeurant lorsque l'on se détourne d'une lutte à laquelle on a contribué par le passé à mettre en route, comme ce fut leur cas à eux, et qu'elle vient comme par extraordinaire à se réaliser sous nos yeux, logiquement, l'attitude qui convient d'adopter est de se dire que cette situation là ne saurait perdurée et continué de s'en éloigner comme d'une peste relookée ! Mais il faut comprendre aussi que leurs symptômes de l'instabilité étaient un moyen singulier de fouetter l'orgueil de ceux qui avaient à cette époque là, la lourde responsabilité de diriger le parti. En d'autres termes, il faut leur pardonner le fait de n'avoir pas su avec le tact qui convient, exprimer leur béguin au travers de l'élan de défection qui les caractérise à jamais. D'ailleurs pour conforter votre opinion sur ces personnes là, à l'approche d'un poste de contrôle fictif, elles ont toutes à la bouche cette symptomatique façon de déclarer les contours exacts de leur état d'esprit respectif : "comprenez chers collaborateurs, que nous ne sommes pas là pour nous éterniser, nous sommes simplement de passage ". Ne dit-on pas très chers rénovateurs que : "qui s'explique s'expose " ?!
3ème - : "La goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est le comportement inexplicable des camarades de lutte d'hier, qui ont eu la chance d'être élus et / ou nommés à des postes de responsabilité ". Je reviens à vous très chers rénovateurs, lorsque l'on veut corriger des erreurs et des fautes qui ont été commises par des acteurs clairement identifiés avec lesquels vous êtes censés partagés les mêmes rites politiques, il faut cogner avec moins de passion et moins de sensations ! Au demeurant c'est votre droit d'exprimer avec rigueur vos ressentiments eu égard aux dérapages qu'ils auraient perpétré dans l'exercice de leurs fonctions respectives. Mais vous n'avez pas le droit de parler de chance là on devrait parler du mérite et rien que du mérite. Il faut savoir que pour conduire les affaires d'un important Etat comme la Côte d' Ivoire qui aspire légitimement à s'illustrer à la tête de hautes fonctions sur la scène international, la raison et la compétence sont les références qui doivent déterminer, l'acte de sélection et de cooptation de nos autorités. Aucun cabinet de recrutement sérieux ne peut prétendre établir sa notoriété dans la durée en privilégiant, dans le cadre très sélectif de ses missions, le facteur outrancièrement imbécile de -chance- Si la chance n'est pas une valeur que les professionnels du recrutement se recommandent entre eux avec une insistance particulière, c'est qu'ils s'attardent comme il fallait s'y attendre, heureusement, sans autre forme de tricherie, au profil intrinsèque du candidat demandeur ; régulièrement diplômé ! Il faut donc se garder, dans l'opération républicaine qui consiste à pourvoir en ressources humaines de qualité, certains postes sensibles et prestigieux, à l'instar de certaines anti-valeurs que vous avez courageusement verbalisées dans votre "réquisitoire ", de faire de la complaisance, cette mascotte qu'elle semble être devenue ! Si le courant qui semble porter vos espérances et qui semble guider votre action est ce cours d'eau dynamique par essence auquel je pense, son but serait très certainement de drainer vers le précipice le plus proche, les impuretés de fond et de surface qui polluent et obstruent son hygiène fluviale ! Alors seulement, vos chances de réussite seront réelles ! Bon vent!
Par KoNé KoBaLi, Libre auteur, créateur
Kokobali_fr@yahoo.fr

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