Propos liminaire
Le 4 mars dernier, la, Côte d'Ivoire commémorait l'Accord politique de Ouagadougou, intervenu il y a un an entre les protagonistes de la crise ivoirienne. Cet accord a été salué par tous, non seulement pour son originalité mais surtout parce qu'il éclairait d'un jour nouveau les perspectives de paix. Après plusieurs sommets infructueux, accords internationaux et résolutions, tous aussi inopérants les uns que les autres, le Président Laurent GBAGBO, décidait d'une initiative endogène: celle d'engager un dialogue direct avec la rébellion. Le CNRD voudrait saisir l'occasion de cette conférence de presse pour réitérer à tous les acteurs de cet accord, ses chaleureux encouragements. Il tient à renouveler son ferme soutien à Son Excellence Laurent GBAGBO Président de la République, pour son sens élevé des intérêts de la patrie, au facilitateur Son Excellence Blaise COMPAORE Président du FASO et au Premier Ministre SORO Guillaume pour leur courage politique et leur sens élevé du compromis. Sur la voie de la paix, ces accords ont enregistré des avancées certaines, au titre desquelles l'on peut citer :
- 'La chute sensible de l'indice de belligérance, obtenu en grande partie grâce au démantèlement de la zone de confiance, et la création du Centre de Commandement intégré.
- La réduction significative de la méfiance entre les protagonistes et une grande amélioration de la mobilité des citoyens, qui découlent des visites d'état que le Président de la République a effectuées dans le Centre et le Nord du pays. - La création d'outils stratégiques d'appui tels que le Comité National pour le Redéploiement de l'Administration CNPRA pour la mise en ?uvre et l'encadrement du redéploiement de l'administration, le PNRRC pour la réinsertion socio économique des ex-rebelles et des membres des groupes d'autodéfense. La réalisation et le déroulement sans heurt, des audiences foraines, étape primordiale sur le chemin de la confection du fichier électoral. L'adoption du cahier des charges de la SAGEM opérateur technique pour l'identification des populations. Le CNRD note qu'en 12 mois, l'accord de Ouagadougou a enregistré plus d'avancées que ne l'ont produit l'ensemble des autres accords et résolutions sur la crise ivoirienne en quatre années. Cependant, au vu des difficultés et des retards apparus dans la réalisation du chronogramme de cet accord, le CNRD, conscient de la mission qu'il s'est assigné, notamment la sauvegarde de la Démocratie et des Institutions, et la défense de la Souveraineté du pays, est plus que jamais attentif à l'évolution de la situation socio politique dans notre pays et voudrait faire les observations suivantes:
Depuis la signature des accords de Ouagadougou, l'on note la multiplication de tentatives de déstabilisation militaro politiques, fort heureusement toutes avortées, et qui témoignent de la persistance de menaces majeures sur le cours normal du processus de sortie de crise.
- La non restitution des locaux administratifs et des résidences aux autorités préfectorales dans les zones sous contrôle de la rébellion ainsi que le retard pris dans la réinstallation de certains services publics d'utilité majeures pour les populations. - La persistance d'une économie parallèle entretenue par la commercialisation frauduleuse de nos ressources agro sylvicoles : café, cacao, coton, bois ainsi que minières telles que l'or et le diamant. - La perception de taxes illicites destinées à alimenter les caisses des forces nouvelles pendant que persistent des lenteurs sérieuses dans le redéploiement des régies financières, au grand préjudice de la restauration de notre économie. - La prolifération de grèves et mouvements revendicatifs sur le front social qui ont pour effet l'accroissement de la morosité ambiante et la fragilisation du tissu social déjà fort" entamé par la cherté de la vie. - La non couverture par la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne de la totalité du territoire national et le maintien dans le même temps de Radiotélévision Notre-Patrie dans les zone CNO. - Le CNRD s'étonne par ailleurs que Monsieur Guillaume SORO tout en assumant les charges de Premier Ministre, se comporte encore comme le chef de la rébellion en cautionnant les actes voués à la déstructuration de notre économie et au maintien de la situation de partition que connaît notre pays. L'aggravation de l'esprit de délinquance politique. Le retard pris par le regroupement des combattants FAFN et qui compromet l'étape essentielle qu'est le désarmement, dans la marche du pays vers une vie constitutionnelle normale et les élections.
C'est pourquoi, ayant fait ces constats, le CNRD :
- Vu les retards enregistrés dans le processus de regroupement et de cantonnement des combattants FAFN, se déclare opposé à l'idée de la tenue des élections sans désarmement.
- Interpelle la C.E.I. afin que, mesurant tout le poids de ses responsabilités dans le bon Aboutissement du processus en cours, elle prenne toutes les dispositions pour la tenue d'élections crédibles, transparentes et justes.
Condamne vigoureusement toutes les tentatives de déstabilisation du pays, qui n'ont pour seul objectif que de faire échouer l'accord de Ouagadougou.
En appelle à la vigilance du Président de la République pour qu'il fasse échec aux man?uvres des ennemis de la Côte d'Ivoire et évite au pays de replonger dans des nouvelles turbulences.
Lance un appel à tous les partenaires du processus de paix et à toutes les forces de la société civile pour qu'elles se remobilisent et s'engagent résolument à rendre irréversible le processus entamé avec l'accord de Ouagadougou.
Fait à Abidjan le 20 mars 2008
Pour le CNRD : le Bureau
- 'La chute sensible de l'indice de belligérance, obtenu en grande partie grâce au démantèlement de la zone de confiance, et la création du Centre de Commandement intégré.
- La réduction significative de la méfiance entre les protagonistes et une grande amélioration de la mobilité des citoyens, qui découlent des visites d'état que le Président de la République a effectuées dans le Centre et le Nord du pays. - La création d'outils stratégiques d'appui tels que le Comité National pour le Redéploiement de l'Administration CNPRA pour la mise en ?uvre et l'encadrement du redéploiement de l'administration, le PNRRC pour la réinsertion socio économique des ex-rebelles et des membres des groupes d'autodéfense. La réalisation et le déroulement sans heurt, des audiences foraines, étape primordiale sur le chemin de la confection du fichier électoral. L'adoption du cahier des charges de la SAGEM opérateur technique pour l'identification des populations. Le CNRD note qu'en 12 mois, l'accord de Ouagadougou a enregistré plus d'avancées que ne l'ont produit l'ensemble des autres accords et résolutions sur la crise ivoirienne en quatre années. Cependant, au vu des difficultés et des retards apparus dans la réalisation du chronogramme de cet accord, le CNRD, conscient de la mission qu'il s'est assigné, notamment la sauvegarde de la Démocratie et des Institutions, et la défense de la Souveraineté du pays, est plus que jamais attentif à l'évolution de la situation socio politique dans notre pays et voudrait faire les observations suivantes:
Depuis la signature des accords de Ouagadougou, l'on note la multiplication de tentatives de déstabilisation militaro politiques, fort heureusement toutes avortées, et qui témoignent de la persistance de menaces majeures sur le cours normal du processus de sortie de crise.
- La non restitution des locaux administratifs et des résidences aux autorités préfectorales dans les zones sous contrôle de la rébellion ainsi que le retard pris dans la réinstallation de certains services publics d'utilité majeures pour les populations. - La persistance d'une économie parallèle entretenue par la commercialisation frauduleuse de nos ressources agro sylvicoles : café, cacao, coton, bois ainsi que minières telles que l'or et le diamant. - La perception de taxes illicites destinées à alimenter les caisses des forces nouvelles pendant que persistent des lenteurs sérieuses dans le redéploiement des régies financières, au grand préjudice de la restauration de notre économie. - La prolifération de grèves et mouvements revendicatifs sur le front social qui ont pour effet l'accroissement de la morosité ambiante et la fragilisation du tissu social déjà fort" entamé par la cherté de la vie. - La non couverture par la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne de la totalité du territoire national et le maintien dans le même temps de Radiotélévision Notre-Patrie dans les zone CNO. - Le CNRD s'étonne par ailleurs que Monsieur Guillaume SORO tout en assumant les charges de Premier Ministre, se comporte encore comme le chef de la rébellion en cautionnant les actes voués à la déstructuration de notre économie et au maintien de la situation de partition que connaît notre pays. L'aggravation de l'esprit de délinquance politique. Le retard pris par le regroupement des combattants FAFN et qui compromet l'étape essentielle qu'est le désarmement, dans la marche du pays vers une vie constitutionnelle normale et les élections.
C'est pourquoi, ayant fait ces constats, le CNRD :
- Vu les retards enregistrés dans le processus de regroupement et de cantonnement des combattants FAFN, se déclare opposé à l'idée de la tenue des élections sans désarmement.
- Interpelle la C.E.I. afin que, mesurant tout le poids de ses responsabilités dans le bon Aboutissement du processus en cours, elle prenne toutes les dispositions pour la tenue d'élections crédibles, transparentes et justes.
Condamne vigoureusement toutes les tentatives de déstabilisation du pays, qui n'ont pour seul objectif que de faire échouer l'accord de Ouagadougou.
En appelle à la vigilance du Président de la République pour qu'il fasse échec aux man?uvres des ennemis de la Côte d'Ivoire et évite au pays de replonger dans des nouvelles turbulences.
Lance un appel à tous les partenaires du processus de paix et à toutes les forces de la société civile pour qu'elles se remobilisent et s'engagent résolument à rendre irréversible le processus entamé avec l'accord de Ouagadougou.
Fait à Abidjan le 20 mars 2008
Pour le CNRD : le Bureau