Vincent Bolloré, Président du Groupe Bolloré - Je suis très confiant dans l`avenir de la Côte d`Ivoire
Le patron du groupe Bolloré, Vincent Bolloré, était à Abidjan le 3 avril dernier à la faveur de la présentation officielle du terminal à conteneurs de Vridi. Avant de retourner à Paris, il s'est confié à Notre Voie. Entretien.
Notre Voie : Vous venez d'achever cette cérémonie, êtes-vous un homme heureux?
Vincent Bolloré : Très heureux parce que j'ai eu un accueil très émouvant de la part de beaucoup de gens, à notre siège, sur le port et chez le président de la République lui-même. Evidemment, je suis très ému et même très fier parce que la réalisation du terminal à conteneurs du port d'Abidjan est une vraie réussite. Et je suis très fier que notre groupe ait pu participer. Je suis aussi très confiant dans l'avenir de la Côte d'Ivoire. Ce pays qui a réussi à faire la paix, à surpasser ses divisions. Nous sommes là heureux de nos investissements passés et très heureux pour en faire dans le futur.
N.V. : Pour le futur, on annonce le chemin de fer à l'ouest, la modernisation du port de San-Pedro, qu'est-ce qui va être fait concrètement?
V.B. : Concrètement, nous allons faire en sorte que le chemin de fer puisse permettre de mieux rejoindre le Burkina et d'autres pays comme, le Niger pour pouvoir prendre un certain nombre de produits qui doivent descendre vers la mer, et faire de la Côte d'Ivoire un point de passage important. Cela permettra d'accroître les taxes du port, et créer des emplois avec les impôts reçus, améliorer le niveau de vie des Ivoiriens.
N.V. : Avez-vous une idée des échéances?
V.B. : Mais c'est tout de suite. On commence tout de suite. Ce sont des travaux à très long terme. Vous avez sur la SETV, c'est quatre ans de travail. Nous allons continuer. Nous devons arriver à un million de conteneurs par an. Le port d'Abidjan est plus grand que le port de Marseille, vous vous rendez compte ? Nous pouvons en être fiers.
N.V. : Il y a eu toutes ces difficultés avec les officiels français et la plupart des investisseurs français. Pourquoi le groupe Bolloré s'est-il singularisé?
V.B. : Ecoutez, nous sommes d'abord des Afro optimistes. Nous sommes persuadés que l'Afrique va se développer et la Côte d'Ivoire en particulier. Mais ne croyez pas que les français ne pensent pas cela. La plupart des Français sont très confiants dans la Côte d'Ivoire, aiment la Côte d'Ivoire. Il y a eu un différend politique avec l'ancien président de la République, mais il est parti. Maintenant, il y a un nouveau qui aime l'Afrique, qui aime la Côte d'Ivoire. Il n'y a pas de différend avec les Français. Les Français aiment la Côte d'Ivoire. Mais c'est sûrement le rôle d'un groupe comme le nôtre qui a des médias, une télévision, des journaux, de raconter, d'expliquer ce qui se passe chez vous.
N.V. : Vous êtes proche du président Sarkozy. Pensez-vous qu'il va y avoir une amélioration par rapport aux relations France / Côte d'Ivoire ?
V.B. : Sûrement parce que c'est un homme intelligent, un président de qualité, donc je suis sûr qu'il appréciera sûrement votre président.
Entretien réalisé par Guillaume T. Gbato et Dekassan Junior
Notre Voie : Vous venez d'achever cette cérémonie, êtes-vous un homme heureux?
Vincent Bolloré : Très heureux parce que j'ai eu un accueil très émouvant de la part de beaucoup de gens, à notre siège, sur le port et chez le président de la République lui-même. Evidemment, je suis très ému et même très fier parce que la réalisation du terminal à conteneurs du port d'Abidjan est une vraie réussite. Et je suis très fier que notre groupe ait pu participer. Je suis aussi très confiant dans l'avenir de la Côte d'Ivoire. Ce pays qui a réussi à faire la paix, à surpasser ses divisions. Nous sommes là heureux de nos investissements passés et très heureux pour en faire dans le futur.
N.V. : Pour le futur, on annonce le chemin de fer à l'ouest, la modernisation du port de San-Pedro, qu'est-ce qui va être fait concrètement?
V.B. : Concrètement, nous allons faire en sorte que le chemin de fer puisse permettre de mieux rejoindre le Burkina et d'autres pays comme, le Niger pour pouvoir prendre un certain nombre de produits qui doivent descendre vers la mer, et faire de la Côte d'Ivoire un point de passage important. Cela permettra d'accroître les taxes du port, et créer des emplois avec les impôts reçus, améliorer le niveau de vie des Ivoiriens.
N.V. : Avez-vous une idée des échéances?
V.B. : Mais c'est tout de suite. On commence tout de suite. Ce sont des travaux à très long terme. Vous avez sur la SETV, c'est quatre ans de travail. Nous allons continuer. Nous devons arriver à un million de conteneurs par an. Le port d'Abidjan est plus grand que le port de Marseille, vous vous rendez compte ? Nous pouvons en être fiers.
N.V. : Il y a eu toutes ces difficultés avec les officiels français et la plupart des investisseurs français. Pourquoi le groupe Bolloré s'est-il singularisé?
V.B. : Ecoutez, nous sommes d'abord des Afro optimistes. Nous sommes persuadés que l'Afrique va se développer et la Côte d'Ivoire en particulier. Mais ne croyez pas que les français ne pensent pas cela. La plupart des Français sont très confiants dans la Côte d'Ivoire, aiment la Côte d'Ivoire. Il y a eu un différend politique avec l'ancien président de la République, mais il est parti. Maintenant, il y a un nouveau qui aime l'Afrique, qui aime la Côte d'Ivoire. Il n'y a pas de différend avec les Français. Les Français aiment la Côte d'Ivoire. Mais c'est sûrement le rôle d'un groupe comme le nôtre qui a des médias, une télévision, des journaux, de raconter, d'expliquer ce qui se passe chez vous.
N.V. : Vous êtes proche du président Sarkozy. Pensez-vous qu'il va y avoir une amélioration par rapport aux relations France / Côte d'Ivoire ?
V.B. : Sûrement parce que c'est un homme intelligent, un président de qualité, donc je suis sûr qu'il appréciera sûrement votre président.
Entretien réalisé par Guillaume T. Gbato et Dekassan Junior