Quelques crimes du CeCOS
Un mort de plus, un mort de trop. En éliminant froidement le jeune Bamba Lassiné, le mercredi dernier à Yopougon, les éléments du Centre de commandement des opérations de sécurité n'étaient pas à leur premier crime. En effet, les hommes du Général Guiai drainent derrière eux de nombreuses casseroles qui ternissent considérablement leur image, et en général celle de l'ensemble des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI). Depuis la création du CeCOS en juin 2005 pour sécuriser la ville d'Abidjan, ses éléments n'ont cessé de se porter coupables des actes de racket, d'exaction, de vandalisme et de crime contre les populations abidjanaises. La liste est longue, mais citons-en quelques uns : le mardi 13 septembre 2005, le CeCOS endommage 11 taxis communaux et fait plusieurs blessés à Port-Bouët. Une semaine plus tard, soit le mardi 20 septembre 2005, les hommes du Général Guiai Bi Poin font main basse sur une centaine de téléphones portables arrachés aux commerçants de Treichville, avant d'ouvrir le feu sur ces derniers. Le bilan est de plusieurs blessés par balles. Le dimanche 27 août 2006, le CeCOS gaze des chauffeurs à Koumassi-Campement, avant de saccager une cinquantaine de véhicules. Dans le courant 2006, des éléments de cette unité composée de militaires, de gendarmes et de policiers s'attaquent aux marchands de portable du marché ?'Djè Konan'' de Koumassi. Le bilan est lourd. L'on enregistre la mort de deux vendeurs de portables, tués par balles. Les 10 et 11 juillet 2007, les transporteurs d'Adjamé sont sous la furia des éléments du CeCOS. Là encore, une personne est tuée par balle avec plusieurs autres blessés. Le lundi 13 mars 2006, un jeune coiffeur de 26 ans, répondant au nom de Tanoh Désiré est exécuté publiquement par des éléments du CeCOS. A tout cela s'ajoutent les man?uvres quotidiennes d'intimidations et de racket exercées par les patrouilles CeCOS sur d'honnêtes citoyens. Tous ces crimes sont d'autant plus malheureux quant on sait qu'aucun de ces actes d'assassinats et autres bavures policières n'a été condamner par le pouvoir ivoirien.
Diawara Samou
Diawara Samou