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Un vrai mercenaire

On le sait. Le journalisme est un métier noble. Passionnant. Mais aussi et surtout un métier complexe. Un métier craint par les uns et adulé par les autres. Il semble même que les journalistes ont un pouvoir d'exercice. Et de décision. Le 4ème, nous dit-on. Après l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Comme on le voit, le journalisme n'est pas n'importe quel métier. Si bien que pour assouvir leurs desseins lugubres, des quidams sortis ex nihilo se voient bien obligés de s'établir de fausses cartes de journaliste. Pour se réclamer de la grande famille des hommes de médias. Convaincus qu'ils sont que quiconque touchera à un brin de leurs cheveux, se heurtera à la solidarité de la communauté des journalistes du monde entier. S'il est une réalité que la liberté de presse n'est pas la chose la mieux partagée dans certains pays de la planète, ce qui est profondément regrettable, il est tout aussi vrai que des personnes extérieures au métier du journalisme sont souventes fois présentées comme faisant partie de ce corps de métier. En tout cas, à la faveur de la crise en Côte d'Ivoire, les Ivoiriens ont fait l'amer constat. Des militaires de l'armée française ont troqué leurs treillis contre les costumes des journalistes. Le but visé étant d'épier la position des forces armées de Côte d'Ivoire avec des photographies et des cartographies comme éléments déterminants. Si cette entreprise n'a pas prospéré, les barbouzes français, eux, continuent de croire qu'en présentant des mercenaires comme des journalistes, les choses pourraient aller pour le mieux. Mais là encore, le Français Jean-Paul Ney que la presse locale présente naïvement comme étant un journaliste est en réalité, un barbouze, un mercenaire. Que les services de renseignements ivoiriens ont à l'?il depuis son entrée en début du mois de décembre en Côte d'Ivoire, en compagnie de bien d'autres personnes de son acabit. Voila la vérité. Le reste n'est que mensonges. Et mystification.

par Pierre Lemauvais

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