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Le Patriote
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Un point de l'Accord complémentaire

Une autre ?'révolte'' ! Pour les mêmes raisons. Celles du non paiement des primes des ex-soldats démobilisés. Avec ce problème qui devient récurrent, l'on se pose la question de savoir, à qui incombe réellement le paiement desdites primes. Une préoccupation qui a été déjà réglée par le dernier accord complémentaire signée à Ouagadougou, le 28 novembre 2007 par les différents protagonistes à savoir, le Chef de l'Etat Laurent Gbagbo et le Secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, par ailleurs Premier ministre, sous les auspices du Facilitateur Blaise Compaoré : Aux fins de facilitation du processus de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR), prévu au paragraphe 3.2.1. de l'Accord politique de Ouagadougou, les deux parties conviennent de faire verser par le gouvernement une allocation forfaitaire mensuelle, dont les montants seront précisés par décret pris en Conseil des ministres, pour assurer les opérations de démobilisation, l'alimentation et la prise en charge des ex-combattants, jusqu'à leur réinsertion ou leur intégration dans les nouvelles Forces de défense et de sécurité (FDS) ou dans la vie civile mentionne l'article 2 du troisième accord complémentaire. Il est donc clair que le non paiement de ces primes est le fait de l'Etat de Côte d'Ivoire qui traîne certainement les pas par manque de moyens. Toute chose qui pourrait plomber le désarmement et l'encasernement des ex-soldats. Et donc le processus de sortie de crise tout entier. C'est pour quoi le Facilitateur Blaise Compaoré doit s'impliquer d'avantage afin de trouver une issue favorable qui pourrait mettre fin à cette vague de protestations des soldats FAFN démobilisés pour non paiement de leur forfait. D'autant plus que c'est sur la base de cette assurance et de ces engagements que ledit accord complémentaire a, en son article premier, demandé le regroupement des ex-combattants: Les deux parties décident que le regroupement des ex-combattants, le stockage des armes et le démantèlement des milices débuteront au plus tard le 22 décembre 2007, sous la conduite du Centre de commandement intégré (CCI) et la supervision des Forces impartiales.
Pour opérationnaliser le regroupement, les deux parties décident de démarrer le recrutement pour le Service civique au plus tard le 22 décembre 2007, conformément au paragraphe 3 de l'Accord politique de Ouagadougou, sur la base des sites déjà aménagés à cet effet.
Yves-M. ABIET

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.