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Le Front
· 1 min de lecture

Alerte rouge !

Depuis quelques semaines, les prix des produits de grande consommation connaissent une hausse vertigineuse. Comme une fatalité, les Ivoiriens constatent cette flambée sans réagir. Quant aux associations dites de consommateurs, elles ne font que pondre des déclarations de bègues et sans saveur.


La direction du contrôle des prix et de la lutte contre la fraude du ministère du Commerce est impuissante. Face à cette inertie totale des Ivoiriens, des commerçants, sans vergogne, font passer les prix du simple au double, parfois même au triple. Du pain à la viande, en passant par le riz, le savon, l'huile, le sel, le lait, etc, tous les prix flambant comme de l'essence sur le feu. Ainsi, le panier de la ménagère se vide un peu plus chaque jour. Cette inflation galopante serait due à en croire les industriels, aux tracasseries et pot-de-vin d'une part, et aux taxes fiscales excessivement élevées d'autre part. Sur les routes, la sonnette d'alerte a atteint son point culminant. Tous les rackets et les pertes de temps perturbent la compétitivité économique. Les autorités policières ne font rien pour arrêter les effets pernicieux de cette corruption à visage découvert sur les axes routiers. Naturellement, les frais financiers indûment supportés par les transporteurs sont répercutés sur les coûts du transport. Et en définitive c'est le dernier acheteur c'est-à-dire le consommateur qui supporte toutes les taxes. Au rythme auquel les prix grimpent, c'est l'alerte rouge. Le gouvernement doit prendre des mesures appropriées pour arrêter cet accroissement excessif des coûts. La cadence régulière imprimée sur les prix des produits par les commerçants est telle que personne n'arrive à la suivre. Sauf les plus nantis, financièrement parlant. Et les autres ?



Mamadou Diaby

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Article publié par Le Front et référencé par 225.ci.