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Affaire "Réconciliation des filles et fils de Kabacouma" - Les jeunes de Kabacouma répondent à Franck Guéï

Dans un souci macabre et méchant de brouiller les pistes de l'enquête internationale en cours qui nous situera sur les conditions dans lesquelles notre père Le Général Robert GUEI a été froidement tué, des gens tapis dans le noir poussent les populations de notre région en général et en particulier de Kabacouma à un affrontement inutile. En effet, après l'assassinat du Général Robert GUEÏ, des petits politiciens de ventre sont allés prendre de l'argent au Palais pour créer des clubs de soutien à leur ami, qu'ils appellent partis politiques tels le sieur KAHE Eric et Mademoiselle TIA Monné qui font rêver le prince d'Abidjan lui disant qu'ils maîtrisent l'Ouest.
Ainsi, un groupe d'individus embarque le fragile Franck GUEI, l'indigne et triste fils de GUEI pour organiser des journées de retrouvailles à Kabacouma chez nous, parce que pour certains, il s'agit de chercher une nomination et pour d'autres, préserver leurs postes qu'ils ne méritent pas d'ailleurs. Informés d'une telle provocation, les filles et fils de Kabacouma décident de leur réserver un accueil particulier. Prévue pour 9 heures, leur cérémonie a débuté à 16 heures 30 minutes dans une cacophonie généralisée et s'est achevée à 16 heures 45 minutes. A peine le Président des jeunes du département s'est vu refuser la parole à la tribune, que les jeunes qui ne pouvaient accepter une autre humiliation se sont soulevés. La manifestation se transforma en une chasse à l'homme. Il faut aussi signifier que les délégations invitées, supposées être des ressortissants de la région, étaient uniquement composées de badauds et des miliciens ramassés à Abidjan, Duékoué et Gagnoa. Pour les jeunes de la région en général et de Kabacouma en particulier, depuis l'assassinat de leur père, le Général Robert GUEI, personne n'est venu nous adresser les condoléances au village; même pas un envoyé du Chef de l'Etat qui dit aujourd'hui que le Général Robert GUEI est son frère, et pendant que nous pleurons toujours parce que nous ne savons pas où se trouve son corps, des gens organisent une cérémonie de réconciliation.

Une réconciliation
pour quoi ?
Une réconciliation entre qui et qui ? Nous ne savons pas. Alors, nous, ressortissants de Kabacouma, nous voulons dire ceci à Franck GUEI, sa bande et à tous ceux qui veulent aller aussi se promener à Kabacouma; notre village n'est pas un lieu de pèlerinage où des gens qui cherchent des postes vont aller prendre des bénédictions.
Nous ne sommes pas comme Franck GUEI. Nous avons une dignité. C'est à lui qu'on peut proposer un poste et de l'argent s'il accepte de livrer le corps de son "vrai" père. En somme, il n'y a donc pas eu de fête de réconciliation, Franck n'a réconcilié personne avec qui que ce soit. Nous, dignes fils de Kabacouma, ne sommes en palabre avec personne et attendons toujours avec impatience le corps de notre père. Le Général GUEI Robert. Aucun accueil chaleureux, comme nous l'a démontré la Télévision nationale, n'a été réservé à Franck et sa délégation.
Ainsi les Ministres DOUATY Alphonse et SERY Gnoléba qui veulent y faire un tour, doivent revoir leur copie. Nous sommes en deuil et nous sommes prêts à mourir par tous les moyens avec notre père si jamais nous sommes provoqués. D'après l'écrivain Ivoirien FATO Amoi : " Les morts ne sont pas morts, ils suivent tous les actes que les vivants posent quotidiennement ".Pour dire que le Général GUEÏ Robert nous suit toujours, la vérité finira par rattraper le mensonge un jour.

Président du Forum des Jeunes de Kabacouma
Loua Raymond

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