Quel nouveau chronogramme de sortie de crise
En moins de quarante huit heures, le porte-parole du Premier Ministre Soro Guillaume est sorti deux fois. Dans chacune de ses sorties, M. Méité Sindou n'a pas fait mystère de la volonté du sommet de l'Etat d'aller vers la sortie de crise au rythme que le Chef de l'Etat et le Premier ministre veulent. C'est-à-dire en ne s'embarrassant pas des dates indiquées par l'accord de Ouagadougou qu'ils ont conçu et signé. Mieux, le porte-parole de la Primature ne cache pas que le sommet de l'Etat ne se sent pas contraint par l'échéancier fixé par l'accord.
Là où l'accord de Ouagadougou dit clairement que "l'ensemble du chronogramme prévu ci-dessus se déroulera dans un délai de dix (10) mois" soit entre mars 2007 et janvier 2008, le porte-parole du Premier ministre, nommé à l'issue et dans l'esprit de l'accord, soutient : "Il est clair que notre ambition n'est pas de nous éterniser au pouvoir. Mais en même temps, nous sommes réalistes et nous disons aux Ivoiriens que si cette transition doit durer six mois, elle durera six mois, si elle doit durer six ans, elle durera six ans, à moins que le Président de la République en décide autrement". Le message est clair, Pour le sommet de l'Etat ivoirien, la date importe peu. Il conduira le processus à sa guise, prendra son temps et son plaisir. Quoi que cela puisse encore coûter aux Ivoiriens comme misère et anxiété. Ainsi, le chronogramme mis en place par Ouagadougou est déchiré et jeté aux poubelles. Le représentant du facilitateur ne disait-il pas que la sortie de crise n'est pas une course de fond, encore moins une course de 100 mètres plat ? Là où Ouagadougou dit, "Les parties au présent Accord conviennent de procéder, dans les meilleurs délais, au désarmement des forces en présence conformément aux recommandations des Accords de Linas Marcoussis et aux modalités prévues dans les accords militaires", le porte-parole du Premier ministre, sept (7) mois après la signature de l'accord, déclare "qu'il n'est pas réaliste et pensable de parler de désarmement avant les élections". En d'autres termes, il ne saurait y avoir désarmement des éléments des Forces nouvelles avant les élections. Les Forces nouvelles seront en armes et sur leurs positions jusqu'aux élections. Dans ce cas, est-on encore dans l'esprit et la lettre de l'accord de Ouagadougou ? Sinon, que va proposer le médiateur et facilitateur comme palliatif ? Quel est le nouveau chronogramme pour sortir les Ivoiriens de la crise dont ils ont assez souffert ? Y aura-t-il un Ouagadougou II ?
Eddy PEHE
Là où l'accord de Ouagadougou dit clairement que "l'ensemble du chronogramme prévu ci-dessus se déroulera dans un délai de dix (10) mois" soit entre mars 2007 et janvier 2008, le porte-parole du Premier ministre, nommé à l'issue et dans l'esprit de l'accord, soutient : "Il est clair que notre ambition n'est pas de nous éterniser au pouvoir. Mais en même temps, nous sommes réalistes et nous disons aux Ivoiriens que si cette transition doit durer six mois, elle durera six mois, si elle doit durer six ans, elle durera six ans, à moins que le Président de la République en décide autrement". Le message est clair, Pour le sommet de l'Etat ivoirien, la date importe peu. Il conduira le processus à sa guise, prendra son temps et son plaisir. Quoi que cela puisse encore coûter aux Ivoiriens comme misère et anxiété. Ainsi, le chronogramme mis en place par Ouagadougou est déchiré et jeté aux poubelles. Le représentant du facilitateur ne disait-il pas que la sortie de crise n'est pas une course de fond, encore moins une course de 100 mètres plat ? Là où Ouagadougou dit, "Les parties au présent Accord conviennent de procéder, dans les meilleurs délais, au désarmement des forces en présence conformément aux recommandations des Accords de Linas Marcoussis et aux modalités prévues dans les accords militaires", le porte-parole du Premier ministre, sept (7) mois après la signature de l'accord, déclare "qu'il n'est pas réaliste et pensable de parler de désarmement avant les élections". En d'autres termes, il ne saurait y avoir désarmement des éléments des Forces nouvelles avant les élections. Les Forces nouvelles seront en armes et sur leurs positions jusqu'aux élections. Dans ce cas, est-on encore dans l'esprit et la lettre de l'accord de Ouagadougou ? Sinon, que va proposer le médiateur et facilitateur comme palliatif ? Quel est le nouveau chronogramme pour sortir les Ivoiriens de la crise dont ils ont assez souffert ? Y aura-t-il un Ouagadougou II ?
Eddy PEHE