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L`Etat n`a pas d`argent

Recevant les représentants des partis et organisations signataires de l'accord politique de Linas Marcoussis le mardi dernier, les membres de la Commission Centrale de la CEI leur ont fait part des préoccupations majeures qui sont les leurs dans leur tâche d'organisateurs des prochaines élections tant attendues par la communauté nationale et internationale. Le président Robert Beugré Mambé a mis en exergue les sept exigences qui doivent impérativement être examinées avant que soit fixée la nouvelle date des élections. Il ressort de cette rencontre des partis politiques avec la CEI que le chemin devant mener aux élections est encore long et parsemé d'embûches. Le dernier mot dans bien des points soulevés par la CEI revient au Chef de l'Etat. Et sur la question des élections, ses intentions sont connues de tous. Mais au-delà de sa volonté, se pose à lui un problème crucial dont il ne parle pas souvent, c'est celui du financement du processus électoral. De sources bien introduites, le Trésor public ne dispose pas d'argent pour donner un coup d'accélérateur au processus. Il est vrai que les bailleurs de fonds ont, ces derniers temps, fait montre de bonnes intentions vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, en décaissant quelques milliards. Mais il faut dire que ces fonds mis à la disposition de l'Etat ivoirien ne viennent qu'en appoint aux efforts que doit consentir la Côte d'Ivoire elle-même. Or, malgré tout ce qu'on entend, le chef de l'Etat rencontrerait, selon des indiscrétions, des difficultés à trouver l'argent pour les élections. La CEI recommande que l'avance allouée à la SAGEM soit dégagée afin que l'enrôlement démarre, mais les caisses de l'Etat seraient vides au point où l'on est obligé de rechercher les financements ailleurs. A la lumière de ces faits, il est bien clair qu'il y a problème pour que soient organisées des élections cette année comme le souhaite tout le monde.

Paul Koffi

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