Annee electorale
Tout le monde l'attendait avec impatience. Tout le monde tenait à la voir. Absolument. Tout le monde, sans exclusive, ne jurait que par son nom. Eh bien, l'année 2008 est là. Bel et bien là. Sous nos yeux. Elle est là dans toute sa splendeur. 2008 est là dans toute sa plénitude. Et son entièreté. L'année 2008 donne donc à concevoir. Et à réaliser. Elle donne à rêver. Et espérer d'une Côte d'Ivoire nouvelle. D'un pays nouveau. Totalement débarrassé de ses oripeaux. L'année 2008 donne à espérer d'un avenir certain pour notre pays. Qui soit progressivement de la situation de crise. Qui l'a ramenée cinq ans en arrière, dans le sous-sol du sous-développement. 2008 est d'autant plus porteuse d'espoir qu'elle constitue, une année électorale. Une année au cours de laquelle, les ivoiriens seront appelés à venir porter de façon démocratique, leurs choix sur celle ou celui qu'ils jugent apte à gouverner la Côte d'Ivoire. Ainsi, nous l'espérons, l'on tournera définitivement le dos au cycle infernal des tentatives de coups d'Etat. Et des pustchs que certains acteurs politiques ivoiriens en ont fait leur programme de (re) conquête du pouvoir d'Etat. On l'imagine, la bataille ne sera pas de tout repos. Ce, d'autant qu'elle va inéluctablement et de façon définitive, sceller le sort de certains dirigeants politiques dont le président Henri Konan Bédié. Qui, malgré le poids de l'âge et la longévité de son règne sur la scène politique ivoirienne, continue de clamer sa virginité politique. Comme on le voit, dans quelques petits mois donc, les ivoiriens auront à choisir entre l'avenir politique de Konan Bédié et celui de la Côte d'Ivoire incarné par Laurent Gbagbo. L'année 2008 est donc prometteuse d'un avenir certain pour notre pays. Qui se verra ainsi débarrasser du spectre de la violence politique pratiquée par les partisans de l'ordre ancien. Qui, comme des monstres ont peur de la lumière. Or, dans quelques heures, il fera jour. Bonne et heureuse année 2008. Pour que vive une Côte d'Ivoire démocratique.