Que d'inconséquences !
Francis Vangah Wodié, candidat du PIT pour la prochaine élection présidentielle, s'est prononcé sur différents points de l'actualité nationale. Wodié, qui, très certainement, n'apprécie pas de n'être pas associé directement aux accords politiques de Ouagadougou, a tiré sur tout. A la question de savoir pourquoi il ne se démarque pas des pratiques qu'il désapprouve en quittant le gouvernement issu de l'Accord de Ouagadougou, sa réponse est sans ambages : Nous y sommes pour essayer de faire entendre la voix du PIT. Il faut être honnête, ça donne quelques moyens qu'on n'aurait peut-être pas eus si nous étions sortis du gouvernement. Mais ces moyens sont à l'Etat de Côte d'Ivoire et non au FPI.
Cette vision étriquée du premier responsable du Parti ivoirien des travailleurs (PIT) démontre que l'homme est fortement attiré par l'argent facile. Sinon comment vouloir une chose et son contraire ? Si Wodié était conséquent avec lui-même, il aurait retiré son ministre Daniel Aka Ahizy de ce gouvernement qui est issu des accords politiques de Ouaga et non de Marcousis, comme il tente maladroitement de le faire croire.
Wodié devrait savoir que Marcousis est mort de sa belle mort depuis que le président Laurent Gbagbo a engagé le dialogue direct avec Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles. Mais Wodié est conscient que, pour faire la politique, il faut avoir beaucoup de moyens, financiers et matériels. Et son parti, qui a beaucoup de mal à s'imposer sur le terrain depuis sa naissance, ne peut pas lui permettre d'avoir l'argent nécessaire à la politique. Alors le président du PIT use d'inconséquences pour être. D'abord, il a accepté d'être un ministre dans un gouvernement de droite sous Henri Konan Bédié qu'il avait accepté d'accompagner à la présidentielle de 1995. Pour le remercier, l'accompagnateur (ndlr : Wodié avait eu la faveur de seulement 3% des électeurs) a été nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Comme il lui fallait un peu d'argent, l'homme de gauche s'est senti à l'aise dans le gouvernement liberticide de Bédié. Ensuite, Wodié a proposé son épouse Victorine au gouvernement issu de Marcousis, alors qu'elle n'était même pas membre des instances dirigeantes du PIT. Mais Wodié n'a que faire de la morale, parce que le gouvernement, ça nourrit son homme et son parti politique. Il est aisé de comprendre les rudes batailles qu'il a menées au ministre kabran Appia, qui ne reversait certainement rien dans les caisses du parti.
Mais le président du PIT ledit lui-même, un ministre, ça rapporte. Et venant d'un éminent professeur, cela choque le bon sens. Normalement, lorsqu'un homme qui est conséquent avec lui-même n'aime pas quelque chose, il dit non. C'est un acte majeur qui grandit. Wodié devrait être courageux pour sortir de ce gouvernement qu'il désapprouve. L'argent ne devrait pas être l'élément qui l'y maintienne, parce que c'est l'argent de la Côte d'Ivoire. Cela est nauséabond et répugnant. En plaçant ses intérêts privés au-dessus de l'intérêt général, Wodié cesse non seulement d'être un homme de gauche, mais aussi un homme en qui les Ivoiriens devraient placer leur confiance. La démarche du crabe qu'il a choisi d'emprunter ne le grandit pas. Donc, pour sa crédibilité, soit il démissionne du gouvernement et il parle comme il le fait actuellement, soit il reste au gouvernement et il tient un discours de quelqu'un qui gère aussi les affaires de l'Etat, donc des Ivoiriens.
Délon's Zadé
Cette vision étriquée du premier responsable du Parti ivoirien des travailleurs (PIT) démontre que l'homme est fortement attiré par l'argent facile. Sinon comment vouloir une chose et son contraire ? Si Wodié était conséquent avec lui-même, il aurait retiré son ministre Daniel Aka Ahizy de ce gouvernement qui est issu des accords politiques de Ouaga et non de Marcousis, comme il tente maladroitement de le faire croire.
Wodié devrait savoir que Marcousis est mort de sa belle mort depuis que le président Laurent Gbagbo a engagé le dialogue direct avec Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles. Mais Wodié est conscient que, pour faire la politique, il faut avoir beaucoup de moyens, financiers et matériels. Et son parti, qui a beaucoup de mal à s'imposer sur le terrain depuis sa naissance, ne peut pas lui permettre d'avoir l'argent nécessaire à la politique. Alors le président du PIT use d'inconséquences pour être. D'abord, il a accepté d'être un ministre dans un gouvernement de droite sous Henri Konan Bédié qu'il avait accepté d'accompagner à la présidentielle de 1995. Pour le remercier, l'accompagnateur (ndlr : Wodié avait eu la faveur de seulement 3% des électeurs) a été nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Comme il lui fallait un peu d'argent, l'homme de gauche s'est senti à l'aise dans le gouvernement liberticide de Bédié. Ensuite, Wodié a proposé son épouse Victorine au gouvernement issu de Marcousis, alors qu'elle n'était même pas membre des instances dirigeantes du PIT. Mais Wodié n'a que faire de la morale, parce que le gouvernement, ça nourrit son homme et son parti politique. Il est aisé de comprendre les rudes batailles qu'il a menées au ministre kabran Appia, qui ne reversait certainement rien dans les caisses du parti.
Mais le président du PIT ledit lui-même, un ministre, ça rapporte. Et venant d'un éminent professeur, cela choque le bon sens. Normalement, lorsqu'un homme qui est conséquent avec lui-même n'aime pas quelque chose, il dit non. C'est un acte majeur qui grandit. Wodié devrait être courageux pour sortir de ce gouvernement qu'il désapprouve. L'argent ne devrait pas être l'élément qui l'y maintienne, parce que c'est l'argent de la Côte d'Ivoire. Cela est nauséabond et répugnant. En plaçant ses intérêts privés au-dessus de l'intérêt général, Wodié cesse non seulement d'être un homme de gauche, mais aussi un homme en qui les Ivoiriens devraient placer leur confiance. La démarche du crabe qu'il a choisi d'emprunter ne le grandit pas. Donc, pour sa crédibilité, soit il démissionne du gouvernement et il parle comme il le fait actuellement, soit il reste au gouvernement et il tient un discours de quelqu'un qui gère aussi les affaires de l'Etat, donc des Ivoiriens.
Délon's Zadé