Droit dans le mur
Cher Président, une fois de plus, tu as mon bonjour. Bonne santé à toi et que Dieu t'accorde la jugeôte nécessaire pour que tu comprennes mieux ce qui se passe autour de toi. Il te le permettra que tu agiras avec la sagesse qui devra servir à tout dirigeant. Alors, nous, tes citoyens, ne ferons que nous porter mieux et aurons la force d'engager la lutte pour sortir notre pays, la Côte d'Ivoire, des beaux draps dans lesquels tu l'as mis. Il se dit souvent dans nos villages que le comportement d'un enfant est le reflet, certes, de l'éducation qui lui a été donnée mais bien plus le nom que ses géniteurs lui ont choisi. Tu prénommeras ton enfant ??Satan'' qu'à l'âge adulte, il agira dans la philosophie du diable. Cela est valable pour les surnoms. Ton cas fait école. Tes amis et partisans t'appellent ??woody'', ??garçon woody Ti'', ??garçon pile''. Tu es donc un homme fort qui aurait la capacité de se sortir de toute situation inextricable. Ce qui n'est pas le cas sur le terrain. Je concéderai que tu es l'exception qui confirme la règle quant à ce qui a été dit plus haut. Tu es si tenu de mériter le surnom ??woody'' que tu vas de bourde en bourde. L'essentiel ne compte pas pour toi. Tu es enclin à te préoccuper de, situations qui n'ont aucune conséquence notable sur la vie nationale. Pourquoi avoir des démangeaisons lorsque des journalistes ? ils n'ont pas inventé l'information ? parlent de milliards que tu posséderais. Traînés devant la justice, il leur est demandé de payer quelques 20 millions au lieu des 170 que ton couple et l'ami de la famille réclamaient. La courbe du chômage est exponentielle et toi qui dois juguler ce taux élevé de plus de 40%, tu n'as trouvé mieux que d'asphyxier une entreprise de presse qui nourrit ? la famille africaine s'entend ? plus d'une centaine de personnes. Entre temps, des pyromanes circulent librement dans la cité. Je suis amené à croire que ces ??assaillants du feu'' ont décidé de t'offrir chaque semaine un feu d'artifice. La semaine dernière, c'était le Trésor qui accueillait les festivités. Cette semaine, les locaux du Palais de justice d'Abidjan ont été visités. A qui le tour la semaine prochaine. En tout cas, ils ne se rendront pas à ton palais. Tu es si bien ??bunkerisé'' que ce serait suicidaire pour eux qu'ils veuillent jouer aux héros. N'est-ce pas ?
Cher Président, tu le sais, les nouvelles ne sont pas bonnes. Il ne pouvait en être autrement car nous commençons en ce début de mois d'octobre le dernier trimestre de l'année. C'est à cette période que la Côte d'Ivoire a enregistré ses moments de grands malheurs : la dévaluation du franc Cfa, le rappel à Dieu de Félix Houphouët Boigny, les affrontements sanglants après le scrutin qui t'a opposé à Guéi. Si la guerre que nous avons vécue (est-elle finie ?) a commencé en septembre 2002, c'est bien en octobre que la confirmation de la partition du pays a été faite. Voilà que nous sommes dans le dernier trimestre de l'année. Que nous réserve ces trois derniers mois de 2007 ? Il est à prévoir que nous vivrons des évènements douloureux. Tu sais plus que quiconque que tu as emmagasiné dans ta boutique à farine, de nombreux dossiers que tu refuses de traiter. J'espère bien que tu n'as pas l'intention de les traîner avec toi dans la nouvelle année. Y seras-tu avec nous ? Le problème est là ! Et l'un de mes confrères a bien fait de le soulever : qui viendra reconduire ton mandat ? On n'en sait rien pour le moment. L'accord de Ouagadougou a-t-il prévu quelque chose ? On nous apprend que cette ??bible'' que tu brandis en tout lieu et en toute circonstance n'en dit aucun mot. Pourquoi ce vide ? Parce que tu étais certain de mettre les forces nouvelles au pas avant le 30 octobre ? Si jamais c'était le cas, tu as encore quelques semaines devant toi. Mais retiens une chose, la Côte d'Ivoire va devoir faire face à un nouveau front : celui ouvert par un homme accroché au pouvoir comme s'il avait eu pour berceau à sa naissance, un fauteuil de président. Le front est ouvert. Le combat sera épique entre juristes, ordurier entre politiciens et ne manquera pas de créer des affrontements entre les partisans de ceux qui voudraient que tu sois encore aux affaires. Il nous faut réfléchir dès maintenant et dégager le comportement à adopter. Sans passion ! Le contraire conduira inéluctablement la Côte d'Ivoire dans le mur. Les conséquences ? Je n'ose pas les imaginer.
Bouah de Maniasso
Cher Président, tu le sais, les nouvelles ne sont pas bonnes. Il ne pouvait en être autrement car nous commençons en ce début de mois d'octobre le dernier trimestre de l'année. C'est à cette période que la Côte d'Ivoire a enregistré ses moments de grands malheurs : la dévaluation du franc Cfa, le rappel à Dieu de Félix Houphouët Boigny, les affrontements sanglants après le scrutin qui t'a opposé à Guéi. Si la guerre que nous avons vécue (est-elle finie ?) a commencé en septembre 2002, c'est bien en octobre que la confirmation de la partition du pays a été faite. Voilà que nous sommes dans le dernier trimestre de l'année. Que nous réserve ces trois derniers mois de 2007 ? Il est à prévoir que nous vivrons des évènements douloureux. Tu sais plus que quiconque que tu as emmagasiné dans ta boutique à farine, de nombreux dossiers que tu refuses de traiter. J'espère bien que tu n'as pas l'intention de les traîner avec toi dans la nouvelle année. Y seras-tu avec nous ? Le problème est là ! Et l'un de mes confrères a bien fait de le soulever : qui viendra reconduire ton mandat ? On n'en sait rien pour le moment. L'accord de Ouagadougou a-t-il prévu quelque chose ? On nous apprend que cette ??bible'' que tu brandis en tout lieu et en toute circonstance n'en dit aucun mot. Pourquoi ce vide ? Parce que tu étais certain de mettre les forces nouvelles au pas avant le 30 octobre ? Si jamais c'était le cas, tu as encore quelques semaines devant toi. Mais retiens une chose, la Côte d'Ivoire va devoir faire face à un nouveau front : celui ouvert par un homme accroché au pouvoir comme s'il avait eu pour berceau à sa naissance, un fauteuil de président. Le front est ouvert. Le combat sera épique entre juristes, ordurier entre politiciens et ne manquera pas de créer des affrontements entre les partisans de ceux qui voudraient que tu sois encore aux affaires. Il nous faut réfléchir dès maintenant et dégager le comportement à adopter. Sans passion ! Le contraire conduira inéluctablement la Côte d'Ivoire dans le mur. Les conséquences ? Je n'ose pas les imaginer.
Bouah de Maniasso