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Le Temps
· 2 min de lecture

L`opposition jette le masque

"L'opposition désillusionnée". Tel était le titre qui a meublé une analyse dans ces colonnes. Nous avions montré comment l'opposition ivoirienne a infiltré la marche des femmes dans le but de provoquer une implosion sociale. Il s'est trouvé des gens pour dire que la manifestation résultait uniquement de la hausse abusive des prix des produits de premières nécessités. Et qu'il n'y avait aucune ombre de manipulation. Le chef de l'Etat, pour ne pas prêter le flanc, avait rapidement pris des mesures conservatoires. Gel des taxes sur l'importation des denrées alimentaires de forte consommation. Ces mesures avaient eu pour mérite de calmer la rue. Aujourd'hui, les choses reviennent, au rythme d'escargot, à la normale. Contre toute attente, on a annoncé hier, des troubles dans des quartiers d'Abidjan, notamment à Koumassi, contre la cherté de la vie. Fallacieux prétexte : le prix du kilo de viande aurait augmenté. A la différence de la première marche où on dénombrait de nombreuses femmes, cette fois-ci, ce sont des jeunes qui ne cachent pas leur sympathie pour les parties d'opposition qui manifestent leur colère ( ?). Et cela, au moment où le chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, séjourne au pays de l'Oncle Sam. Les signaux hertziens qui parviennent des Etats-Unis montrent clairement que le numéro1 ivoirien est courtisé par les médias américains. Un tel succès provoque forcément des " éruptions " chez des adversaires politiques. On n'hésite plus à jeter le masque. A défaut d'alibi suffisant, on s'accroche à un phénomène qui est loin d'être une quelconque cause de mauvaise gouvernance, puisque planétaire. L'Egypte et Haïti, pour ne citer que ceux-là, y font face. Mais au-delà de cette tentative de saper l'image du Président de la République, c'est la preuve par neuf que l'Opposition a peur des élections. La présidentielle, on le sait est fixée au 30 novembre 2008. Tout le monde a salué ce " dénouement ". Même si pour certains, c'est du bout des lèvres. Or, pour y arriver, il faut passer par l'identification. Le jeudi dernier, le Premier ministre Guillaume Soro et le PDG de SAGEM, Jean Paul Jin Ski, paraphaient les documents afférents. Ce qui ouvre la porte à cette joute électorale. Mais les manifestations de rue, avec leur corollaire de violence, ne feront que retarder l'enrôlement des électeurs. A la vérité, c'est le souhait des leaders des partis d'opposition. Qui profitent énormément de cette situation clair-obscur. Pendant longtemps, ils ont fait croire à l'opinion nationale et internationale qu'ils sont majoritaires. Et cette bérézina qui se profile à l'horizon leur donne des insomnies. On donne, devant les caméras, l'image d'une opposition civilisée. Une fois dans les QG, loin des regards indiscrets, on échafaude des scénarii pour gripper la machine électorale.

Firmin K. Tché Bi Tché
zanbi05641405@yahoo.fr

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.