Le grand déballage n'a pas eu lieu
L'on avait cru que ce premier grand rendez-vous, entre Alassane Ouattara et les membres du Bureau politique de son parti, après la crise dite de "l'affaire Zémogo" serait explosif. Que nenni ! Bien au contraire, c'est un Président du RDR légitimement fondé à poursuivre les actions de rénovation de son parti qu'il a été donné de voir le samedi dernier à la Rue Lepic. Pourtant, beaucoup de langues se sont répandues dans la presse donnant du RDR l'image d' un parti immobile, désordonné, désorganisé et ne faisant que la promotion des moins valeureux . La tribune était tout offerte à ceux des partisans de Ouattara qui, peut-être, sont-ils dans le vrai ou le faux, tiennent de tels propos. Combien de fois le téléphone des rédactions ne sonne-t-il pas pour reprouver telle décision ou telle stratégie ? Le Bureau politique était l'occasion donnée pour dire à Ouattara ce qui ne va pas . De deux choses l'une. Ou bien les cadres du RDR ne pensent rien de ce qui se raconte ou ils n'ont pas eu le courage d'afficher et/ou d'affirmer leur opposition à la marche du parti telle qu'imprimée par le Comité de Direction. Les questions objectives ne manquaient pas. Les reformes au niveau de la Direction du parti ont-elles tenu compte de l'esprit et de la lettre du Bureau politique du Golf Hôtel ? Les cadres promus au Secrétariat général, dans les Secrétariats nationaux ou à la tête des Commissions techniques, jouent-ils réellement leur rôle ? Où en est-on après ces reformes. Chacun joue-t-il sa partition comme il se doit ? Quelle stratégie claire de conquête du pouvoir faut-il dorénavant définir face à un Laurent Gbagbo qui veut faire diversion pour se maintenir au pouvoir, sans élection ou, à défaut, biaiser le jeu électoral pour en écarter ses adversaires ? Autant de questions qui sont reprises dans la presse et dans les couloirs de la rue Lepic. Une chose est sûre, la Secrétaire générale, Henriette Dagri-Diabaté, a été consacrée d'une légitimité qui ne souffre d'aucune discussion. Son bilan a été approuvé par l'ensemble des membres du Bureau politique qui l'ont applaudi à cet effet. Aujourd'hui, il faudra aux dissidents, trouver d'autres arguments, plus consistants afin de justifier tout autre action de diabolisation.