Fête du Magal - Les Mourides commémorent l`escale bassamois de leur fondateur
Les Mourides ont commémoré dimanche dernier à la place jeunesse de Grand Bassam, l'escale de Cheick Amadou Bamba, dans cette ville côtière de la Côte d'Ivoire lors de sa déportation au Gabon le 3 octobre 1895. Cheick Amadou Bamba est le fondateur de la confrérie des Mourides dont le berceau se trouve dans la ville de Touba au Sénégal.
Confronté à l'administration coloniale parce qu'il avait une popularité grandissante, Cheikh Ahmadou Bamba fut successivement déporté au Gabon de 1895 à 1902, en Mauritanie de 1902 à 1907 , puis retenu en résidence surveillée au Sénégal jusqu'à sa disparition en 1927. Il finit par se concilier les autorités françaises et fit prospérer son mouvement.
Le Magal, c'est comme cela qu'est nommée cette fête de commémoration est à sa sixième édition. Pour cette édition qui a été placé sous le parrainage du Pr. Alassane Salif N'Diaye, la place jeunesse a refusé du monde tant les mourides, en majorité des sénégalais vivant en Côte d'Ivoire, se sont mobilisés. Avec à leur tête, le vénéré Sérigne Saliou M'Backé, petit fils de Cheick Amadou Bamba, venu spécialement du Sénégal, ils ont prié pour la paix en Côte d'Ivoire selon la philosophie mouride prônée par le fondateur. Un historique de la vie de Cheick Amadou Bamba ou Khadim Rassoul a été fait par le président du comité d'organisation en la personne de Sam Kpakpoué Hyancinthe Cheikh Ismaïl.
Le parrain Alassane Salif N'Diaye, à quant à lui, rappelé les relations privilégiées entre la côte d'Ivoire et, le Sénégal et a par ailleurs, énoncé les quatre principes du mouridisme que sont l'apprentissage de la connaissance, l'amour du prochain, la pratique honnête de la religion et la réalisation de l'homme par le travail. Au cours de cette commémoration, l'ivoirien Diarrassouba Moussa, inspecteur d'Etat à l'Inspection Général, a été élevé au grade de Cheick. C'est-à-dire, un homme respecté en raison de ses connaissances religieuses.
Le mouridisme, selon ses adeptes, a été la formation sociale, qui a le mieux valorisé l'idéologie du travail, en la mettant au service de son expansion et de son organisation. Depuis la disparition du fondateur en 1927, ses "califes" sont ses fils, qui se succèdent du plus âgé au moins âgé. Ainsi se sont succédés : Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, de 1927 à 1945 ; Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké, de 1945 à 1968 ; Serigne Abdoul Ahad Mbacké, de 1968 à 1989 ; Serigne Abdou Khadre Mbacké, calife durant 11 mois et depuis 1990 Serigne Saliou Mbacké né en 1915 est l'actuel Calife général des mourides.
Coulibaly Zié Oumar
Confronté à l'administration coloniale parce qu'il avait une popularité grandissante, Cheikh Ahmadou Bamba fut successivement déporté au Gabon de 1895 à 1902, en Mauritanie de 1902 à 1907 , puis retenu en résidence surveillée au Sénégal jusqu'à sa disparition en 1927. Il finit par se concilier les autorités françaises et fit prospérer son mouvement.
Le Magal, c'est comme cela qu'est nommée cette fête de commémoration est à sa sixième édition. Pour cette édition qui a été placé sous le parrainage du Pr. Alassane Salif N'Diaye, la place jeunesse a refusé du monde tant les mourides, en majorité des sénégalais vivant en Côte d'Ivoire, se sont mobilisés. Avec à leur tête, le vénéré Sérigne Saliou M'Backé, petit fils de Cheick Amadou Bamba, venu spécialement du Sénégal, ils ont prié pour la paix en Côte d'Ivoire selon la philosophie mouride prônée par le fondateur. Un historique de la vie de Cheick Amadou Bamba ou Khadim Rassoul a été fait par le président du comité d'organisation en la personne de Sam Kpakpoué Hyancinthe Cheikh Ismaïl.
Le parrain Alassane Salif N'Diaye, à quant à lui, rappelé les relations privilégiées entre la côte d'Ivoire et, le Sénégal et a par ailleurs, énoncé les quatre principes du mouridisme que sont l'apprentissage de la connaissance, l'amour du prochain, la pratique honnête de la religion et la réalisation de l'homme par le travail. Au cours de cette commémoration, l'ivoirien Diarrassouba Moussa, inspecteur d'Etat à l'Inspection Général, a été élevé au grade de Cheick. C'est-à-dire, un homme respecté en raison de ses connaissances religieuses.
Le mouridisme, selon ses adeptes, a été la formation sociale, qui a le mieux valorisé l'idéologie du travail, en la mettant au service de son expansion et de son organisation. Depuis la disparition du fondateur en 1927, ses "califes" sont ses fils, qui se succèdent du plus âgé au moins âgé. Ainsi se sont succédés : Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, de 1927 à 1945 ; Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké, de 1945 à 1968 ; Serigne Abdoul Ahad Mbacké, de 1968 à 1989 ; Serigne Abdou Khadre Mbacké, calife durant 11 mois et depuis 1990 Serigne Saliou Mbacké né en 1915 est l'actuel Calife général des mourides.
Coulibaly Zié Oumar