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Le Patriote
· 2 min de lecture

Motus : Humeurs

Nous avons lu, avec beaucoup d'amusement du reste, les déclarations de Laurent Akoun, le secrétaire Général par intérim du Front Populaire Ivoirien, devant les populations de Lopou, à Dabou. Le dimanche dernier, sans craindre le ridicule, il a affirmé que les gouvernants veulent la mort de Gbagbo . Il a même dit que ce dernier serait détenu dans une bicoque, sans possibilité de se mouvoir. Tous ceux qui ont suivi la crise postélectorale ont dû se marrer, à se trainer par terre, en entendant de telles énormités et fadaises. En effet, après avoir fait de nombreuses victimes, dans sa volonté de confiscation du pouvoir d'Etat, Laurent Gbagbo a été capturé le 11 avril dernier. Dans cette situation de guerre qu'il a créée, rien que pour garder les rênes du pouvoir, les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire, qui ont libéré le pays du joug du dictateur, avaient toute la latitude d'en finir avec cet homme qui a semé partout la tristesse et la désolation. Mais le Président Alassane Ouattara, qui accorde considération à la vie humaine, a donné des instructions fermes pour préserver l'intégrité physique du grand chef de la refondation. Grâce à son intervention et à ses instructions, Laurent Gbagbo a eu la vie sauve. A tous ceux qui lui rendent visite, le Seplou de Mama ne manque pas de souligner la grandeur morale de son adversaire politique, qu'il a tenté d'assassiner à plusieurs reprises. Dans ses confidences, il a dit que si c'était la donne contraire qui s'était produite, il n'était pas certain que ses gardes chiourmes à lui, auraient épargné la vie du Président Ouattara. Ce discours, Laurent Gbagbo le tient sans contrainte ni sous aucune menace. D'où vient-il alors que Laurent Akoun veuille se montrer plus royaliste que le roi ? L'homonymie n'est vraiment pas contagieuse ! C'est là, tout le cynisme de nos amis socialistes. Au lieu de louer la grandeur d'esprit des tenants du pouvoir qui ne développent pas comme eux, la culture de la violence, de la belligérance et des crimes, ils donnent dans l'arrogance et la mauvaise foi. C'est à se demander si ces hommes et femmes sont en bonne santé morale. Il faut les plaindre et ne pas s'occuper de leurs complaintes

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.