Tournée du président Affi au Nord - Dikodougou aux couleurs du FPI
La ville de Dikodougou, dans le nord de la Côte d'Ivoire, était parée, mardi dernier, aux couleurs du Front populaire ivoirien (FPI). C'est tôt le matin que la population s'est levée pour attendre la délégation du parti de Laurent Gbagbo conduite par son président, Pascal Affi N'Guessan.
Déjà, aux environs de 12 h, le lieu du meeting était noir de monde ; un monde dansant au rythme de la musique du terroir. Les femmes et les jeunes étaient en uniforme, tandis que les hommes portaient fièrement des chemises cousues dans des pagnes du parti au pouvoir.
Lorsque, vers 15 h 30, arrive l'illustre hôte, c'est le délire dans la foule. Tout le monde essaie de toucher le n°1 du FPI qui, depuis plusieurs jours, parcourt les villages du département de Korhogo. Le chef du canton est de la partie. Le chef de village de Dikodougou, pour qui le président Pascal Affi est un fils du village, lui offre tout de suite un b?uf que lui remet son porte-parole Silué Gnémiengnan. Tout en formant le v?u que la sous-préfecture de Dikodougou soit érigée en chef-lieu de département. Rappelant au passage que sa région est le bastion du FPI dans le Nord de la Côte d'Ivoire.
M. Jacques Silué, fils de la région offre, à son tour, une belle statue représentant un vieillard portant le globe sur sa tête quand la JFPI lui donnera, comme cadeau, une table sculptée avec les insignes du Front populaire ivoirien. Remerciant toute cette mobilisation exceptionnelle, le président du FPI a rappelé les raisons qui ont poussé Laurent Gbagbo à la politique. C'est pour vous que Gbagbo a choisi de faire de la politique pour apporter le développement là où il n'est pas. Et c'est malheureux que des gens passent leur temps à dire que Gbagbo n'aime pas les Dioula, les Sénoufo, les musulmans, les gens du Nord. On est venu vous dire que c'est faux. Il y en a qui ont dit que le FPI est un parti de Bété. Ce n'est pas vrai non plus, puisque moi qui vous parle, je suis Agni et mes parents ont toujours été au PDCI?, a commenté M. Affi. Il a invité les populations de Dikodou-gou à ne pas suivre ces oiseaux de mauvais augure. Puisque, dira-t-il, dès que Gbagbo a été élu président de la République, ce n'est pas un Bété qu'il a appelé, mais moi l'Agni, pour l'aider en qualité de Premier ministre. Est-ce que j'allais être un jour Premier ministre si j'avais suivi mes parents au PDCI ??, s'est-il interrogé. Avant d'attaquer le volet concernant le RDR. C'est comme cette affaire du RDR. Quand ce parti est arrivé ici, tout le monde est devenu fou. Mais où sont ceux qui ont envoyé ce parti ici? Zémogo est allé créer son parti ailleurs, loin du RDR. Adama Coulibaly se cherche. Parce que le RDR n'est pas fait pour les populations que vous êtes. Le ministre de l'Agriculture, Amadou Gon, est-il venu un jour ici à Dikodougou pour parler du coton et de l'anacarde qui ne s'achètent plus et que les parents ont sur les bras ? Au lieu de vous parler des vrais problèmes qui vous assaillent, ils disent autre chose. C'est pourquoi je vous encourage à rester au FPI et j'invite ceux qui hésitent encore à adhérer au FPI afin de soutenir Gbagbo. Je vous invite à aller massivement vous inscrire pour le recensement électoral. Les gens ne viendront pas à la maison vous inscrire. Vous devez aller vers eux?, a conseillé le président du FPI, avant de prendre la route pour un autre meeting dans un village de la même sous-préfecture.
Robert Krassault
ciurbaine@yahoo.fr
envoyé spécial
Processus de sortie de crise
La cohésion nationale au c?ur d'un séminaire
La guerre est terminée. L'heure est désormais à la reconstruction du pays et à la recherche de la cohésion nationale. Le séminaire sur la formulation de la politique nationale de réconciliation et de la cohésion nationales?, qui a débuté hier dans un hôtel de Grand-Bassam à l'initiative du ministère de la réconciliation nationale et des Relations avec les institutions, s'inscrit dans cette optique.
Pendant trois jours, plus de 70 personnalités issues de différentes institutions et organisations vont mener des réflexions et trouver ensemble des stratégies pour poser les balises d'une paix durable dans le pays.
Selon le professeur N'guessan Dépri Antoine, président du comité scientifique du séminaire, cette rencontre est d'un intérêt capital pour la Renaissance? sociale, culturelle et économique du pays. Il doit, au terme des travaux, comme il l'a soutenu hier, s'employer à dégager une feuille de route et une matrice d'actions qui doivent déboucher sur des pactes de stabilité entre les communautés.
Pour atteindre ces objectifs, le professeur Dépri a exhorté les séminaristes à tenir compte des besoins prioritaires de toutes les couches sociales du pays.
Pour le ministre de la Réconciliation nationale et des Relations avec les institutions, le professeur Sébastien Dano Djédjé, il s'agit, à travers ce séminaire de réflexion, de trouver des matériaux et les ressources nécessaires pour reconstruire le devenir du peuple ivoirien sur la base d'une cohésion nationale renforcée. Il estime que la mission que son département a à accomplir après la crise consiste à réconcilier les différentes communautés et à créer la confiance entre les citoyens de la Côte d'Ivoire, entre eux et l'Etat, puis entre les citoyens du pays et leur avenir commun.
Le ministre Dano Djédjé a indiqué qu'il s'agit, à la fin des travaux, d'identifier les éléments susceptibles de constituer un véritable tableau de bord de la politique du gouvernement en matière de cohésion nationale et surtout pour une paix durable. Il a dit toute sa reconnaissance à la République fédérale d'Allemagne qui, par le biais de la GTZ, a permis à son département de mettre en place le projet paix et Développement? dans le Bas-Sassandra et le Moyen-Cavally et financé à hauteur de trois milliards de FCFA pour sa première phase. Celle-ci couvre la période 2007-2010. Quant à la deuxième phase de ce projet, il va de 2010 à 2013 et n'a, pour le moment, bénéficié que de l'aide de la Banque mondiale, qui a octroyé la somme d'un milliard pour le projet emplois jeunes.
Le ministre Dano Djédjé a surtout remercié le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) pour avoir financé le séminaire.
Son représentant, Armand Michel, a indiqué que l'organisme onusien démontre, par cet acte, tout son soutien au processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire.
Les ministres Louis-André Dacoury-Tabley, Hamza Bamba, le représentant du premier ministre et les représentants des ministres de la culture et de la Francophonie, de la jeunesse et des sports, de l'Education nationale, de la Défense, et les représentants de la CEI étaient présents à l'ouverture de ce séminaire qui prend fin demain.
Vincent Deh envoyé spécial
Déjà, aux environs de 12 h, le lieu du meeting était noir de monde ; un monde dansant au rythme de la musique du terroir. Les femmes et les jeunes étaient en uniforme, tandis que les hommes portaient fièrement des chemises cousues dans des pagnes du parti au pouvoir.
Lorsque, vers 15 h 30, arrive l'illustre hôte, c'est le délire dans la foule. Tout le monde essaie de toucher le n°1 du FPI qui, depuis plusieurs jours, parcourt les villages du département de Korhogo. Le chef du canton est de la partie. Le chef de village de Dikodougou, pour qui le président Pascal Affi est un fils du village, lui offre tout de suite un b?uf que lui remet son porte-parole Silué Gnémiengnan. Tout en formant le v?u que la sous-préfecture de Dikodougou soit érigée en chef-lieu de département. Rappelant au passage que sa région est le bastion du FPI dans le Nord de la Côte d'Ivoire.
M. Jacques Silué, fils de la région offre, à son tour, une belle statue représentant un vieillard portant le globe sur sa tête quand la JFPI lui donnera, comme cadeau, une table sculptée avec les insignes du Front populaire ivoirien. Remerciant toute cette mobilisation exceptionnelle, le président du FPI a rappelé les raisons qui ont poussé Laurent Gbagbo à la politique. C'est pour vous que Gbagbo a choisi de faire de la politique pour apporter le développement là où il n'est pas. Et c'est malheureux que des gens passent leur temps à dire que Gbagbo n'aime pas les Dioula, les Sénoufo, les musulmans, les gens du Nord. On est venu vous dire que c'est faux. Il y en a qui ont dit que le FPI est un parti de Bété. Ce n'est pas vrai non plus, puisque moi qui vous parle, je suis Agni et mes parents ont toujours été au PDCI?, a commenté M. Affi. Il a invité les populations de Dikodou-gou à ne pas suivre ces oiseaux de mauvais augure. Puisque, dira-t-il, dès que Gbagbo a été élu président de la République, ce n'est pas un Bété qu'il a appelé, mais moi l'Agni, pour l'aider en qualité de Premier ministre. Est-ce que j'allais être un jour Premier ministre si j'avais suivi mes parents au PDCI ??, s'est-il interrogé. Avant d'attaquer le volet concernant le RDR. C'est comme cette affaire du RDR. Quand ce parti est arrivé ici, tout le monde est devenu fou. Mais où sont ceux qui ont envoyé ce parti ici? Zémogo est allé créer son parti ailleurs, loin du RDR. Adama Coulibaly se cherche. Parce que le RDR n'est pas fait pour les populations que vous êtes. Le ministre de l'Agriculture, Amadou Gon, est-il venu un jour ici à Dikodougou pour parler du coton et de l'anacarde qui ne s'achètent plus et que les parents ont sur les bras ? Au lieu de vous parler des vrais problèmes qui vous assaillent, ils disent autre chose. C'est pourquoi je vous encourage à rester au FPI et j'invite ceux qui hésitent encore à adhérer au FPI afin de soutenir Gbagbo. Je vous invite à aller massivement vous inscrire pour le recensement électoral. Les gens ne viendront pas à la maison vous inscrire. Vous devez aller vers eux?, a conseillé le président du FPI, avant de prendre la route pour un autre meeting dans un village de la même sous-préfecture.
Robert Krassault
ciurbaine@yahoo.fr
envoyé spécial
Processus de sortie de crise
La cohésion nationale au c?ur d'un séminaire
La guerre est terminée. L'heure est désormais à la reconstruction du pays et à la recherche de la cohésion nationale. Le séminaire sur la formulation de la politique nationale de réconciliation et de la cohésion nationales?, qui a débuté hier dans un hôtel de Grand-Bassam à l'initiative du ministère de la réconciliation nationale et des Relations avec les institutions, s'inscrit dans cette optique.
Pendant trois jours, plus de 70 personnalités issues de différentes institutions et organisations vont mener des réflexions et trouver ensemble des stratégies pour poser les balises d'une paix durable dans le pays.
Selon le professeur N'guessan Dépri Antoine, président du comité scientifique du séminaire, cette rencontre est d'un intérêt capital pour la Renaissance? sociale, culturelle et économique du pays. Il doit, au terme des travaux, comme il l'a soutenu hier, s'employer à dégager une feuille de route et une matrice d'actions qui doivent déboucher sur des pactes de stabilité entre les communautés.
Pour atteindre ces objectifs, le professeur Dépri a exhorté les séminaristes à tenir compte des besoins prioritaires de toutes les couches sociales du pays.
Pour le ministre de la Réconciliation nationale et des Relations avec les institutions, le professeur Sébastien Dano Djédjé, il s'agit, à travers ce séminaire de réflexion, de trouver des matériaux et les ressources nécessaires pour reconstruire le devenir du peuple ivoirien sur la base d'une cohésion nationale renforcée. Il estime que la mission que son département a à accomplir après la crise consiste à réconcilier les différentes communautés et à créer la confiance entre les citoyens de la Côte d'Ivoire, entre eux et l'Etat, puis entre les citoyens du pays et leur avenir commun.
Le ministre Dano Djédjé a indiqué qu'il s'agit, à la fin des travaux, d'identifier les éléments susceptibles de constituer un véritable tableau de bord de la politique du gouvernement en matière de cohésion nationale et surtout pour une paix durable. Il a dit toute sa reconnaissance à la République fédérale d'Allemagne qui, par le biais de la GTZ, a permis à son département de mettre en place le projet paix et Développement? dans le Bas-Sassandra et le Moyen-Cavally et financé à hauteur de trois milliards de FCFA pour sa première phase. Celle-ci couvre la période 2007-2010. Quant à la deuxième phase de ce projet, il va de 2010 à 2013 et n'a, pour le moment, bénéficié que de l'aide de la Banque mondiale, qui a octroyé la somme d'un milliard pour le projet emplois jeunes.
Le ministre Dano Djédjé a surtout remercié le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) pour avoir financé le séminaire.
Son représentant, Armand Michel, a indiqué que l'organisme onusien démontre, par cet acte, tout son soutien au processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire.
Les ministres Louis-André Dacoury-Tabley, Hamza Bamba, le représentant du premier ministre et les représentants des ministres de la culture et de la Francophonie, de la jeunesse et des sports, de l'Education nationale, de la Défense, et les représentants de la CEI étaient présents à l'ouverture de ce séminaire qui prend fin demain.
Vincent Deh envoyé spécial