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Le Patriote
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Verbatim

Je dis toute ma joie de me retrouver à Gagnoa ce jour. Parce que l'heure de Gagnoa a sonné. L'heure de se parler a sonné. L'heure de parler de la paix a sonné ici à Gagnoa. Je voudrais commencer par saluer un de vos illustres fils. J'ai nommé le président Laurent Gbagbo.

Kadet Bertin, je le salue. Vous voyez, la paix a permis que tous ces cadres sans distinction, ni division organisent une telle cérémonie pour recevoir qui à Gagnoa ? Guillaume Soro. Il faut les applaudir. Je vais vous parler franchement. Il y a seulement dix mois, quand on me disait Kadet Bertin j'étais énervé. Avant, quand on me dit son nom, je suis fâché. Mais on a signé l'accord de Ouagadougou. Et l'accord de Ouagadougou, c'est d'abord la paix.

Je profite pour parler, parce que c'est vrai le président de la république est issu de la région de Gagnoa. Il faut que les parents de Gagnoa aide le président. Parce que généralement il y a des gens au tour du président qui ne lui donne pas de bons conseils. Ce sont eux qui disent Monsieur le président, il ne faut pas parler à Alassane Ouattara, Monsieur le président il ne fau pas parler à Bédié. Monsieur le président, il ne faut pas parler à Soro Guillaume . Mais Gbagbo n'est pas le président d'un parti. Il n'est pas le président d'une ethnie. En tant que président de la Côte d'Ivoire, il doit parler à tout le monde. Quand on est président d'un pays, on ne peut pas être sectaire.

Peut-être qu'on n'aurait pas les audiences foraines si le Président de la république ne s'était pas rendu à Bouaké au mois de juillet. Le président s'est rendu à Bouaké, où il a trouvé dans la ville des citoyens ivoiriens, des Ivoiriens mobilisés pour l'accueillir. La confiance progressivement a commencé à naître. Les tensions ont commencé à s'apaiser. Et on a commencé à avancer dans l'application de l'accord de Ouagadougou.

L'Afrique qui est capable de prendre en main son développement : c'est cette Afrique que nous voulons. Et c'est ça le sens de l'accord politique de Ouagadougou. Je pense que l'accord politique de Ouagadougou est une chance pour nous tous.

Nous allons réaliser la paix dans le respect dans la dignité, dans la dignité, dans la considération mutuelle. C'est ce que nous voulons. C'est pourquoi, je dis aux ivoiriens. Je dis à la Côte d'Ivoire que la petite paix que nous avons, il faut la préserver. Il faut la faire grandir. Il faut la propager.

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.